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Le jour choisi pour la leçon des jeu-nes chiens, on place les relais; on met àla tête de la jeune meute quelques vieuxchiens bien instruits , & cette barde seplace au dernier relais. Quand le cerfenest là, on découplé les vieux pour dresseraux jeunes les voies: on lâche les jeu-nes , & les piqueurs armés de fouetsles dirigent, fouettant les paresseux , lesindociles , les vagabonds. Lorsque lecerf est tué, on leur en donne la curéecomme aux autres. Les essais se réitèrentautant qu’il le faut. Cette éducation aaussi sa difficulté.
II faut qu'nn chenil soit proportionnéà la meute, que les chiens y soient bientenus & biens pansés: il est bon qu’ilyait un ruisseau d'eau vive. Les valets dechiens doivent être logés dans le voisina-ge. II y aura une cheminée dans chaquechambrée de chiens ; car ces animaux ontbesoin de feu pour les sécher quand ilsont chassé dans des temps froids & humi-des , & pour les délasser. II ne faut pasque l’exposition d u chenil soit chaude,la chaleur est dangereuse pour les chiens ;ìl saut qu’il soit bien aire.
I.’éducation du chien couchant consisteà bien quêter , à obéir, à arrêter ferme.On commence à lui faire connoître songibier ; quand il le connoít, on le lui faitchercher ; quand il le sait trouver , onl’empêche de le poursuivre; quand il acette docilité , on lui forme tel arrêtqu’on veut •• quand il sait cela , il estélevé ; car il a appris la langue de lachasse en faisant ces exercices. La doci-lité , la sagacité , rattachement & lessistres qualités de ces animaux , font sur-prenantes.
On leur montre encore à rapporter,ce qu’ils exécutent très-facilement ; onles accoutume à aller en trousse, & onles enhardit à l’eau.
Leurs allures & leurs défauts leur ontfait donner différens noms. On nommechiensallans , de gros chiens employés adétourner le gibier ; chiens trouvons ,ceux d’un odorat singulier, fur-toutponrle renard , dúnt ils reconnaissent la pisteau bout d’un long temps ; chiens batteurs,ceux qui parcourent beaucoup de terreinen peu de temps : ils font bons pour lechevreuil ; chiens babillards , ceux quicrient horí là voie ; chiens menteurs ,
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ceux qui celent la voie pour gagner le de-vant ; chiens -vicieux, ceux qui s'écar-tenten chassant tout; chiens sapes , ceuxqui vont juste; chiens de tête U d'entre-prise , «eux qui font vigoureux.& hardis ;chiens corneaux , les métifs d’nn chiencourant & d’une mâtine, ou d’un mâtin& d’une lice courante ; clabauis, ceúxà qui les oreilles passent le nez de beau-coup ; chien de change , celui qui main-tient & garde le change ; d’aig-il quichasse bien le matin feulement ; étouffé,qui boite d’une cuisse, qui 11e fe nourritplus ; épointé, qui a les os des cuissesrompus ; alongé , qui a les doigts du piédistendus par quelque blessure ; armé,qui est couvert pour attaquer le sanglier;à belle gorge , qui a la voix belle ; buté,qui a des nodus aux jointures des jambes.
Les chiens sont sujets à la galle, auflux de sang , aux vers , à des maqxd’oreilles , sur-tout à la rage , £pV. Voy,dans les auteurs de chaffe la maniéré de lestraiter.
Chien de berger. Cet animal est quel-quefois plus précieux que celui dont ilest le gardien. II faut le choisir hardi,vif, vigoureux , velu ; fariner d’un col-lier , & l’attacher à fa personne L»uxbestiaux par les caresses & par le pain.
Les Grecs & les Romains dressaientseurs chiens avec foin. Xénophon n’a pasdédaigné d’entrer dans quelque détail soirla connoissance & l’éducation de ces ani-maux. Les Grecs faisoientcas des chiensindiens , locriens & spartiates. Les Ro-mains regardoient lés molosses commeles plus hardis ; les pannoniens , les bre-tons, les gaulois, les acatnaniens, £fc.comme les plus vigoureux ; les cretois',lesétoliens, les toscans, Uc. comme lesplus intelligens ; les belges , les sicam-btes, f^c. comme les plus vîtes.
On immoloit le chien à Hécate, àMars , & à Mercure. Les Egyptiensl’ont révéré jusqu’au temps où il se jettàfur le cadavre d’Apis tué par Cambyse.Les Romains en sacrifioient un tous léians, parcs que cet animal n’avoit pasfait son devoir lorsque les Gaulois Rap-prochèrent du capitale. II est fait men-tion d’un peuple d’Ethiopie, gouvernépar un chien, dont ont étudiait l’aboie-ment & les mouvemens dans les assistéZ z 4