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tws-diíficile à prononcer pour ceux quine font point nés Anglois. Ces réflexionsfont tort utiles pour rendre raison desehangemens arrivés à certains mots quiont passé d une langue dans Une autre.Voyez la differtation de M. Falconet !, surles principes de /’ étymologie , Mi{loire defacad. des Belles-Lettres.
A l'égard du nombre de nos consonnes ,fi l’on ne compte que les sons & qn’on nes’arrête point aux caractères dfe notre al-phabet , ni à l'u sage souvent déraisonna-ble que l’on Fait de ces caractères, ontrouvera que nous avons d’abord dix-huit consonnes, qui ont un son bien mar-qué, & auxquelles la qualification de Con-sonne n’est point contestée.
Nous devrions donner un caractèrepropre, déterminé, unique & invariableà chacun de ses sons, ce que les Grecsont fait exactement,conformément auxlumières naturelles. Eli-il en esset -rai-sonnable que le même signe ait des desti-nations différentes dqns le même genre,& qne le nw,ne objet soit indiqué tantôtpar un signe tantôt par un autre ?
Avant que d’entrer dans le compte 'denos conjsinnes , je crois devoir faire unecourte observation sur la maniéré deíesnommer. ^
lì y a cent ans que fa Grammaire gé-nérale de P. R. proposa u ne maniéré Rap-prendre à lire facilement en toutes sortesde langues. 1.part. chap. íg.- Cette ma-niéré consiste à nommqií‘les.co«/e«»fr parle son propre qu’eiles ont;MÌensJes sylla-bes où elfes se trouvent,t en ajoutant feu-lement à ce son propre^celqj.de i’c muet,qn> cstf’eKst de l’ìinpulfion desair néces-saire pour faire entendre,}a„í’c,.yoK«r ; parexemple, fi je veux nomnterla lettre Bque j’at observée dansJes mots Babylone,Bibles , &c. je l'appelleraièe, comme onfe prononce dans la derniere syllabe detombe , ou dans la proir.k’re de besoin.
-,-«Ainsi; du d, que-je,, nommerai ,d,comme ón l’entend dans ronde ou dansdemande. . . ;
Je ne dirai plus#?, je ditat/e, commedaiis fera. étoffe ; je ne dirai pins «vfe ,Jèdirai le', enfin jc ne dirai ni ernme ni curie,je, dirai me, comme dans aime, ■& ne.comme dansyôaae oU dans bonne, ainsi desOutres.
- Cette iirafique facilité extfémeme.ntjá
CON ii?
liaison des consonnes avec les voyellespour en faire des syllabes , fe, a , faìfe,re, i , frì ; enforte enVépeler c’estlire. . Cette méthode a été renouvellée danos jours par MM. de Launay perc &fils, & par d’autres maîtres habiles: lesmoiivemeos que M. Dumas s’est donnéspendant fa- vie pour établir fipn lureaUtypographique, ont auffi beaucoup con-tribué à faire Connoître cette dénomina-tion ; en forte qu’elle est aujourd’huipratiquée, même dans les petites écoles.
Voyons maintenant le nombre de nosconsonnes i je les joindrai , autant qu’ilfera possible, à chacune de nos- huiÇvoyelles principales.
Nomde laLettre.
be.
Exemple de chaque Con-forme .avec .chaqutVoyelle.
st é i
Babylone, béat , bierifo u ' ou ■-
Bonnet, bulle , boule ,eu e muet
Beurre, bedeau ,
Cadre ou quadre. ha*rat ou Carat, ialen*des ou calendes, liQuénoi , qui , kirì*elle, coco, cure , Itcou, queue, quérir ,querele.
Comme je ne cherche que les sons pro-pre,s,.de chaque lettre de notre langue,désignas ,par un seul caractère incommu-nicable à tout autre son, je ne donne ifiiau c que le son fort qu’il a dans les sylla-bes Cst, es, cu. Le sou doux ce, ci, ap-partient au/j & le son ze, zì , appar*tient à la lettre z.
Í David, un dé, Diane jdodu, duché , douleur \
Figurede laLettre.
B, bV
C,-c, dúr,K, Q.,- q v
que,
0. d,
V dtux , demander*í Faveur , féminin, finì\F, f, fe, J forêt, funeste, h f’out\( . le feu , femelle,s Gage , guérir , guider,G» gdurgue.J à gogo, guttural, goit*f lu, gueux, guedé.
Je ne donne ici à ce caractère que içson qu’il a deyantst, o , u } ic son foibhi,ge, gi, appartient au j. " \
- - . : f. Jamais, .jésuite, JVrftï,J í j* - ■ jx. ' < joli , jupe,, joue ,
’. v 'jitfer y^etìon.