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bert Walpole , dès-lots regardé commepremier ministre, porta l’étendard. Leroi pour concilier plus de faveur à cet or-dre ressuscité, déclara qu'il seroit commela pépinière des chevaliers de la jarretière.Mais les délits, les intentions, les vo-lontés des rois, ne font gueres mieuxréalisées après leur mort que celles desparticuliers. Article communiqué pur AI.le Chevalier de Jaucourt.
Chevalier Baronet, Hijl. mod.d'Angl., classe de nobles cn Angleterre,entre les barons & les simples chevaliers.Voyez le mot Baronet, & ajoutez-yle détail suivant :
La prodigalité de Jacques I le mettanttoujours à f étroit, il eut enfin recoursen 1614 , à nu projet formé par lecomte de Salisbury ; c’étoit «le créer deschevaliers baronets , qui faifoient uncorps de noblesse mitoyen entre les ba-rons L les chevaliers ordinaires. Lenombre cn fut d’abord fixé à deux cents ;mais le roi 11’en fit que cent à la pre-mière promotion , suivant Rapin ssboi-ras , & seulement dix-ueuf , suivantTimíal.
Dans les actes de justice on devoitajouter aux titres de ces chevaliers,celui de baronet, avec le nom de Jìre,& leurs femmes dévoient être quali-fiées de litdy. Leur jilace à l’arméefut établie au gros, prés de l’étendarddu roi, pour la défense de sa personne.Afin de donner quelque couleur à cettenouvelle institution , les patentes por-tèrent qu’ils entretiendroient chacun 30soldats en Irlande pendant trois ans,à raison de huit sous par jour pourchaque soldat , on qu’ils payementmille quatre-vingt-quinze livres sterling,& que le roi se chargeroit d’entretenirces troupes en Irlande. AuíE est-celacoutume pour ceux qui depuis ce temps-làont été reçus à cet ordre, d’avoir unequittance endossée à leurs lettres-paten-tes de la même somme de mille quatre-vingt-quinze livres sterling, destinée anmême usage ; & faute d'un pareil en-dossement , plusieurs baronets furentobligés, fous le régné de Charles II,de payer cette somme de mille quatre-vingt-quinze livres sterling. Voyez Tin-dal. Article communiqué far M. le Che-miser de Jaucourt.
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Chevalier, Jurifp. Nous avons encette matière à parler de plusieurs for-tes de chevaliers ; savoir, les chevaliersdu guet , l->s chevaliers d'honneur , & leschevaliers ès loìx
Chevalier du guet eftim officier d’épéeprépose à la garde dç ìa v île , avec imcertain nombre d’hommes à pié & à che-val. Le guet n’étoit autrefois en fac-tion que la io.it ; c'est pourquoi le che-valier du guet étoit appellépí-íe/fcÍKf vi-gilant. Présentement à Pars une partiedu guet monte aussi la garde le jour. Lechevalier du guet de P'.ris émit établi dèsle tempr de St. Louis ; il avoit voix déli-bérative lors.jii’oii jugeoit ies prisonnierspris par fa compagnie, Suivant une dé-claration du Î7 uove .-'bm if'43- Cetoffice a été supprimé. Celui qui est pré-sentement à la tête du guet , a le titre decommandant.
On avoit aussi créé en 1631 81 1633',des offices de chevalier dit guet dans tou-tes les grandes villes ; mais ds ont étésupprimés en i66q, à l’exeeption de ceuxqui éíoient créés plus anciennement, telsque celui de Lyon.
Chevalier d’honneur, est lin officier d’é-pée qui a rang, séance & voix délibéra-tive dans certaines compagnies de justice;il y en a dans quelques cours supérieu-res, dans les bureaux des finances, &dans les présidiaux ; ils ne peuvent as-sister au jugement des procès, criminelsqu’ils ne soient gradués. Voy. les édits,déclarations & arrêts indiqués dans Bril-lon , au mot Chevalier n. 5.
Chevalier de .justice, est un titre queprennent certains chevaliers, pour ligni-fier qu’ils n’ont point été dispensés despreuves de noblesse.
Chevalier ès loìx, étoit un officier de'justice auquel le roi conféroit le titre dechevalier. On distinguoit autrefois orschevaliers , des chevaliers d’armes. Guil-laume Flotte chancelier de France, Guil-laume Bertrand , Jean du Chaftelier ,Simon de Bucy premier président du par-lement, Pierre de Senniville, tous nom-més en 1340 dans une déclaration de Phi-lippe de Valois polir le privilège de t’uni-versité de Paris, font qualifiés chevaliersen loìx.
Fcuissard , liv.I, cb.lxxiij. dit pareil»
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