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onces d'aigtemoine, d'hépatique d’çau,de pissenlit, de fumetcrre, de houblon,de scolopendre, de chaque trois onces,de politric, de capillaire de Montpellier,de cuscute, de chaque deux onces : bayesou fruits d’aikekenge , deux onces : fai-tes cuire le tout dans vingt livres d’eaucommune qnc vous réduirez à douze li-vres : dissolvez dans la colature seize 1 li-vres de beau sucre : clarifiez selon l’art,St faites cuire en consistance de mielépais. D’autre part, rec. eau commune,huit livres, dans laquelle faites infuserpendant vingt-quntre heures a u bain-ma-rie dans un vaisseau fermé, rhubarbechoisie coupée menu , six onces: santalcitrin , canelle, de chaque demi-once :passez & exprimez , & ajoutez la cola-ture au sirop susdit; mêlez exactement,Si achevez en la cuite à feu lent selonfart.
Nota betsè que la canelle & le santalcitrin qu’on employoit autrefois pourcorrectif ordinaire de la rhubarbe, pa-raissent assez inutiles ici ; que si des ob-servations particulières venoient à nousapprendre qu’ils font de queîqu’utilitédans cette composition , il famíroit, se-lon la pratique des bons artistes, ne lesajouter que lorsque le sirop seroit sur lafin de sa cuite , & les y laisser infusermême après f* cuite , jusqu’à ce qu’il fûtrefroidi : dans ce cas on seroit obligé deles mettre dans un tìouet selon l’usage or-dinaire. Le sirop de chicorée composé estUn purgatif léger fort usité dans notrepratique : on le fait entrer à la dosed’une ou de deux onces dans les potionspurgatives ; il purge assez bien les enfansà la dose d’une once ou d’une once & de-mie , & il n’est pas difficile de le leurfaire prendre, soit seul, soit délayé danslin peu d’eau. On s’en sert aussi avec suc-cès dans les maladies chroniques, quandon veut purger les malades doucement,& pendant plusieurs jours de fuite.
Le suc, l’eau distillée , l’extrait, lefiropsimple, & le sel lîxiviel de chico-ïée, se préparent chacun comme sa pa-reille substanae tirée d’une plante quel-conque. V. Suc , Eau distillée ,Extrait, Sirop simple, èf Sel
LIXIVIEL.
Le pissenlit est le succédanée ordinairede la chicorée, (b)
Tome VIL Partit 11,
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Chicorée sauvage , Médecine ,Diete , quelques personnes mangent estsalade la chicorée amere verte; le plusgrand nombre ne sauroit pourtant s’enaccommoder à cause de sa grande amer-tume,- mais elle s’adoucit beaucoup parla culture, qui la blanchit aussi, & larend très-tendre ; dans cet état, il estpeu de personnes qui ne la mangent vo-lontiers en salade avec l’huile, le vi-naigre & le sel, ouavede sucre & le juede citron ou d’orange. La chicorée verte,avec toute son amertume , est très - célé-brée soit à titre de médicament, soit àtitre d’aliment, dans diverses maladies,principalement lorsqu’il est question derésoudre, de déterger, de tempérer.Geoff. Mat. méd. V. Légume N Sa-lade. ,
CHICOREE, s. f., Hist. nat. Con- .chylìolog.. Le coquillage ainsi nommé,n’estpas une efpece de buccin, & ce nom mê- ’me de chicorée n’est pas des mieux appli-qués à un coquillage, puisqu’il appartientdéja à une plante qui est assez recherchéepour nos salades.
C’est une efpece de pourpre, alitantpar l’animal que par la forme de fa co-quille , qui a une ouverture ronde, ter-minée en haut par un canal aussi íortgqu’elle. Toutes les pourpres dont la co-quille a des inégalités en forme de poin-tes , ont été appelles du nom de murexou rocher par les modernes. Celle-ci enest donc une efpece : ses inégalités fontapplaties 8t comme frisées à la maniérédes feuilles de chicorée, ce qui semblejustifier ce nom qui lui a été donné, maisqui ne peut lui rester que comme adjec-tif, parce qu’il appartient essentielle-ment & comme substantif à la plante ap-pellée chicorée. Cette coquille est belle& rare ; elle porte trois rangs longitudi-naux de ces feuillages, qui font minces& découpés avec une grande délicatesse.
Le fond de cette coquille est brun ; se*ramages font noirs. Le dedans de fou-verture est d’un beau blanc bordé d’Urtêcouleur de rose très-agréable.
Remarque. La pourpre, purpura, for-me une genre de coquillage très-fécond eilespeces, qui se range dans la premierssections de la famille des limaçons oper-culés, qui ont un canal âu manteau 8eà la coquille pour servir de conduit à 1»