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tmsonmmces aulsitôt qu’on parvient àl’uiùsson.
D’aprèstoutes ces observations, nouscroyons pouvoir établir les propositionssuivantes, comme autant de vérités fon-dées fur une expérience indubitable.
l°. Que la plus parfaite des confonnan-ces est celle des deux tons égalementhauts, c’est-à-dire, l’unisson.
2°. Que fa diiTonnance la plus insup-portable est celle des deux tons, qui nediffèrent quetrès-peu de l’uniffon , quiseroient par exemple dans le rapport de99 à ioo.
Z o. Qne le désagrément de cette dis-cordance s’affoiblit à mesure que lesnombres qui indiquent le rapport desdeux ton* „ s’éloignent de l’égalité ; en-sorte qu’enfin ce désagrément cesse ab-solument d’ètre sensible , lorsque l’inter-valle des deux tons est parvenu à une cer-taine grandeur.
4°. Que dès que cet intervalle n’eft pasplus petit que dans le rapport de ç: 6 , iln’y a plus de dissonance.
Que dès ce même intervalle de ç :
6, l'accord des deux tons plaît déjà à l’o-reílle , & qu’à mesure que les deux nom-bres s’éloignent encore davantage dn rap-port d’égalité, la confonnancee n devientplus agréable.
6°. Que cet accroissement des degrésde confonnance, a néanmoins son maxi-mum , au-delà duquel l’agrément de laconfonnance va en diminuant ; & que cemaximum tombe précisément sur le rap-port de x : 2. En sorte que l’intcrvalle x:3 ne fait déjà plus n ne si bonne confonnan-ce que celui de i : 2, bien que les nom-bres qui l’expriment s’éloignent davanta-ge de T égalité.
En reprenant donc, munis de ces ob-servations, les intervalles des tons , dansle même ordre que la nature observe enproduisant le son, savoir :
i: 2, 2: 3, 3: 4, 4: ; , -5 : 6,6:
7 , 7 - 8 , S : 9, y --lo, &c. nous re-marquerons que les limites qui séparentles confonnances des dissonances , tombentfur les intervalles 6 : 7 & 7 : 8- Carl’accord de 8: 9 , fait une dissonance bienmarquée, & celui de ç : 6, estime con-sonance gracieuse. Nous avons remarquéailleurs ( Voyez ci-dcvant Accord Pá R-ïait,) qu’au jugement des oreilles les
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mieux exercées, Pintervalie de 6 : 7, quiest dans rharmonie moderne la tierce di-minuée , est encore au nombre des confon-nances. A ce compte, ce servit donc I in-tervalle de 7: 8 , qui feroit la ligne deséparation entre les accords consonoans& les dissonans, & ce feroit le seul detous les accords de deux tons, duquel onne sauroit dire à laquelle des deux clas-ses il appartient: rharmonie est exposéeici à la même incertitude qu’on retrouvedans toutes les choses qui ne diffèrentqu’en degrés. Qui oferoit entreprendrede déterminer le point précis où le grandfinit & où le petit commence , où l'oncesse d’étre riche & où l’on devient pau-vre , où le bien-être se change en infor-tune ? II ne doit donc pas paroître étran-ge qn’il y ait dans la musique un inter-valle qui 11e soit ni conformant ni disso-nant; heureusement cet intervalle équi-voque ne se trouve pas fur notre échellede musique.
Le domaine des confonnances feroitdonc fixé par les remarques précédentes,jufqu'à un degré de certitude assez vrai-semblable; & nous pouvons poser pourprincipe que la tierce diminuée 6: 7, estla plus imparfaite , & que l’octave i : 2est la plus parfaite des confonnances ;qu’ainsi leur domaine s’étend d’un de cesintervalles àl’autre.
Les intervalles qui excédent l’octave »tels que le rapport tic 1 : 3, & tous lesautres de ce genre, 11’exigent aucune con-sidération particulière. Car puifqu avecle ton 1, on entend auíïì son octave 2,il est clair que l’intervailc 1:3, & qu’engénéral tout intervalle qui passe l’octa-ve, est semblable à l’intervalle qui ré-sulteroit du ton inférieur élevé à son oc-tave ; ainsi l’íntervalle composé 4: 9 estde la même nature que l’intervalle sim-ple 8: 9- II feroit par conséquent super-,flu d'étendre le domaine des confcnnan-ces au-delà de l’octave; & nous pouvonsles renfermer toutes entre les deux limi-tes , de la tierce diminuée & de l’octa-ve , entre les deux rapports f & ?.
Mais il semble qu’on pourroit conclurede cette assertion , que tout intervallemoindre que l’octave, & plus grand quela tierce diminuée , devroït nécessaire-ment faire une confonnance. Aussi cette; conclusion seroit-elle juste, sicen’étoiC