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On s’en sert pour boucher les passagesétroits , les breclies , Ne. Ils serventaussi ci’un espeee de retranchement, der-rière lequel les troupes tirent fur sen-ti emi qui se trouve arrêté dans fa mar-che ou dans son attaque par l’obftacleque ce retranchement lui oppose. On lesappelle chevaux de Frise , parce qu’onprétend que Pillage en a commencé danscette partie des Provinces-unies.
: Le cheval de Frise a ordinairementdouze ou quatorze pié de long & sixpouces de diamètre. Les chevilles oupointes de bois dont il est hérissé ou gar-ni , ont cinq on six pié de long ; ellesfont quelquefois armées de fer. V. Fl,X1IT. de Fort. (ss)
Cheval de terre , Marh-hr ,c’eft ainsi que ces ouvriers appellent lesespaces remplis de terre qui se décou-vrent quelquefois dans le solide desblocs , & qui peuvent gâter leurs plusbeaux ouvrages.
CHEVALEMENT , f. m. espeee d’é-tai composé d’une ou de plusieurs piecesde bois ; -c’est avec le chevalement qu’onsoutient les étages supérieurs, quand ils’agit de reprendre un bâtiment sousœuvre. II est composé de grosses piecesde bois horizontales qui traversent le bâ-timent , qui sont soutenues en-dessouspar des chevalets ou des étais ordinaires ,& qui portent en Pair toute la partie dubâtiment qu’il s’agit de conserver , &sous laquelle il faut travailler.
CHEVALER , verb. en termes de Ma-négé , se dît de faction du cheval à qui,quand il passage furies voltes au pas ounft trot , la jambe dè dehors du devantcroise ou enjambe à tous les secondstemps fur l’autre jambe de devant. VoyezPassager, Volte, No. ÇV)
'* Chevaleb. , v. act. qu’on a faitdans presque tous tes arts où l’on sesert du chevalet , pour désigner factionde l’ouvrier sur cet instrument. LesTanneurs chevillent ou quiofent. VoyezQuiosser N Tanner. Les Drapierschevnleut ou droujfent. Voyez les articlesDrap N Drousser. Les Corroyeurschevalent les cuirs , voyez CORROYER.Les Scieurs de bois chevillent ou pla-cent fur des tréteaux les pieces qu’ilsont à débiter en bois de sciage. LesMaçons entendent par cbevaler un mur.
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l’étayer, Voy. Chevalement ; & lesCharpentiers par cheviller un pan de char-pente , soit pour le redresser , soit pourf avancer , soit pour !e reculer, lui appli-quer des étais doubles & arc-boutés l’uncontre f autre. V yez auJJÌ aux articlesMÉGISSIBR , Chamoiseur, ce qn'ílsentendent par cbevaler , & Y article C'HE-VA LE r.
CHEVALERIE, f. f. .IUfl. mod, , ceterme a bien des significations ; c’eft ut»ordre, un honneur militaire , une mar-que ou degré d’ancienne noblesse , la ré-compense dc quelque mérite personnel.
CHEVALIER NEvRLESSE
II y a quatre fortes de chevalerie ; lamilitaire , la régulière Yhonoruire & lasociale.
La chevalerie militaire est celle desan ciens chevaliers , qui s’acquéroit p'arde hauts faits d’arroes. Voyez CHEVA-LIER.
Ces chevaliers sont nofn'més milites'dans les anciens titres : on leur eeignoitPépce & on leur chaussait les éperonsdorés, d’où leur vient le nom de équi-tés auratì , chevalier dorés.
La chevalerie n’est point héréditaireelle s’obtient. On ne rapporte pas en'naissant comme la simple noblesse ; &elle ne peut point être révoquée. Lesfils de rois & les rois même , avec toitsles autres souverains , ont reçu autre-fois la chevalerie , comme une marqued’honneur; on la leur corfféroit d’ordi-naire avec beaucoup de cérémonies àleur baptême , à leur mariage, à leurcouronnement, avant ou après une ba-taille , Nc.
La chevalerie régulière est celle des or-dres militaires où on fait profession deprendre un certain habit, de porter lesarmes contre les infidèles, de favoriserles pèlerins allant aux lieux saints, & deservir aux hôpitaux où ils doivent êtrereçus. Tels étoieat jadis les Templiers ,& tels font encore les chevaliers dc Mal-te , No- Voyez Templier , Malte,No.
La chevalerie honoraire est celle queles princes confèrent aux autres prin-ces , aux premières personnes de leurscours , & à leurs favoris. Telles font leschevaleries de la jarretière , du 8. Es-prit, de la toison d or , de S. Michel ,