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tiances font à l'oreille, à l’exchision detout autre intervalle, on en v it claire-ment la source dans leur génération. Lesceiifemmmces naissent toutes de l’accordparfait produit fer un son unique, &réciproquement l'accord parfait se Formede Vassemblage des confonmnces. 11 estdonc naturel que l’harmonie de cet ac-cord se communique à íes parties , quechacune d’elles y participe, & que toutautre intervalle qui ne fait pas partiede cet accord, n’y participe pas. Or, lanature qui a mis dans les objets dechaque sens des qualités propres à leilitter , a voulu qu'un son quelconquefût toujours accompagné d’autres sonsagréables, comme elle a voulu qu'unrayon de lumière fût toujours formé del’assemblage des plus belles couleurs.Que fi 1 on presse la question , & qn’ondemande encore d'où naît ce plaisir qnecause l’accord parfait à l’oreille , tandisqu’elle est choques du concours de tontautre son, que pourroit-on répondre àcela, fi ce n’estde demander à sou tourpourquoi le verd plutôt que le gris meréjouit !a vue, ou pourquoi le parfumdu jasmin m endiante, tandis que l’odeurdn pavot me fait peine?
Çen’estpas que les physiciens n’aventexpliqué tout cela ; & que n’expiiquent-jls point? mais que toutes ces explica-tions font conjecturales, & qu’on leurtrouve peu de solidité quand on les exa-mine de près ! Je ne m’attache ici qu’ausentiment le plus général pour en rendrecompte av lecteyr.
11- disent donc que la sensation du sonétant produite par les vibrations du corpssonore , propagées jusqu’au tympan parcelles que Vair reqoit de ce même corps,lorsque deux Ions se font entendre en-semble, l’organe de l’ouie est affecté àla fois de leurs diverses vibrations. Sices vibrations font de même durée,qn’elles s’accordent à commencer &finir ensemble, ce concours forme l’u-niffon, & l’oreille qui saisit l’accord deses retours égaux & bien concordans,en est affectée très-agréablement. Si lesvibrations de l’on des sons font dou-bles en durée de celles de Vautre, du-rant chaque vibration du plus grave,l’aigu en fera justement deux , Si à latroisième ils partiront ensemble j ainsi,
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de deux en deux , chaque vibration im-paire de l’aigu concourra avec chacunedes vibrations du grave ; & cette fré-quente concordance qui constitue l'oc-tave, selon eux moins douce à l’oreilleque l’uniffon , le fera plus qu’aucuneautre confonnance. Après vient la quinte,dont l’un des Ions fait deux vibrationstandis que Vautre en fait trois, de fortequ’ils ne s’accordent qu’à chaque troi-sième vibration de l’aigu ; ensuite la dou-ble octave, dont l’un des sons fait quatrevibrations pendant que Vautre n’en faitqu’un'e, s’accordant feulement à chaquequatrieqie vibration de l’aigu : pour laquartejfles vibrations se répondent dequatre' en quatre de l’aigu , &dc troisen trois du grave. Celles de la tiercemajeure font comme 4 & 5; de la sixtemajeure comme 5 & 5 ; de la tierce mi-neure comme $ & 6 i & de la sixte mi-neure comme ; & g. Au-delà de cesnombres il n’y a plus qne leurs multi-ples qui produisent des confonnances ,c’est-à-dire, des octaves de celles-ci ; toutle reste est dissonant.
D’autres trouvant l’octave plus agréa-ble que Vunisson, & la quinte plus agréa-ble que l’octave, en donnent pour raison,que les retours égaux des vibrations dansl’unisson, & leur concours trop fréquentdans l’octave, confondent, identifientles sons au point d’empécíier que Vo-reille n’en apperçoive la diversité : pourqu’elle puiffe avec plaisir comparer lessons, il faut bien, disent ils, que lesvibrations s’accordent par intervalles,mais non pas qu’elles se confondent abso-lument ; autrement au-lieu de deux sonson croiroit n’en entendre qu’un. C’estainsi que du même principe 011 tire àson gré le pour & I? contre, selon qu’onjuge qne les expériences l’exigent. Qu’ilme soit permis de faire quelques obler-vations fur celui dont il s’agit ici.
Premierement, toute cette explicationn’est fondée, comme on voit, que fur leplaisir qu’on prétend que Vaine reçoitpar l organe de Vcuie du concours desvibrations, ce qui dans le fond n’est déjàqu’une pure supposition : de plus, il fautencore supposer,, pour l’établissementde ce système, que la premiere vibra-tion de chacun des deux corps sonorescommence exactement avçc celle dç