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Tome neuvieme. CON - CRI.
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la circonstance particulière qu*il ne fautpoint perdre de vue; savoir, que toutton fondamental Fait entendre en mêmetemps son octave L fa quinte d’une ma-niéré très-serifible. Ceci met une restric-tion importante à la réglé ries consommn-ces , & nous fait comprendre pourquoil’aeçord de septième, quoique contenudans l'étendue des intervalles conson-nans, fait une dissonance; c'est que laseptième ne fait pas cette dissonance ;avec le ton fondamental, mais avec sonoctave dontl’intervalle n’est que d’une se-conde : li par exemple l’accord Aeutsi estdiscordant, c’est parce qu’aveç le ton uttouche , on entend son octave ut & quel’intervalle^ ut est moindre quedeéà?.Ainsi pour renfermer Texception dans laréglé , il faut dire que les intervalles f lusgrands que dans le rapport de 6 à 7, fontconsonnans lorsqu'ils ne se rapprochent pastrop du rapport de l à 1.

Pour déterminer jusqu’à quel point cesintervalles peuvent s’approcher d n rap-port 1 : î , fans cesser d’être conson-nans, exprimons ce rapport par des nom-bres plus grands ; suppofons-le comme6 à 12; & concevons qu’entre la plusbasse corde d’une octave 6 , & la plushaute iî, il y ait un certain nombre decordes intermédiaires, par exemple on-ze, ces cordes seront désignées par lesnombres suivant, 61, 7, H , 8 , 8|

9,9Í, lo, io|, n , nj; il est évidentque les confomances commenceront à lacorde 7, & que la derniere tombera furla corde 10, parce que les suivantes fe-rment une dissonance, non avec la cor-de 6, mais avec son octave iî. Car l’in-têrvalle io| : iî, ou 21: 24, est pluspetit que celui de 6 à 7.

Mais afin de nous rapprocher davan-tage de la connoissance pratique, repré-sentons - nous le système des tons, telqu’il est usité dans la musique moderne,& appliquons-y les observations précé-dentes: voici d’abord le tableau de cesystème.

ut. ut re. re mi fa. f» Ztz. sot.

IV*! S 17 4 4 îí î

ÍÏS í U T ï W î

sol à- la. si h. si. ut.

81 161 3 s 1

ÏÎC Ï 78 re ÏT v ,

Ici le domaine des eonsonnancest'ttenAdepuis le ton re dise , jiifqu’au si bémol.En effet, ('intervalle «í —re ^ est déjà

CON

un peu plus grand que de 6 à 7, & l'în-tervallejfi— ut, ou qui est St:9,

est plus petit que le rapporté:?. Ainsichacun des sept tons re , mi, fit, fa K»s°l,fl & la, devroit faire consonnan-ce'itve c le ton «t.

Mais est-il bien vrai que tous les tonsde notre échelle , compris entre lestonsre Sc si b , faffent accord de consonnancta vecut, comme cela devroit être d’aprèsles principes que nous venons d’établir?C’est ce qu’on 11e sauroit affirmer, puis-que chacun sent la dissonance du tritonut — fa dise , & de la fausse quinte fadiese — ut. Cependant il 11e paroît pasqu’il y ait ici une dissonance immédiateentre le ton fa diese &le ton ut, ni en-tre les tons ut Si fa la dissonance estentre le ton supérieur fa ou «í > & lesemi-ton qui le suit, soi 011 ut diese , par-ce que ce semi-ton est la quinte du ton in-férieur ut ou fa , & qu’avee le tontouché , 011 entend toujours fa quinte.Or, nous avons vu qu’un intervalle desemi-ton fait une dissonance très-sensi.ble : aiusi la quinte juste étant sentie ,exclut nécessairement le triton ou laquarte superflue & la fausse quinte, quipar cette raison doivent être rangéestoutes les deux dans la classe des disso-nances. -d;.

Par la même raison, il faudroit dire quela quarte & la sixte font avili dissonan-ce avec le ton sol, & cependant ces deuxintervalles font généralement admis aï,rang des consonnances ; mais ce n’est quedans le renversement , & jamais à l’é-gard du véritable ton fondamental ,comme on lé montrera dans les articlesde ces deux accords.

On peut donc établir pour réglé géné-rale, qu’afin qu’un ton quelconque fasseune coetsonnattce complété avec le son fon-damental , il faut de plus qu’il fasse con~sonnance avecl’octave& la quinte de cemême son : or, puisque la tierce diminuéeeu l’intervalle 6 : 7, est le plus petit desintervalles consonnans, il en résulte que1 la consonnance du ton fondamental doitFaire au moins un intervalle de é : 7, avecl’octave & la quinte de ce ton , & qu’ainsila sixte même n’est une consonnance ad-missible, qu’autant qu’on peut affaiblirla sensation de la quinte.