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Tome septieme. CHA - CHR.
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excellent ; ils chassent le lievre fans don-ner de la voix , & arrêtent fort bien laperdrix, la caille , elfe.

Les chiens couchitns chassent de hautnez & arrêtent tout ; à moins qu’ìlsçi’aient été autrement élevés; ils fontgrands, forts, le'gers sj les meilleurs vien-nent d’Efpagne. !Is font tous sujets àpourir après l’oiseau , ce qu’on appellepiquer la sonnette.

Les épagneuls font plus fournis de poilque les braques, & conviennent mieuxdans les pays couverts. Ils dorment de lavoix; iis chassent le lievre & le lapin,K arrêtent aussi quelquefois la plume.Ils font assez ordinairement foibles. Ilspnt !e nez excellent, & beaucoup d'ar-deur L de courage. On range dans cetteplasse une efpeçe de chiens qui vient d’Ita-jso 81 dg Piémont, à poil hérissé droit,affèz haut, & chassant'tout, & qu’ón

pppelle chien grisou.

Les barbets font fort vigoureux , íntel-ligens, hardis , ont le poil frisé, & vontÌM'ean,

Les limiers font hauts , vigoureux.Lmuets ; ils fervent à quêter & à détour-ner le cerf,

Le.s dogues servent quejqáefslís à af-fdillir les bétes dangereuses. On met lesjnâtins dans le vautrait pour le sanglier.

Les lévriers fout hauts de jambés ,phássent de vitesse &'à l’ceille lievre, lelouis, lé'lphglier, le renard , eSfc. maisfur-tout le lievre. On donne le nom deçbqrnciigr-es à pe.ux qui vont en bondissant,soit qu’ils soient Frarib's, soit qu’ils soientrnétifs ; dé harpés à ceux qui ont les cotésçvaiçs & peu d c ventre ; de gigoté s àpeux qùj'orit les "gigots ciiurts .<& gros ,K les os éloignés; de nobles'h .ceux quiPtlt H "fête 'petite ,& longue , VencolareJongué.& déliée , le râblé large & bienfait 5 déouvrés à yeux qìì'i ont le palaisnoir,'-fisc,

t,es'çbiens courant chassent le cerf, leçjjevretiil, le lievre, On dit quepeux qui chassent la grande bête font defáçe royale ; ceux qui chassent le ehé-yreiiif, le loup, le sanglier, font de raceçoitftnune ; & que ceux qui chassent le liè-vre, le renard, le lapin, le'sanglier ,fpnt chiens hquhisou bigles,

On a queí^iTégard an poil pour les(hìtm i ou cil s me les bsonç$ pour Iç ççrf,

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après etrx les noirs ; on néglige les gris &les souves. Au reste , de quelque poilqu’on les prenne , il faut qu’il soit doux,délié & touffu.

Quant à la forme , il faut que les chienscourons aient les naseaux ouverts , lecorps long de la tête à la queue , la tête-légere & nerveuse, le museau pointu;Tœil grand , élevé, net , luisant, pleinde feu; Toreille grande, souple, pen-dante, & comme digitée; le cou long,rond & flexible ; la poitrine large, lesépaules éloignées; la jambe ronde, droite& bien formée ; les cotés forts ; ie ieinlarge, nerveux , peu charnu ; le ventreavalé , la cuisse détaehée , le flanc sec &acharné; la queue forte à l'on origine,mobile, sons poil à Textrémité , velue ,le dessous du vendre rude , la patte feche,& Tongle gros.

Pour avoir de bons chiens il faut choifirdes lices de bonne race, & les faire cou-vrir par des chiens beaux , bons & jeu-nes. friand les lices font pleines , on neles meiie plus à la classe , & il faut leurdonner dé lai soupe au moins une fois lejour. On ne châtrera que celles qui n'onfc.point encore porté , on Ton attendraqu’ellés ne soient plus en amour , & queles petits commencent à se former. Onfera couvrir les lices en décembre & jan-vier , afin qne les petits viennent enbonne saison. Quand les lices ne sont pasalors en chaleur, on les y mettra par la.compagnie ifune chienne chaude , & ost"les y laissera trois jours avant qpe de lesjfaire couvrir. On tient fur la paillé dans"un endroit chaud , ceux qui viennent, én’hyver : on nourrit bien la mere. On cou";peso bout de la queue lux petits au boutde quinze jours , & le tendon qui est en-desssus de Toreille, pour qu’elie tombebien, & au bout d’un mois le filet. Onles laisse avec la mere jusqu’à trois mois,ort les fevre alors : on ne les met au che-nil qu’à dix, Alors on les rendra dociles ;on les accouplera les uns avec les autres,on les promènera , on leur sonnera du.cors, ón leur apprendra la langue de lachasses on ne les menera an cerf qu’à’seize ou dix-huitmois, & Ton observerade sour faire distinguer le cerf de la bi-che , de ne les point instruire dans lestoiles, & (so ne les point faire courir lerosiia*'