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Tome neuvieme. CON - CRI.
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CON

lorsque deux mots de même son se tfau-ventl’un auprès de l’autre : par exempleles beaux esprits pour prix, &c. Jì Cicéron,&c. mais même , &c. que quand , &c.yufqu'à quand, &c. Un de nos bons au-teurs parlant de la bibliothèque d’Athe-nes dit que dans la fuite Syíla la pilla,ce qui pouvoit être facilement évité ens’exprimant par la voie passive. Vauge-las & le P. Bouhours ( Doutes, pag. 273)disent que nous devons éviter en prosemon-seulement les rimes , mais encoreïes confonnances, telles que celle qui setrouve entre soleil & immortel.

Je conviens que ce font-là des minu-ties auxquelles les lecteurs judicieux 11eprennent pas garde. Cependant il fautconvenir que fi un écrivain évitoit cesnégligences, Pouvrage ne perdroit riende fa valeur intrinsèque.

J’ajouterai que les confonnances fontfort autorisées parmi nous dans les pro-verbes : qui langue a , à Rome va : à bonchat, bon rat ; quand il fait beau, prendston manteau ; quant il pleut, prens-le Jîtu veux : il flatte en présence, il trahit enabsence : belles paroles cy mauvais jeutrompent les jeunes ff les vieux : qui terre«, guerre a; amour cfl seigneurie ne veu-lent point de compagnie. (F)

CONSONNA.NCE , en Musique, est,lelou le sens propre du mot, l’effet dedeux ou pîusieurj sons entendus à la fois :vrais on restreint ordinairement la signifi-cation de ce terme aux intervalles for-més par deux sons dont l’accord plaît àl’oreille; & c’est en ce sens qaé nous enparlerons dans cet article.

Dc cette infinité d'intervalles dontles sons font susceptibles, il n’y en aqu’un très-petit nombre qui forment desconfonnances; tous les autres choquentl’oreille & font appelles pour cela dif-sonnances; ce if est pas que plusieurs decelles-ci ne soient employées dans P har-monie ; mais c'est toujours avcc desprécautions dont les confonnances , étantagréables par elle-mêmes , n’ont paségalement besoin. '

Les Grecs n’admettoient , que cinqconfonnances i savoir, la quarte, l’onzie-hic qui est sa réplique , la quinte , laréplique de la quinte, & l’octave. Nousy ajoutons les tierces & les sixtes majeu-res & mineures, les octaves doubles &

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triples, L en un mot les diverses ré-pliques de tout cela, fans exception,selon toute l’étendue du système.

O11 distingue les confonnances ert par-faites ou justes,dont l’intervalie ne variepoint; & en imparfaites, qui peuventêtre majeures ou mineures. Les confon-nances parfaites font la quarte, la quinte& Poctave. Les imparfaites font ses tier-ces & les sixtes.

Le caractère physique des confonnan-ces se tire de leur production par unmême son, ou si l’on veut, du frémisse-ment des cordes. De deux cordes biend’accord, formant entr’elies un interval-le d’octave ou de douzième, qui est l’oc-tave de la quinte, ou de dix - septièmemajeure, qui est la double octave de latierce majeure, si l’on fait sonner la plusgrave, • l’autre frémit & rend du son. Al’égard de la sixte majeure & mineure,de ía tierce mineure, de ia tierce majeuresimple , & de la quarte, qui toutes sontdes combinaisons ou des rcitversemensdes précédentes confonnances , elles fetrouvent entre les diverses cordes quifrémissent au même son.

Si je touche la corde ut, les cordesmontées à son octave ut, à la quintefol de cette même octave , à la tsercemajeure mi de la double octave, &même aùx octaves de tout cela , fré-miront toutes en même temps. Voilàdonc l’octave la tierce majeure & la,quinte directe. Les autres confonnancesse trouveront auffi ; savoir , la tiercemineure du mi&nfoli la sixte mineuredu même mi à l 'ut qui est plus haut;la quarte du fol à ce même ut , & lasixte majeure du mêm t fol au mi, quiest au-dessus de lui.

Telle est la génération de toutes lesconfonnances: il s’agiroit maintenant derendre raison des phénomènes.

Prcmierement, le frémissement descordes s’expiiqite par faction de Pair &1 s concours des vibrations. Foy. Unis-son. 2°. Que le son d’une seule cordesoit toujours accompagné ds ses harmo-niques (voyez ce mot), cela paroit unepropriété du son qui en est inséparable& qu’011 ne fau roi t expliquer qu’avecdes hypothèses qui ont leurs difficultés.3°. A l’égard du plaisir que ses confon-