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Tome septieme. CHA - CHR.
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monde pour chercher des aventures, re-dresser los torts, délivrer des princesses,& qui saisissoient toutes les occasionsde signaler leur valeur.

Cette bravoure romanesque des an-ciens chevaliers étoit autrefois la chi-mère des Espagnols , chez qui il n’yavoit point de chevalier qui n’eút (adame , dont il devoit mériter l’cstimepar quelqu’action héroïque. I.e ducd’Albe lui même , tout grave & toutsévere qu’il étoit , avoit , dit-on , voué3a conquête du Portugal á une jeunebeauté. L’admiiable roman de dom Qui-chotte est une critique fine & de cettemanie & de celle des auteurs espa-gnols à décrire les aventures incroya-bles des chevaliers errans.

11 ne faut pas croire cependant queles chevaliers errans se vouassent sim-plement à une dame qu’ils respectoientou qu’ils affectionnoient : clans leur pre-mière origine c’étoit des gentilshommesdistingués qui s’étoient proposé la fu-reté & la tranquillité publique : ce/qui a rapport à i’état cfe la noblesse sousla troisième race. Comme les anciensgouverneurs de provinces .avoient usur-pé leurs gouveroemens en titre de du-ché pour ies grandes provinces , & dscomté pour les moindres , ce qui a for-mé les grands vassaux de la couron-ne , de même les gentilshommes desprovinces voulurent usurper à titred’iiulépendance les domaines dont ilsétoieut pourvus , ou qu’ils avoient re-çus cie leurs peres. Alors iìs firent forti-fier des châteaux Hans l’étemlue de leurs'terres , & là iìs s’occupoient , commedes brigands , à voler & enlever lesvoyageurs dans les grands chemins :.& quand ils trouvoient des dames, ilsregardoienc leur prise comme un doubleavantage. Ce désordre donna lieu à d’au-tres gentilhommes de détruire ces bri-gandages : ils couraient donc les cam-pagnes pour procurer aux voyageursla fureté des chemins. Ils prenoientmême les châteaux de ces brigands , oùon prétendent que les dames qu’on ytrouvoit étoieut enchantées, parce qu’el-les n’en pouvoient sortir- Depuis on afait par galanterie , ce qui d’abord s’é-Hoit fait par nécessité. Voilà quelle fut

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i’origine des chevaliers errans , fur les-quels nons avons tant de romans.

Chevalier-marÉchal , est un of-ficier du paUis des rois d’Angleterrequi prend connoissance des délits quite commettent dans l’enceinte du palaisou de la maison royale, & des actes oucontrats qu’on y passe , lorsque quel-qu’un de la maison y est intéressé.

Chevalier de la province ,ou Chevaliers du Parlement,ce sont en Angleterre deux gentils-hommes riches & de réputation , quifont élus en vertu d’un ordre du roi ,ìn pleno comitatu , par ceux des bour-geois de chaque province qui paientquarante schelins par an de taxe furla valeur de leurs terres , pour être lesreprésentans de cette province dans leparlement.

II étoit nécessaire autrefois que ceschevaliers des provinces Fu ssent milites gla-dio cìnclì , & même Tordre dn roi pourles élire est encore con qu en ces termes}mais aujourd’hui Tissage autorise sélec-tion de simples écuyers pour remplir cet-te charge.

Chaque chevalier de province, ou mem-bre de la chambre des communes , doitavoir ïiu moins cinq cents livres ster-ling de rente : à la ligueur , c’est à laprovince qu’ils représentent à payertous leurs frais ; mais aujoud’hui ilarrive rarement qu’on T exige. VoyexParlememt. (t?) («)

Chevalier du Bain, Hifl. moi.d'Ang. , ordre militaire cn Angleterre.On a déja donné fur cet ordre, autnotBain, un détail instructif, auqusl nousn’a jouterons que peu de lignes.

II est singulier qu’on ignore le tempsde Tiniìitution de cet ordre de cheva-lerie , qui fut cn honneur au moinsdepuis Henri IV jusqu’au temps deCharles II , & qui depuis ce prince futentièrement négligé , & presque oubliéjusqu 'en 17e; , que le roi Georges I leressuscita par une création de trente-six nouveaux chevaliers. Da cérémonieFut somptueuse ; este coûta plus de trentemille livres sterling au roi , & quatreou cinq cents à chaque chevalier. Leduc de Montague en fut nommé grandmaître , & cette dignité lui valut septì huit mille pièces. Le chevalier Ro-