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Tome neuvieme. CON - CRI.
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CON

que ce Toit, c’est se rendre coupable desuicide, II faut exister le plus long-teinsqu’il est passible pour foi, pour ses amis,pour fus pareils, pour la société, pour legenre humain ; toutes les relations quifont honnêtes & qui font doue s nous yconvient. Celui qui pèche contre la loide conservation les foule aux pies ; c’estcomme s’íl difoit à ceux qui i’environ-nent : Je ne veux plus être votre pere, vo-tre frere , votre époux , votre ami , votrefils , votre concitoyen , votre semblable.Nous avons contrasté librement quel-ques - uns de ces rapports ; il ne dépendplus de nous de les dissoudre fans inju-stice. C’est un pacte où- nous n’avons éténi forcés ni surpris ; nous ne pouvons lerompre de notre propre autorité ; nousavons besoin du consentement de ceuxavec qui nous avons contracté. Les con-ditions de ce traité nous fout devenuesonéreuses ; mais rien ne nous empêchoitde le prévoir; elles pouvoient le deveniraux autres & à la société ; dans ce cas onne nous eút point abandonné. Demeu-rons donc. II n’y a moralement personnefur la surface de la. terre , d'assez inutile -& d’assez isolé pour partir sans prendrecongé que de foi.même : l’injustìce d’unpareil procédé fera plus ou moins grande,mais il y aura toujours de. l’injustiíe.Fais en forte que toutes tes actions ten-dent à la conservation de .toi - même, &a la ..conservation des autres; c'est le cride la nature: mais fois pir - dessus touthonnête homme. II n’y a pas à choisirentre l’existence & la vertu.

Conservation des Arts , Maî-trises Ét Jurandes , JurispruA ., estune juridiction de police pour les arts &métiers: il y eu a dans plusieurs villesqui fout établies fous le titre de conser-vations par exemple , a Nantes , le tri-bunal de la police & voirie qui se tientà l’hôtel-de-ville, a auffi le titre de cun-servatìon des . arts , maîtrises cfi juran-des. II est composé du lieutenant-généralde poliee,.du président-présidial - séné-chal - maire , de six échevins, du procu-reur du roi syndic , d’un autre procu-reur, du roi, un greffier, cinq commis-saires de police & deux huissiers. A Lyonle consulat a aussi une direction & unejuridiction contentieuse fur tous les arts& métiers de la ville, dans chacun def-

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quels il choisit tous les ans deux, maîtresL gardes pour .veiller aux contraventionsqui fe font aux statuts & réglemcns, Sten Faire leur rapport à celui de MM. leséchevins qui est particulièrement prépo-sé pour le fait des contraventions, furlesquelles il donne ses décisions , & régléles parties àl’amíablc; sinon .il les ren-voie au consulat, dunt les ordonnancess’exécutent en dernier ressort jùTq’u'à lásomme de 150 1. & au-dessous.'I.,’,appelva au parlement. Mais l’on 11’á pas donnéà cette jurisdiction le titre àe. conserva-tion, sans doute à cause que ce 110m estdonné au tribunal qui.eonnoît des matiè-res de commerce; on l’appvlle simple-ment lajurisdiclion des arti sf métiers , ÀParis, c’.eit le procureur du Roi du châ-telet qui connoît de tout ce qui concernele corps des marchands , arts & métiers;maîtrises, réceptions de maîtres, & j u-’randes. II donne ses jugemens qu’il quali-fie d' avis ;-ii Fau t.ensuite Faire confirmer’cet avis par le lieutenant général de' pó-’lice, qui les confirme 011 infirme*. Lòrf-*qu’il y a appel d’un avis , on le réleve anparlement, (/f) * :; *’

Conservation de Lyonj qit’òhappelle auffi souvent U.cón/èrvatiòn fim-,plement, est une jurisdiction,établie eula ville de Lyon, pour la conservation’dss privilèges des foires dç jsiypn, & gé-néralement pour le fait du commerce q.úi*se fait en cette ville, L pour décider*descontestations entre les* marchands ’& né-,gocians qui ont contracté sops le fcel dés*foires de Lyon, ou dont l’un s'est obligéen paiement, c’est-à-dire, d - payer à'l’un des quatre termes ou échéances des’foires de Lyon.

Cette jurisdiction est la premiere desjurisdictions de commerce établies dans!le royaume, par rapport à l'étendue de fa■ compétence & de ses privilèges.

Elle a fucíedé à ia jurisdiction dit ju-ge-conservatcur des .foires de Brie & de,Champagne, lesquelles, comme l’onfait,furent rétablies dans leur ancien état *par Philippe de Valois le 6 août 1349 ,pour le bien & le profit commun de tou-tes les provinces, tant du royaume qu’é-trangeres. On leur donna pour juges &conservateurs de leurs privilèges deuxgardes & un chancelier , qui prêtoientferment en la chambre des comptes. Tous