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ces substances font gardées, a pourtantlieu dans la température de ce milieuqu’on appelle froid. On ne prévient cettedissipation qu’en interrompant exacte-ment toute communication entre cessubstances & l’air.
C'est pour cela que la conservation deseaux aromatiques distillées , des eauxspiritueuses , des huiles essentielles , dé-pend moins de ce qu’on les tient dans unlieu Frais, que de ce qu’on a foin de bou-cher exactement le vaisseau qui les con-tient. On conserve plus sûrement encoreces dernieres substances, on prévient ouon retarde leur épaiffissement en les con-servant sousi’eau , lorsqu'elles font spéci-fiquement plus pesantes que ce dernierliquide, ou fur Veau dans des bouteillesrenversées , lorsqu’elles font plus lé-gères.
II estime exception assez singulière àla réglé de boucher exactement les vais-seaux qui contiennent des substances vo-latiles aromatiques : le degré de parfumqui fait la sensation agréable ne se trouvedans quelques-unes de ces substances ,qu’après qu’elles ont perdu une partie deleur odeur. Lésait est sensible dans.l’eaude fleurs d’oranges. Aussi les bons apo-thicaires ne couvrent-iU que d’un papierla bouteille à l’eau de fleurs d’orange quisert actuellement au détail de la bou-tique.
On ne sait pas non-pfus assez distincte^ment quelle autre vue on pourroit avoiren supprimant toute communication en-tre l’air & certains sucs qu’on conservesous i’huíie , que fexclusion même decette communication. L’observacion nousa appris qti’ils moisissdisnt à leur surface& qu’ils se corrompoient facilement ,lorsqu’on ne prenoit pas la précaution deles couvrir d’un peu d’huile , & cetteobservation suffit sans doute pour auto-riser cette méthode.
Nous revenons anx deux principauxinstrumens de la corruption des médica-mens officinaux , & premiercment à l’iiu-midité ou à l’eau. Ce principe , nuisibleà leur conservation , don être considéréou dans les matières mêmes, ou dansl’atmosphere. ,
Ou prévient l’esset de l’eau inhérenteaux matières mêmes, ou par la déíicca-tion ( Voyez DÉSlCçaTiOS ) ou par
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une espece d’assaisonnement qui occupecette eau , qui la fixe , qui la rend iu-active. C'est principalement le sucre oule miel que l’on emploie à cet assaisonne-ment , qui fournit les boutiques des sy-rops , des conserves, des é^ectuaires,^.V. Syrop,Conserve,Electuaire,Ne, Aussi l’unique réglé pour rendre cespréparations durables , consiste-t elle Hles priver de toute eau libre, ou à lesréduire par la cuite en une consistancequi constitue leur état durable , & quidoit varier selon que ces préparationsdoivent être gardées plus ou moins long-temps , conservées dans un lien conve-nable , ou transportées plus ou moinsloin , & dans différens climats, esc.
C’est fur les même vues qu’est Fondél'assaisonnement avec l’esprit-de-vin,fortpeu usité dans nos boutiques, & presqueuniquement pour la teinture de Mars(Voyez Fer ) ; & celui auquel on em-ploie le sel marin , qui n'est point dutout en usage parmi nous , & dont ynpourroit se servir, comme les Allemands,au lieu de la désiccation , pour conservercertaines fleurs, comme les lofes. VoyezRose.
La plupart des matières végétales Scanimales seches, comme feuilles, racines,vipères & cloportes léchées, Ne. les pou-dres font fur tout exposées à cette alté-ration , par la multiplicité des surfacesqu’elles présentent a l'air. On doit donctenir toutes ces'substances dans les lieuxsecs & dans des vaisseaux bien bouchés ,ou des boîtes exactement fermées. L’im-portance de cette méthode est très-sen-sible , par la comparaison des plantesscellés que les herboristes gardent enplein air dans leurs boutiques , & decelles qui ont été soigneusement serréesdans des boîtes : les prenneres , quelqueexactement qu’ellssayent été desséchées,deviennent noires, molles, à demi - moi-sies -, les dernieres au contraire font anssivertes & aussi faines qu’au moment qu’onles a renfermées. On doit aussi princi-palement tenir dans un lieu sec certainestablettes sujettes à se rt mollir par l’b ti-midité de l’air, çomme celles de diacar-thami, de citron, c sc. & les poudresdans lesquelles il entre du sucre. Lessels désiquescens qu’on veut garder sousla forme lèche, tels que la pierre â eau-