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de quatorze ou quinze ans; les plus vi-goureuses font Fécondes jissqu’an-delà dedix huit; les chevaux jusqu’à vingt, &même au-delà. Ceux qui ont commencéde bonne heure , finissent plutôt.
Del foulai,is. Dès le temps du premierâge, ou sé,a e les poulains de leurs me-res : on les laisse teter cinq, six , ou toutau plus sept mois. Ceux qu’on ne sevrequ’à dix ou onz. mois ne font pas si bons,quoiqu’ils prennent plus de chair & decorps. Après les mois de lait , on leurdonne du son deux fois par jour avee unpeu de foin, duiit on augmente la quan-tité à mesure qu'ils avancent en âge. Onles tient dans i'écurie tant qu’on leur re-marque de ['inquiétude pour leurs meres.Quand cette inquiétude est passée, & qu’ilfait beau, on les conduit aux pâturages.II ne faut pas les laisser paître à jeun ;il faut leur avoir donné le son , & lesavoir abreuvés une heure avant que deles mettre â l’herhe , & ne les exposerni à la pluie ni au grand Froid.
Ils passeront de cette maniéré le pre-mier hiver. Au mois de mai suivant, onleur permettra tons les jours les pâtura-ges ; on les y laissera coucher pendantJ’été, jusqu’à la fin d’octobre, observantde les écarter des regains, de peur qu’ilsnc s’aci outument à cette herbe trop fine,& ne se dégoûtent du foin. Le foin seraleur nourriture principale pendant le se-cond hiver, avec du son mêlé d’orgeoud’avoinc moulus. On les dirigera de cettemaniéré, les 1 aillant paître le jour pendantl’hiver, la nuit pendant l’été, jus-qu’à l’âge de quatre ans, qu'on les tireradu pâturage pour les nourrir à l’herheseche. Ce changement de nourriture de-mande quelque précaution. On ne leurdonnera pendant les huit premiers joursque de la paille z d’autres y ajoutentquelques breuvages contre les vers. Maisà tout âge L dans tous les temps, l’esto-mac de tous les chevaux est farci d'unefi prodigieuse quantité de vers, qu’ilssemblent faire partie de leur constitu-tion. Ils sont dans les chevaux sainscomme dans les chevaux malades , dansceux qui paissent l’herbe comme dansceux qui ne mangent que de l’avoine& du foin. Les ânes ont aussi cette prodigieuse quantité de vers , & n'en sontpas plus incommodés. Ainsi, peut - être
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ne Faut-il pas regarder ces vers commeune maladie accidentelle ou comme unefuite des mauvaises digestions , maisplutôt comme un esset dépendant de lanourriture & de la digestion ordinaire deces animaux.
C’est à deux ou trois ans, selon l issagegénéral, & dans certaines provinces àlin an ou dix-huit mois, qu’on hongre lesI poulains. Pour cette opération , on leurlie les jambes on les renverse fur le dos ;on ouvre les bourses avec un bistouri ;on en tire les testicules ; on coupe lesvaisseaux qui y aboutissent, & les liga-mensqui les soutiennent; on referme laplaie ; on fàit baigner le cheval deux foispar jour pendant quinze jours ; on l’é-tuve souvent avec de l’eau fraîche, &onle nourrit avec du son détrempé dansbeaucoup d’eau tonne hongre qu’au prin-temps & en automne. On ne hongre pointen Perse, en Arabie, & autres lieux duLevant. Cette opération ôte aux chevauxla force, le courage , la fierté , fisc.mais leur donne de la douceur , de latranquillité , de la docilité. Le hongrepeut s’accoupler , mais non engendrer.V. l'art . Ch/vtrer.
Quand on a sevré les jeunes poulains,il faut les mettre dans une écurie qui nesoit pas trop chaude , de peur de les ren-dre trop sensibles aux impressions del’air; leur donner souvent de la liticrefraîche , les bouchonner de temps entemps , mais ne les attacher & panser àla main qu’à l’âge de deux ans & demi outrois ans ; un Frottement trop rude lesferoit dépérir. II ne faut pas leur mettrele râtelier trop haut, de peur qu’ils n’encontractent l’habiíude de tenir mal leurtête. On leur tondra la queue à un an oudix huit mois ; on les séparera à l’àge dedeux ans ; on mettra les femelles avec lesjumens , & les mâles avec les chevaux.
Drejfer un cheval . C’est à l’âge de troisans ou trois ans & demi qu’on commen-cera â les dresser. On leur mettra d’abordune selle légere & aisée; on les laisserasellés pendant deux ou trois heures cha-que jour; on les accoutumera de mêmeà recevoir un bridon dans la bouche & àse laisser lever les piés , fur lesquels onfrappera quelques coups, comme pourles ferrer. S'ils sont destinés au carros-se ou au trait, on leur mettra un har-