CON
lement astringe n t; propriété qu’il doit àplusieurs rie fes ingrédiens qui possedentcette vertu , comme le plantain , la re-nouée, £fc.
L r racine de consoude entre dans lescompofit ons officinales suivantes, de lapharma opée de Paris -, savoir , les pilu-les astringentes , la poudre contre l’avor-tement , l’emplâtre contre la rupture ,le baume oppodeldoc. Sessauilles, auífi-bien que fa racine , entrent dans l’eauvulnéraire. Ses feuilles entrent dans lebaume de Fioraventi , dans le baumevulnéraire. Le suc de la plante entre dansl’emplâtre oppodeldoc. (b)
CONSPIRANT, adj. Asécb ., puissan-ces conspirantes , en méchanique , fontcelles qui n’agissent pas dans des direc-tions opposées. Les puissances font d’au-tant plus conspirantes , que leurs direc-tions font moins opposées : on peut mêmedire , q u’à proprement parler, il n’y a depuissances véritablement conspirantes ,que celles qui agissent suivant la mêmedilection ; car alors l'effet produit parles deux-puissances agissant ensemble,est: égal à la somme des effets que chacuneagissant en particulier auroit produit :mais quand tes directions font un angleentr’elles , l'effet produit par les deuxpuissances conjointes , est plus petit quela somme des deux effets pris séparément,par la raison que la diagonale d’un paral-lélogramme , est moindre que la sommedes deux cotés. Voyez Composition.Cela vient de ce que deux puissances dontles directions font angles , font en partieconspirantes & en partie opposées, II peutmçme arriver que sangle des puissancessoit si obtus , que la puissance qui en ré-sulte soit moindre que chacune d’elles: &alors les puissances ne ferment appelléesconspirantes que fort improprementpuisqu’elles détruisent alors mutuelle-ment une partie de leur effet. V. Puis-6ANC.E £ 5 * MOUVEMENT. ( O)
CONSPIRATION, CONJURATION,f. f. Gramm. , union de plusieurs per-sonnes dans le dessein de nuire à quel-qu’un ou à quelque chose.
On dit la conjuration de plusieurs partsculiers , & une conspiration de tous les or-dres de Tétat s la conjuration de Catilina ;la conspiration des élément ; la conjurationdt Vmise j lu conspiration des poudres ;
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la conjuration four faire périr un prince ;la conspiration pour en faire régner un au-tre ; une conjuration contre l'état ; uneconspiration contre un courtisan ; tout con-spire à mon bonheur ; tout semble conjurerma perte. (O)
* CONSTANCE, f. f., Morale , c’éftcette vertu par laquelle nous persistonsdans notre attachement , à tout ce quenous croyons devoir regarder commevrai, beau, bon, décent & honnête. Onne peut compter fur ce que dit le men-teur ; on ne peut compter fur ce que faitf homme inconstant : l’un anéantit, au-tant qu’il est en lui, le seul signe que leshommes ayent pour s’entendre ; l’autreanéantit le seul fondement qu’ils ayentde fe reposer les uns fur les autres. 81l’inconstance étoit auffi grande & auffi gé-nérale qu’il est possible de l’imagiiier, iln'y auroit rien de permanent fur la sur-face de la terre, L les choses humainestomberoient dans un chaos épouvantable.Si rattachement est mal placé , la con-stance prend le nom A.'opiniâtreté , & l’in-constance celui de raison. Les anciensavoient fait de la constance une divinité,dont on voit souvent l’image sur leurs mé-dailles.
Constance , Géogr. , ville impé-riale très-considérable du cercle deSuabe,située fur un lac de même nom. Sa long.est de î6. ;8- U /alat. de 47. z;. Elle estfameuse par le concile qui commença às’y tenir en 1414 , & qui finit en 1418.Voyez-en l'histoire curieuse par M.Lenfant.C est dans ce fameux concile œcunémi-que que fut décidée la supériorité d u con-cile général au-dessus du pape ; que JeanXXIII, accusé de toutes sortes de crimesfut déposé, & que Jean Hus fut brûlé vifpour fes erreurs, malgré le fauf-conduitqui lui avoit été donné par l’empercur Si-gifmond : c’est , dit-on , ce qui a dégoû-té les protestans de venir au concile deTrente, ou plutôt ce qui leur a servi deprétexte pour s’en dispenser. Mais on arépondu solidement a leurs objections.Voyez Concile , ProtestansTrente. Le célébré Jean Gerson jouaun grand rôle à çe concile, L’évêque deConstance jouit d’un très-grand diocèse ,avec la qualité de prince de l'efnpire. Lelac de Constance a environ sept millesd’Allemagne, en plutôt sept milles deux