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Les œufs des insectes font déposés furle fruit, souvent lorsqu’íl n’est encoreqiiun embryon ; ainsi dès que la che-min: est éclose, elle perce le fruit, &élit pénétré au-dedans : quelquefois l’ou-vert ure extérieure se referme entière-ment pendant que le fruit grossit. II ya une espece de chenille qui se met dansun grain d’orge ou de blé, dés qu’elleest éclose, & qui n’en sort qn’aprèsqu'elle a été transformée en papillon.II est difficile de distinguer toutes lesespèces de chenilles : mais rien ne prouvemieux que ce font des chenilles, que lepapillon qui en fort.
II n’y a guere de gens qui n’aient del’averfinn pour les chenilles : on les re-garde comme des insectes hideux & dé-goútans ; cependant fl on se permettoitd’examïner les chenilles de près , on enrencontreroit beaucoup fur lesquelles ohne pourroít pas s’empécher de trouverquelque chose qui mériteroit d’être vu,pour les couleurs , l’arrangement , Uc.D’ailleurs ce n’est que par préventionqu'on les croit plus malpropres qu’unautre insecte. II n’y a qu’un seul risqueà courir en les touchant, c’est de ren-contrer certaines chenilles velues dontles poils font si fins , si roides, si fra-giles, L si légers, qu’ils se cassent ai-sément en petits fragmens qui se répan-dent tout autour de la chenille. Cespoils s’attachent fur les mains , fur levisage, furies paupières, £fc. & causentsur la peau une démangeaison assez cui-sante , qui dure quelquefois pendant qua-tre ou cinq jours , fur - tout lorfqu’onirrite cette démangeaison en frottant lesendroits où est la douleur. Souvent ilse forme sur la peau des élevures quisemblent changer déplacé, parce qu’onrépand en différens endroits de nou-veaux poils, en y portant la main quien est chargée. On a éprouvé qu’en sefrottant avec du persil, on fait cesserla démangeaison en deux ou trois heu-res. Voilà ce qu’il y a à craindre dequelques chenilles velues , fur-tout lors-qu’elles font prêtes à changer de peau ;celle que l’on appelle la commune estûu nombre; & je crois qu’il est à pro-pos de se défier de toutes celles qui ontdu poil. Lee nids dans lesquels elles fontentier de leur voil avec leur foie font
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éncóre plus à craindre , principalementlorsqu’ils font desséchés, & forsqu’onles brise; mais on ne croît pas que-leschenilles qui font entièrement rases ,puistènt faire aucun mal à ceux qui lestouchent, pas même à ceux qui les ava-Icroient. II est certain qu’il arrive assezsouvent qn’on en avale sans le savoir, &sans en ressentir aucun mauvais effet.
Faujfes chenilles. On a donné ce nomà tous les infestes qui ressemblent auxchenilles, mais qui ont les jambes plusnombreuses , ou situées ou conforméesdifféremment. II vient des mouches anlieu de papillons de táutes les fausseschenilles : il n’y a point de crochets dansleurs jambes membraneuses, ce qui peutles faire distinguer des vraies chenilles,,indépendamment du nombre des jambes.Ces fausses chenilles n’ont pas deux pie-Ces écailleuses fur la tête ; il n’y a qu’nneespece de couronne sphérique d’une feulépiece , qui embrasse une grande partiédu dessus & du dessous de la tête. Onn’y vpit pas ces petits points noirs quel’on croit être des yeux ; mais il paroítqu’elles ont deux autres yeux, dont cha-cun est beaucoup plus grand que tous cespoints ensemble. \Mém. pour servir <ìl'hifl. desinsciles, tom. I. & II. VoyezInsecte. { A )
On a lieu de soupçonner que plusieursespeces de chenilles, & peut-être mêmetoutes celles dont les papillons font pha-lènes , peuvent provenir d’œufs non fé-condés, c’est-à-dire, d’œnfs pondus fansaccouplement. Je crois du moins enavoir donné d’assez fortes raisons dansun mémoire qui va être inféré dans letroisième des nouveaux mémoires del'aca-démie d,e Berlin ; & fi les amateurs del’histoire naturelle y font quelque at-tention , je me flatte qu’ils s’ouvrirontun vaste champ à des remarques nou-velles & curieuses. En renvoyant doncle lecteur au mémoire dont je viens deparler, je me contenterai ici d’indiquerbrièvement quelques faits , fil/ lesquelsj’appuie principalement ma conjecture.
La premiere observation qui m’en adonné Aidée , me fut communiquée , ily a huit ou neuf an s , par M. Basler,professeur en langue hébraïque à Basic ;ayant nourri pendant quelques jours lachenille qui donne le papillon paqket de