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de la tête de l'athre, & îa lenteur de sesprogrès après la transplantation, peu-vent bien être les vraies causes de ce quel’on fait si peu d’uí'age de chêne pourl’ornement des jardins.
Chene , Mat. méd. Les feuilles & l’é-corce du chêne font astringentes , réso-lutives, propres pour la goutte sidatique,pour les rhumatismes, étant employéesen fomentation.
L’écorce entre dans les gargarifmesqu’on emploie contre le relâchement' dela luette , & contre les ulcérés de labouche & de la gorge.
Elie entre dans les clystetes aftrin-Ijens , & dans tes injections pour la chutede la matrice ou du fondement.
Le gland rie chêne eft employé en Mé-decine : on doit le choisir gros , biennourri î on en sépare l’écorce, L on lefait sécher doucement, prenant gardeque les vers ne s’y mettent, car il y estsujet : on le réduit en poudre pour s’enservir. II est astringent, propre pour ap-parier la colique & les tranchées des fem-mes nouvellement accouchées, pour tousles cours de ventre ; la dose en est depuisun scrupule jusqu’à un gros.
Le cupule on calotte du gland de chêneest astringente; on s’en sert dansles re-niedes extérieurs pour fortifier : on ponr-roitauffi en prendre intérieurement com-me du gland.
Les galles du chêne ou fausses galles,les pommes de chêne, & les raisins dechênes, font des excroissances que pro-duit la piqimre de certains insectes qui ydéposent leurs œufs, & qui y produisentdes vers : ces excroissances font astrin-gentes.
Au demeurant, il en est de ces pro-priétés du chêne, de fa feuille , & de sesautres parties, comme de celles des au-tres productions que la matière médicalecompte parmi ses ressources ; elles de-manderoient presque toutes plus d’obser-vations que nous n’en avons.
La vraie noix de galle est différente deces communes. V. Galle , ou Noixde Galle. (A r )
Chene veed, iltx, genre d'arbrequi porte des chatons compotes de plu-sieurs étamines qui sortent díun calicefait en forme d’entonnoir , & attachés àun petit filet. Les glands naissent furie
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même arbre séparément des fleurs ; ilsfont enchâssés dans une espece de coupe ,& ils renferment un moyau que l’on peutléparer en deux parties. Ajoutez au ca-ractère de ce genre que les feuilles fontdemelées, mais cependant bien moinsprofondément découpées que celles duchene. Tournefort, Instit. reiherb.V ,Plante L Yeuse. (l) -
Chene, terme de Blason, meuble del’écu qui représente le chêne : il fe di-stingue des antres arbres par les glandsdont il est chargé.
On dit du chêne fruits, lorsque lesglands font d’un émail différent.
Le chêne est le symbole de la force &de la puissance ; les anciens honoroieutcet arbre , ils faifoient des couronnes deses branches , & les mettoieut fur les tê-tes de ceux qui avoient sauvé la vie àdes citoyens.
On donnoit nuffi des couronnes defeuille de chêne aux soldats pour lesrécompenser do leurs actions éclatante*.(tì. D. Z. T.)
Chene, Myth ., cet arbre étoit con-sacré à Jupiter : c’estpenrquoi lorsqu’uitchêne étoit frappé de la foudre , c’étoitau mauvais augure. 11 étoit aussi con-sacré à Rhéa ou Cybele. Les Gauloisavoient une ft grande vénération pourle chêne, qu’on peut dire qu’ils en fai-foient eu même temps , & leur temple& leur dieu. a La statue de leur Jupiter,dit Maxime deTyr, n’étoit qu’un chênefort élevé.,, s+)
Chene de Chakles II, Astronconstellation méridionale, introduite patM. Halley , en mémoire du chêne royalfur lequel fe retira Charles II, lorfqu’ileut été défait à Worcester, le 3 septem-bre i6yi » voici ce qu’en raconte le célé-bré M. Humes , dans son Histoire de lamaison des Stuards.
Le roi s’étant échappe de Worcester ,à six heures du soir, fit environ vingt-fix milles fans s’arrêter, accompagné decinquante 011 de soixante de ses plus fidè-les amis: ensuite l'intérêt de sa sûretépersonnelle lui fit prendre le parti dequitter les compagnons, fans leur avoircommuniqué lès desseins: L lè livrantà la conduite du comte de Derbv , il ferendit fur les confins du Staftbrsbire àBoí'cobel , métairie écartée, dont uit