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Tome septieme. CHA - CHR.
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ce q»e se* Fruits font parfaitement sphé-riques & noirâtres.

Remarque. Le cheru forme, comme l’onyoit, un genre particulier de plante, quivient naturellement dans la famille desonagres oà nous l’arons placée. Voy. nosFamilles des fiantes , volumes II, page 84.(_M. Adanfon .)

CHÉRUBIN, f. m. Théelog., espritcéleste ou ange du second ordre de la pre-mière hiérarchie, Voytx Ange cSf Hiá-

EAiCHIE.

Ce mot vient de Thébreu cberub , dontle pluriel efhchérubim ; maison est parta-gé fur la véritable origine de ce mot hé-breu & fur fa juste explication. Quet-ques-uns lui donnent pour racine un motqui est chaldaïque, L qui en hébreu si-gnifie lábottrer. Selon d'autres, cberubsignifie fort & puissant : ainsi Ezéchiel ditdu roi de Tyr : í« cberub unclus , vousétés un roi puissant. D'autres veulentque chez les Egyptiens, cberub ait étéUne figure symbolique parée de plusieursailes, & tonte couverte d’yeux, & Pem-bléme le plus naturel de la piété & de lareligion, rien, disent-ils, n'étant plusJiropre à signifier des esprits adorateurs ,L à exprimer leur vigilance & la promp-titude de leur ministère : ce qui a fait pen-ser à Spencer,théologien anglois,dims sonlivre de legibus Hebrieorum ritualibus, queMoysepouvoit bien avoir emprunté cetteidée des Egyptiens. M. Pluche remarqueque les Hébreux Ta voient feulement ti-rée de TécritUre ancienne qui avoit courspar-tout, & qnec'est pour cela que saintPaul appelle ces caractères symboliquescommuns à tous les peuples , elementamunit. Htst. du Ciel, t. T. pag. Z;o.

La plupart des Juifs 81 les auteurschrétiens disent que chérubin signifie com-me des enfans , cbe en Hébreu signifiantcomme , Sírub , un enfant , un jeune gar -jo». Auffi est-ce 1 a figure que leur don-nent le» peintres modernes qui les repré-sentent par de jeunes têtes ailées, &quelquefois de couleur de feu pour mar.quer l’amour divin dont les chérubins fontembrìfés. Cependant dans plusieurs en-droits de récriture, chérubin marquetoutes sortes de figures. Quclques-nnsenfin ont cru qu’it y avoit dans ce motune transposition de lettres, ft qu'au

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Heu de ebarab, il falloit lire rachat, cm-duire un chariot ; ce qui est assez confor-me aux idées que no us donne la bible,de Dieu ajts fur les chérubins comme furun char.

On n’est guere plus d'accerd fur la fi-gure des chérubins que fur l’origine deleur nom. Josephe, liv. III, des antiq.jud. chap. <vj, parlant des chérubins quicouvroient l'archc , dit seulement quec’étoientdes animaux ailés qui n’appro-choient d'aucune figure qui nous soit con-nue , & que Moyfe avoit fait représentertels qu’il les avoit vus au pié du trône deDieu. La figure des chérubins que vitEzéchiel est un peu plus détaillée ; on ytrouve celle de l’homme , du bœuf, ditlion, del’aigte: mais !> s chérubins réu-nissoient-ils toutes ces figures à la fois ?n’en avoîentils qu’une d’entr’elles sépa-rément? Villalpandus tient pour le pre-mier sentiment , & donne à chaque ché-rubin la tête & les brus de l’homme, lesquatre ailes d’aigle , le ventre du lion &les pies du bœuf j ce qui poúvoit être au-tant de symboles de la science, de lapromptitude, de la force & de l'assiduitédes chérubins. La principale figure deschérubins, selon d’autres , étoit le bœuf.8. Jean dans l ’Apocalypse . chap.jv, nom-me les chérubins des animaux : ils étoientailés, comme il paroîtparla descriptiondes chérubins qui étoient sur l’arche. D’oìlil résulte que Moyse, les prophètes & le»autres écrivains sacrés n'ont voulu, parces symboles, que donner aux Hébreuxune idée de tous les dons d'intelligence,de force, de célérité & d'afliduité à exécu-ter les ordres de Dieu, répandus fur le*esprits célestes, qui n’étoient pas fan»doute revêtus de ces formes matérielles.II falloit au peuple hébreu , charnel &grossier, des images fortes pour lui pein-dre des objets incorporels, L lui donnerune grande idée de son Dieu par celle»qu’on lui présentoit les ministres destinésà exécuter ses ordres. Ainsi par le chérisbin placé à Tentée du paradis terrestre ,après qu’Adam & Eve en eurent été chas-sés, Théodoret & d’autres entendent desfigures monstreuses capables de glacer deFrayeur nos premiers parens. Le plusgrand nombre dit.que c’étoit un ange ar-mé d’un glaive flamboyant, ou simple-ment ua mur dc feu qui feraaoit à ces