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feuilles feehes , il en avoit obtenu un pa-pillon Femelle , qui toujours isolé dansun verre, pondit fur une feuille de pa-pier une grande quantité d oeufs. M.Basler avoit mis ce papier fans desseinfur le poêle de fa chambre , & il n’y son-geait plus; mais au mois denôvembre,lorsqu’on commença déchausser la cham-bre , il s’apperçut par hazard que desoeufs de son papillon il étoit sorti ungand nombre de chenilles qui étoient en-core en vie ; il en futhien surpris , sa-chant q ne la mere ayant toujours été seu-le , n’avoit pu recevoir rapproche d'au-cun mâle.
Je ne pensois plus à cette observation,lorsque j’en fis une semblable : j’avoisnourri la chenille du poirier, représentéepar les figures ley 3 , flanche XVIIIdu premier volume du grand ouvragede M. deRéaumtir fur les insectes ; tou-jours feule dans une petite boîte , elley fit fa coque, & après que j’eusperdula boite de vue pendant quelque temps-,j*y trouvai au pont de ce temps une pe-tite famille de chenilles , qui ne pou-voient être provenucs que d’un papil-lon mort, que je reconnoíssois pour celuide la chenille que j’avois nourrie dans laboîte.
Ces deux phénomènes ont excité macuriosité; ne pouvant presque plus dou-ter de la faculté de certains papillons,de pondre des œufs féconds fans accou-plement , faculté que je crois pouvoirnommer monoginéjìe , j’ai cherché à enconnoître un plus grand nombre , soitpar moi-même , soit en trouvant dansles autres qui ont écrit fur les chenil-les, des observations pareilles à cellesque je viens de rapporter.
Je n’ai pas été asti z heureux que devoir arriver chez moi ce que je fouirai-tois; j’aieu, par exemple, le même pa-pillon paquet de feuilles seches femelle ;il s’eft déliyré de tous ses œufs , maisces œufs se sont desséchés Se la mêmechose a eu lieu ckez M. Basler, lorsqu’ils’attendoit â voir son observation se réi-térer.
J’ai attendu avec impatience ce queprpduir-oient quelques-unçs des'belleschenilles à brosses jaunâtres <£; raies oran-gées , qiiç jç voyois à Içur grandeur de-voir touttí donner dts papillons feniel-
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les ; il me paroiffoit q,ue ft un papillon,au monde pouvoit être hermaphrodite,ce devoit être cette lourde masse privéed’aîles & incapable même, à cause desa plénitude, de Faire quelques pas. Jefus donc fort attentif a observer ceuxqui naquirent de mes chenilles ; mais toutce que je vis , c’est qu'après s’être dé-fendu , pour ainsi dire, pendant quel-ques jours de pondre, il leur échappapeu-à-peu quelques œufs , & qu’à la fincomme ne pouvant plus les retenir, ilslaissèrent partir la plus grande partie deleurs œufs à la fois, & moururent en engardant néanmoins chacune une quan-tité plus 011 moins grande dans le corps 5quant aux œufs mêmes ils se sont tousdesséchés.
Le même papillon cependant m’a four-ni un fait des plus satisfaisons , que j’aieu, en revanche, le plaisir de trouverdans les ouvrages d’histoire naturelle.M. de Réaumur, dans le septième mé-moire de son second, volume , pag. 320,édit. in-tsf , cite Goedart comme ayantvu éclore des chenilles d’msïs pondus parun de ces papillons qui ne s’étoit pointaccouplé. II est vrai que MM. de Réau-mur & Swammerdam révoquent ce faiten doute; qu'ils se moquent de Goedart& de Lister qui l’ont rapporté commeun prodige & comme ayant eu lieu ré-ellement; qu'ils tâchent d’expliquer l’il-lusion. M. Roesel, dans son beau re-cueil â'ìnsecíes , in- 4 0 , imprimé en Al-lemand, à Nuremberg, & enrichi de fibelles planches enluminées, paroît éga-lement convaincu de Pím possibilité de lamonogénésieío^t il est question.
Voici pourtant encore deux observa-tions qui me semblent uárider , au con-traire , absolument en sa faveor ; c’estM. Pallas , actuellement professeur &membre de l'académie impériale âe,sciences de Pétersbourg , qui les rap-porte dans les Nova aSa Ihyfco-medi-ca académie natune çiariojorum , an. 176s,n°. 87 ; il décrit deux espaces de tei-gnes , dont il a vu fréquemment les pa-pillons fçmelles pondre des œufs fécondssous s’étre accouplés; il esta remarquerque le papillon de la premier» eípecerefiemble beaucoup à celui de la che-nille à brosses, tenant seulement encoreplus de la figure du reptile ; qu’il ne