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Tome neuvieme. CON - CRI.
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ioï CON

gagne son douaire au coucher. VoyezDouaire, Mariage. Uc. ( Â )Consommation , Marine , c’esttout ce qui s’est employé au service duvaisseau pendant le voyage, comme cor-dage , toile de voile , poudre , balles,c if c. L’écrivaìn doit tenir mi registre dela consommation, (j?)

Consommation, Comm. , terme,usité parmi les négocions, pour signifierla distribution qui se fait des marchandi-ses. Quand le commerce ne va pas, ils di-sent qu’;7 n'y a fasse consommation. ( G)

* CONSOMME, f. m. Cuisine , c’estun bouillon fort de viandes, & qui se ré-duit en gelée ferme quand il est refroidi.On a. laissé les viandes bouillir long-temps , afin qu’elles déposassent tonsleurs sucs dans l’eau qui fait avec eux lebouillon, & c'est de-là qu’ii a été appelleConsommé,

CONSOMMER , CONSUMER,Gramm. Syn: , on dit ; le prêtre a con-sumé ï'hostie , & consommé le sacrifice.( 0 )

CONSOMP HON , Médecine , voy.Marasme U Phthisie.

CONSONNANCE, f. f. terme de Gram -maire, ou plutôt d eRhétorìqne, On entendpar çonsonnance la ressemblance des sonsdes mots dans la même phrase ou période.Tueecansoetnc.nccsontàe la grâce en latin ,pourvu qu'on n’en fasse pas un usage tropfréquent dans le même discours, &qu’ellcs .se trouvent dans une positionconvenable en l’an & eifPautrc des mem-bres,relatifs, Par- exemple, Jì mnprœjì-dia inter p.ericiila, iamensolatiè inter ad-, versa, Apud Qliintil. ì. IV, c. iij. La cou-fonnance entresolatio & pnejìàìo , est éga-lement an milieu de l une Si de l’autreIncise : elle y est placée comme un hé-mistiche , autrement elle ne scroit passensible. Voici un exemple de consonnan-çe à la fin des incises : Jìne invìdiii culs aleciatur, U Jìne cul f d invidia fonatur.d. ibid. En voici encore un antre exem-ple tiré du même chapitre de Quintilien :itemo. fotejl alterì dare mutrimonìum > nijiquem penèsfit patrim&nium, Cette figurea de la grâce, dit Quintilien , acccditex Hiâ figura gratia, Id. ibid, fur - toutquand-la consonnance se fait sentir en despositions égales , in quibus initia sententfinrwn finu çonsentimi , parihm c«-

C O N

dant, eodem iejìnunt niodo. Id. ibid.

Les rhéteurs donnent divers noms àcette figure, selon la différente sorte deconsonnance, & selon la variété de la posi-tion des mots : ils appellent paranomajìela consonnance qui résulte du jeu des motspar la différence de quelques lettres ; parexemple , inceptio est: amentìum, haudumantium. Terenc. Andr. act. I. sc. jv.v. iz. c’est un projet d’ínsensés, & nonde personnes qui s’aiment & qui ont lesens commun. Cutn leclumpetìs, de lethocogita. En ces occasions la consonnance estappellée paranomajìe de srafsí, près, pro-che, & de trou», nom, c’est-à-dire, jeu en-tre les mots à cause de l’approximationdes sons. II y a encor e fimìliter AcJìnens,Jìmilit'r cadens. II suffit de comprendreces différentes maniérés fous le nom gé-néral de consonnance. L’usage de cette fi-gure demande du goût & de la finesse. Laressemblance des sons ou des mots trop,proches, & dont il y en a plus de deuxqui se ressemblent, produit plutôt unecacophonie qn'une consonnance.

Ofortumiam natmn me console Romani !Cette figure mise en œuvre à propos a dele grâce en latin, selon Quintilien ; maispourquoi n’a-tellc pas le même avantageenfranqois? Je crois que c’est par la mê-me raisonquèQuintilien dic que les hémi-stiches des vers latins font déplacés dans laprose. Quand les Latins lisoient la prose ,ils étoient surpris d’y trouver des moitiésdevers on des vers entiers, qui y parois-,soient comme suite du discours & nonpomme citation. Non erathis locus. Vi-_.iium est apud nos Jì quìs poetica vulgari-bus mifeeat. Quint. I, VIII. c. iij. c’est■confondre les différens genres d’écrire }c’est tomber, dit-il, dans le défaut dont. parleHorace au commencement de fa poé-tique: Humana capiti , &c. Versuminoratione sari multo fcedijstmum est, Id. I,IX. c. jv. Comme la rime ou çonsonnancen’entroit point dans la structure des verslatins, cette consonnance , loin de bles-ser, flattoit l’oreille, pourvu qu’iìn’y eûtpoint d’affectation & que Tissage n’en fût.pas trop fréquent, reproche qu’on fait à8. Augustin,

Mais enfranqois, comme la rime en-tre dans le mécanisme de nos vers, nousne voulons la voir que là, L nous som-mes Méfiés, comme les Latins Vêtaient,