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vénement doit leur être commun ; ainsiop appelle quelquefois consorts ceux quivivent en communauté ou société, demême qu'on appelle compersonniers , lesco-tenancícrs solidaires d’une même telle-ment, soit à titre de cens, emphithéose,ou loyer. On appelle aussi consorts tousceux qui plaident conjointement par leministère d'un même procureur ; il estd'usage dans le style judiciaire, que leprocureur ne dénomme qu’une de sesparties , & se contente de désigner lesautres fous le nom de conforts. Celaest bon pour abréger les qualités dans lecourant des écritures ; mais il est impor-tant que toutes les parties,soient dénom-mées, du moins au commencement, &dans les premiers & principaux actes,tel' que dans b - demandes, dans les ap-pels & dans les jugemens j autrement ilpourrqit arriver que celui qui auroit ob-tenu une condamnation contre plusieursadversaires, fous le titre de consorts,feroit arrêté ponr l’exécution par qnel-.ques-uns d’entr’mx, qui prétendroient«'avoir pas été parties dans les contesta-tions , pour n’y avoir pas été dénommés.
C aí )
CONSOUDE. f. m., Bot ., symphitnm;genre de plante à fieur monopétale, dontla forme approche de celle d’un enton-núiroblong, ou en quelque Faqon de celled’une cloche. Le pistil fort d’un calice dé-coupé presque jiisqu’à sa base, attachécomme un ciou à la partie postérieure dela fleur, & entouré de quatre embryonsqui deviennent dans la fuite autant de se-mences ressemblantes à des têtes de vi-pères. Ces semences se mûrissent dans lecalice qui s’aggrandit. Tournefort, inft.reì her. Voy. Plante. (/)
CONSOUDE (grande) Mat. méd. ésPharmacie : ce n’estpresque que la racinede cette plante qui est employée en mé-decine.
Elle contient beaucoup de mucilage,qui est sa partie utile & vraiment médi-camenteuse.
Les anciens auteurs avoient attribué àla racine de cette plante, je ne fais quellevertu agglutìnative, ftyptique ou vul-néraire , par laquelle ils la croyoient pro-pre à arrêter toute forte d’hémorrhagie,soit interne, soit externe; à consoliderl*s plaies, à réduire les hernies, <S sorti-
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sier leslígamens des articulations disten-dus ou relâchés par des luxations; à hâtermême lâ réunion des os : il s’en trouvemême qui ont avancé que cette racine,cuite avec difftrens morceaux de viande ,les réunissoit en un seul.
Senuertrappo~te que cette plante étoiten recommandation parmi les tilles deson pays, ai sophijlicationem virginìtatis'.mais c’est une assez mauvaise ressourceen ce cas.
L’n sage de cette plante est cependantd’une utilité réelle dans l’hémophthisie ,la dysenterie , le pissement de sang, lesulcérés des reins & de la vessie, certainsdévoiemens, esc. mais c’tst comme mu-cilagineusé, c’est-à-dire, adoucissante ourel.chante ; car la vertu inviícante ouincrassante attribuée à certains remedes ,& notamment anx mucilages, est unepure, chimere. Voyez IncraSSANT.On ordonne la racine de consoude , dansles cas que nous venons de rapporter , endécoction très-légere, soit feule, soitavec quelques matières farineuses oudouces, comme le riz , la réglisse , Uc-La précaution de ne la faire bouillirqu'un instant est essentielle; car uneébul-lution trop forte en extrairoit un muci-lage trop abondant L trop visqueux , quinon - seulement en rendroit la boissontrès-tlésagréable au malade, mais mêmequi fatìgueroit son estomac.
On peut employer auffi avec succès ex-térieurement cette racine réduite en pou-dre. dans les cataplasmes émnlliens, re«tâchans, & légèrement discussifs.
On trouve dans les boutiques lin fyropsimple & un fyrop composé de grandeconsoude. Voici la préparation du dernierqui est de Fernel.
Prenez des racines & des sommités degrande & de petite consoude , de chacunetrois poignées } de roses rouges, de la be-toine , du plantain , de la pimprenelle ,de la renouée, de chaque deux poignées;de la scabieuse, du pas-d’âne , de chaquedeux poignées : tirez le suc de toutes çe*plantes & l'épurez , puis mêlçz-y deuxlivres & demie de sucre-blane, & le cui-sez en fyrop selon l’art.
Ce fyrop est plus usité que le simple,qui se Fait avec la décoction de racines deconsoude feule. Voyez SYXOP SIMPLE.Le fyrop de consoude composé est réel-