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Tome septieme. CHA - CHR.
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gnité ou par attribution au - dessus di!rang de gentilhomme. Voyez Gentil-homme £3* Noblesse.

La chevalerie étoit autrefois le pre-mier degré d’honneur dans les armées ;on la donnoit avec beaucoup de cérémo-nies à ceux qui s’étoient distingués parquelqu’cxpioit signalé. On d i soi t autre-fois adouber un chevalier , pour dire adop-ter un chevalier , parce qu’it étoit réputéadopté & eu quelque Faqon fils dc celuiqui le fail'oit chevalier. Voyez Adop-tion.

On pratiquoit plusieurs cérémonies dif-férentes pour la création d’uu chevalier :Jes principales étoient le soufflet, & l’ap-plication d’une épée sur l’épaule ; ensuiteon lui ceignoit le baudrier, l'épw , &les éperons dorés, & les autres ornemensmilitaires, aprés quoi , étant armé che-valier, on le conduiioit en cérémonie àl’églìfe.

Les chevaliers portoient des manteauxd’honneur Fendus par la droite , ratta-chés d’une agraffe Fur l’épaule , afin d’a-voir le bras libre pour combattre. Vvrs lexv. siecie, il s’indroduifit en France deschevaliers en loix, comme il y en avoiten armes ; leurs manteaux & leurs quali-tés étoient très-différentcs. On appelloitun chevalier d'armes , mejjîrc ou monsei-gneur , & le chevalier de loix n’avoit queìe titre de maître un tel. Les premiersportoient la eotte d’armes armoriée deleur blason ; St les antres une robe Fourttée de vair, & le bonnet de même.

U Falloit être chevalier pour armerun chevalier : ainsi François I Fut arméchevalier avant la bataille de Marignanpar le chevalier Bayard , qu’on appel-loit le chevalier sans peur & fans re-proche.

Camden a décrit en peu de mots la Fa-çon dont on Fait un chevalier en Angle-terre : Qui equeftrem dignitutemsuscipit ,dit—il ,sexis genilms leviter jn bmneroper-cutiturprinceps his vérins affatur ! Survel Fois chevalier au nom de Dieu , furgevel fis eqnes ìn tmnnnt Beî ; cela doits’entendre des chevaliers hachelìers , quifont en Angleterre l’ordre de chevaleriele plus bas , quoiqu’il soit le plus an-cien.

Souvent la création des chevaliers

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exigeoit plus de cérémonies , & en leurdonnant chaque piece de leur armure,on leur faisoit entendre que tout y étoitmystérieux , & par-Ià 011 les avertilsoitde leur devoir. Chamberlain dit qu’enAngleterre , lorsqu’un chevalier est con-damné à mort, 011 lui ôte sa ceinture &son épée , on lui coupe ses éperons avecune petite hache , on lui arrache songantelet, & l’on bisse ses armes. Pierrede Bcloy dit que l’ancienne coutume euFrance pour la dégradation d’un cheva-lier, étoit de fariner de pié-en-cap com-me s’il eût dû combattre , & de le fairemonter Fur un échaffaud , où le hérautle déclaroit traître , vilain & déloyal.Après que le roi ou le grand - maître del’ordre avoit prononcé la condamnation ,on jettoit le chevalier attaché à une cor-de Fur le careau , & on le conduifoit àl’église en chantant le pseaurae 108 quiest plein de malédictions, puis on le met-toit en prison pour être puni selon lesloix. La maniéré de révoquer Tordre dechevalerie aujourd’hui en usage, est deretirer à Taccusé le collier ou la marque,de Tordre, que Ton remet ensuite entreles mains du trésorier de cet ordre.

La qualité de chevalier s’avilït avecle temps par le grand nombre qu’onen fit. On prétend que Charles V eu ,selon d’autres , Charles VI en créa cinqcents en un seul jour : ce fut pour cetteraison qu'on institua de nouveaux or-dres de chevalerie , pour distinguer lesgens selon leur mérite. Pour les diffé.rens ordres de chevalerie en Angleterre,voyez les artic. Bachelier, Banne-eet , Baronet , Bains , Jarretiè-re , &c,

Chevalier s’entend auífi d’une per-sonne admise dans quelqu’ordre , soitpurement militaire , soit militaire &religieux tout ensemble , institué parquelque roi ou prince , avec certainesmarquer d’honneur & de distinction.Tels font les chevaliers de la jarretière ,de l'éléphant , du faint-Efprit , de HUil-ihe ,&c. Veye z - les/ous les articles JAR-RETIERE, Eléphant, &V.

Chevalier errant, prétendu or-dre de chevalerie , dont tous les vieuxromans parlent amplement.

C’étoient des braves qui couroient leXX L