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confirmées par d’autres lettres ilu 21 mai134Ï-
On voit par ce qui vient d’etre dit, quel’origine du serment que le prévôt de Pa-ris prêtoit à i’univerfité, remonte jusqu’àl’an 1200, & qu’elle vient de la qualitéde j uge-conservateur des privilèges royauxAeVuniversité , attribuée au prévôt de Pa-ris. En effet l’ordonnance de 1200 por-te que le prévôt de Paris & les succes-seurs , chacun à son avènement, seronttenus , fous quinzaine , à compter dujour qu'ils auront été avertis, defaireserment dans une des églises de Paris, enprésence des députés de l’université ,qu’ils conserveront les privilèges de lamême université.
Lette,ordonnance fut confirmée par S.Louis au mois d’aout 1228 , par Philippele hardi en janvier 127;, & par Philippele bel en 1285.
Ce dernier ordonna encore en 1301,que tous les deux ans, le premier di-manche après la Toussaint, lecture se-roit faite en présence du prévôt de Paris& de ses officiers & des députés de l’u-niverlité, du privilège de l’université;qu’ensuite le prévôt de Paris Feroit fairefermenta ses officiers de ne point donneratteinte à ce privilège. Cette ordonnancefut faite à l’occasion de l’emprisonnementde Guillaume le Petit, fait par ordre deGuillaume Thiboust lors prévôt de Paris.
Le vendredi après l’octave del’épipha-nie 1302, Philippe le bel ordonna que lalecture & le ferment ordonnés l’annceprécédente, seroient faits dans l’église 8.Julien le pauvre.} L au mois de février130; il renouvella son ordonnance de128;.
Le ro octobre 1308, Pierre leFcronprévôt de Paris prêta serment dans l’égli.se des Bernardins : le recteur observa quele prévôt de Paris n’avoit point comparuau jour indiqué par l’uuiversité; qu’ils’étoit absenté malicieusement, & con-clut en disant que le prévôt de Paris de-voit être puni très-sévérement pour sadésobéissance & son mépris desprívilégesde l’université : le prévôt de Paris propo-sa se* excuses, qui furent reçues.
On trouve dans l’histoire de l’universi-té par du Bouiay, les actes de prestationde ce serment par ies prévôts de Paris quiont succédé à Pierre le Peron, en dateTome IX. Tart. /.
des 8 mai 1349 , 13 juin 1361, îo octo-bre 1367, 23 juin 1370, 29 mai 1421,24 mars 1446, 23 avril 1466 , 29 juin1479,2i novembre IÇ09,24avril 151313 avril 1Î41 & 13 juin 1592.
II y a eu de temps en temps des con-testations de la part des prévôts de Paris,.pour se dispenser de ce serment} le der-nier acte qui y a rapport est celui du amars 1613 , par lequel le sieur Turgotproviseur du college d’Harcourt, fut dé-puté pour ailer trouver le nouveau pré-vôt de Paris (Louis Séguier) , & l’averticde venir prêter le serment que tous sesprédécesseurs ont prêté à l’université. IIparoît que depuis ce temps l’universitéanégligé dc faire prêter ce serment, quoi-qu’il n’y ait eu aucune ordonnance qui e»ait dispensé les prévôts de Paris.
A11 mois de février 15:22, le titre dsbailli conservateur des privilèges royauxde Vunìvcrf.tê fut démembré de la chargede prévôt de Patis, par 1 ’érection du tri-bunal de la conservation. Ce nouveautribunal fut composé d’uu bailli, un lieu-tenant, douze conseillers , & autres offi-ciers nécessaires.
L’office de bailli conservateur fut réunià la charge de prévôt de Paris, après laj mort de Jean de la Barre, seul & uniquetitulaire de cette charge de bailli conser-vateur } il mourut en 1533.
Le siégé du bailliage ou conservationdes privilèges royaux de l’université,avoit d’abord été établi en l’hôíel de Nèf-le} il fut de-ld transféré au petit châte-let, & réuni à la prévôté de Paris parédit de 1526 , qui ne fut registre au parle-ment qu’cii 1532. Mais nonobstant cettaréunion & translation, les officiers de láconservation conrinuoient de connoitreseuls des causes de l’ur.íverfité, & s'as-fembloient dans une des chambres dugrand châtelet, que l’on appelloít lachambre de la conservation. Ce ne futqu’en 1533 que la réunion fut pleinementexécutéepar le mélange qui se fit alors deshuit conseillers restans dc ceux qu»avoient été créés pour la conservation,,avec les conseillers dc !a prévôté.
Depuis cette réunion, il y a toujourseu des jours particuliers d’aûdience des-tinés pour les causes de l’nniveríité. Unédit du mois de juillet 1252, ordonneque le prévôt de Paris tiendroit l’audien-• "" F-