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Tome septieme. CHA - CHR.
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trent perpétuellement dans le recueildes diverses académies de l’Europe, &particulièrement dans celui de l’acadé-mie des Sciences, & de l'académic deChirurgie.

Quant aux meilleurs traités fur des su-jets particuliers de Chirurgie , trop nom-breux pour que j’entre dans ce détail,ií est absolument nécessaire de les lire &de les consulter.

On manque d’une espece de biblio-thèque chirurgicale qui indique les bonsauteurs fur la Chirurgie en général,& en particulier fur chaque matière,avcc un précis & un jugement 3 e leursécrits, au lieu de ces titres secs de li-vres & d’éditions copiés fur des cata-logues de libraires, tels que nous les ontdonnés Mercklin , Alberti , Goëricke ,Lippenius, & autres. Nous avons tantde traités fur les différentes maladieschirurgicales , qu’un commeuqant quiveut approfondir son art est obligé depayer à l’étude une immense tribut delectures inutiles, & souvent propres àl’égarer. Avant que d’étreen état de choi-sir ses guides pour découvrir la vérité,il a déjà épuisé ses forces. Ce seroitdonc un grand service de le guider, del’éclairer, de lui tracer des routes cour-tes & sûres, qui lui épargneroient toutensemble un temps précieux, & des er-reurs dangereuses. Mais l'on désirerapeut être encore long - temps l’ouvrageutile que je propose ; il faut trouverpour ('exécution un maître de l’art quiréunisse aux lumières & au loisir le tra-vail & le goût, ce qui est rare. Art. deA/l. le Chevalier de Jaucourt.

Vacadémie royale de Chirurgie , éta-blie depuis 1731, confirmée par lettrespatentes de 1748, est fous la directiondu secrétaire d’état de la maison du roi,ainsi que les autres académies royalesétablies à Paris.

Le premier chirurgien du roi y pré-side ; les assemblées fe tiennent dans lasalle du college de saint Corne, le jeudi.Le jeudi d’après Quafimodo, elle tientune assemblée publique, dans laquelle{'académie déclare le mémoire qui a rem-porté le prix fondé par feu M. de la Pey-ronie. Cç prix est une médaille d’or dela valeur de 500 liv. cette médaille re-présentera , dans quelque temps que ia

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distribution s’en fasse , le buste de Louisle Bien-aimé.

CHIRURGIEN, f. m., celui qui pro-fesse Sc exerce la Chirurgie. Voyee. Chi-rurgie.

L’état des Chirurgiens a été différent,suivant les révolutions différentes que laChirurgie a éprouvées. On l’a vue danstrois états dissérens , & les seuls quiétoient possibles pour elle. De ces troisétats, deux ont été communs à toutes lesnations étrangères , & le troisième a étéparticulier à la France.

Le premier état de la Chirurgie, celuiqui fixe nos yeux, comme le plus écla-tant du moins chez les nations étrangè-res, ce fut celui où cet art se trouva aprèsla renaissance des lettres dans l’Enrope.Quand les eonnoissances des langues eu-rent^ouvert les trésors des Grecs & desLatins, il se forma d’excellens hommesdans toutes les nations & dans tous lesgenres. Mais ce qu’il y eut de particu-lier , par rapport à la Chirurgie , sur-tout dans I Italie & dans l’Allemague,c’est que cette science fut cultivée &exercée par les mêmes hommes qui cul-tivèrent & qui exercèrent la Médecine,de forte que l’on vit dans les mêmes sa-Vans , & des Chirurgiens admirables, &de très-grands Médecins. Ce furent - làles beaux jours de la Chirurgie pour l’Ita-lie & pour l’AIlemagne. C’est à ce tempsque nous devons rapparier cette fouled’hommes illustres dont les ouvrages fe-ront à jamais le soutien L {'honneur del’une L l’autre Médecine.

La disposition des loix avoit favoriséla liberté d’unir dans les mêmes hommesles deux arts ; ce fut cette liberté mêmequi causa 3 a chute de la Chirurgie. Iln’estpas difficile de sentir les raisons de cettedécadence. Les dehors de la Chirurgiene font pas attravans ; ils rebutent ladélicatesse: cet art, hors les temps deguerre , n’exerce presque les fonctionsqui lui font propres que fut le peuple, cequi n’amorce ni la cupidité 11 i {'ambition,qui ne trouvent leur avantage que dansle commerce avec les riches & les grands;delà des favans, maîtres de l’un & l’au-tre art, abandonnèrent {'exercice de laChirurgie. Les maladies médicales fontles compagnes ordinaires des riches &des grandeurs, & d’ailleurs elles n'ok-