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rarement les Turcs le donnent à leur em-pereur ; i!s préfèrent celui de sultan quiexprime plus dignement fa qualité. II fedonne néanmoins au souverain de la Mec-que, qm est non pas vassal dn grand-sci-gnenr, mais son allié & sous fa protec-tion. Voyez ChEQ..
On appelle encore aujourd’hui de cenom dí chéris, plusieurs princes d’Afri-que : savoir l’empereur de Sus , qui estaufli roi de Tafitet, le roi de Fez & celuide Maroc, qui font devenus souverainsdepuis ie commencement d u seizième sié-cle, & se disent descendus d’un docteurde laloi, nommé Mahomet Ben-Hamet,autrement le chéris Hascen , dont les troisfils parvinrent à détrôner les légitiméssouverains de Maroc, de Fez &de Ta-filet. Leurs descendans font encore au-jourd’hui en posselsion de ces royau-mes. (a)
Cherif, Comm., monnoie d’or quife fabrique & a cours dans toute l’Egyp-te : elle vaut 6 I. 17 f. Z. d.
CHERIJAR, Géog., ville d’Asie dansla Perse à la Province de Teren.
CHERMES, -voyez KeRmf.s.
” CHERNIPS, Myth. , eau lustraledans laquelle on avoit éteint ce qui restaitdes charbons d’un sacrifice fait par lefeu , & qui fervoit ensuite à abluer & àpurifier ceux qui se preposoient Rappro-cher des anteb & de sacrifier.
CHERONEE, Géog. anc ., ville deGrece dan? la Eéotie , aux frontières dela Phocidc.
CHEROY, Géog. moi., petite villede Fi ance dans le Gatinois, près de laChampagne.
CHER-PRIX, Jurìsf. , héritage tenuà cher-prix, dans la coutume de Blois,mrt. cjx. Sf cxv. & dans celle de Dunois ,Kst. xxxij. est celui qui est chargé d'uncens beaucoup plus fort que le cens ordi-naire, & qui égale à-peti-près la valeurdu revenu : c’est la même chose que ceque la coutume d’Orleans appelle cher-tens. V.ci-dev. CHER-CENS. (yí)
CHERQUE-MOLLE, f. f. Comm .,étoff de foie & écorce qui sc fabriqueaux Indes. Voyez les Aìélionn. du Comm,if ie Trévoux.
CHERSONESE, f. f. Géogr. anc. , ilsignifie généralement presqu'isle ; mais ils’appliqupit particulièrement à quatre
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prefqu’ísles , la chersonese Cimbrique, lachersonese de Thrace , la chersonese Tau-tique, & la chersonese à’Or. Cette der-niere comprenois la presqu’isle de Ma-laca entre les golfes d? Bengale & deLiant, une partie de la côte occidentalede 8!am, L peut-être quelque chose dscelle du Pegti. La chersonese Tauriquen’étoît autre chose que la presqu’isfe deCrimée; & celle deThraces’cteudoiten-tre la mer de Marmora, I Hcllelpont,l’Archipel, & le golfe de Megarisse.Voyez pour la chersonese Cimbrique, l’ar-tich Cl MB r F. S.
* CHERSYDRE , Ilist. nat ., voici unde ces animaux , dont les anciens qui enont fait mention nous ont laissé unedescription fi incomplète , qu’il est diffi-cile de savoir fous quel nom il exiiîe au-jourd’hui. C’est même une réflexion assezgénéralement occasionnée par la lecturede leurs ouvrages, qu’ilsn’ont point re-connu la nécessité de décrire avec quelque'exactitude les objets de la nature qu’ilsa voient continuellement fous leurs yeux,foitqu'ils fussent dans l’opinion que leurnation & leur idiome l’eroient éternels,soit qu’ils n’eussent pas imaginé que fau*une description très-étendue & très-ri-goureuse d’un objet, tout ce qu’on en ditd’ailleurs se trouvant attaché à la ligni-fication d’un mot, fi cette lignification's’obscurcit, le reste se perd en mêmetemps. E11 effet, à quoi sert ce que Ces-se, Aëtjiis & les autres racontent du cher-sydre , & prescrivent sur sa morsure, firouf ce qu’on lait de cet animal, c’est quec’est un serpent amphibie semblable à unpetit aspic terrestre, à l’exception qu’il ale cou moins gros ?
CHERU, f. m. Hist. nat. botuniq ., ar-bre du Malabar , très bien gravé , avec laplupart de ses détails, par Van-Rheede,dans son Hortus Malubaricus , volume IV,page 19, planche IX, sous ce nom & fou*celui rie /tatou tsjeroe , & cattn tsjeru. LesBrames rappellent rama bibo , les Portu-gais uvas A'inferno , & les Hollandois AitUla pruymen.
Cet arbre s'éleve í la hauteur de 70piés à 80 piés, ayant un tronc cylindri-que de trois piés environ de diamètre,fur ry à 20 piés de hauteur, couronnépar une cime ovoïde très-agréable à voir,formée par nombre de branches eylindri-