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Tome neuvieme. CON - CRI.
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me d’un seul & unique point de rebrouf-sement. Ainsi dans Is sig. 104. de la géo-métrie , si le nœud A D s’évanouit, il de-viendra le point de rebrousser.',ent. T.Voyez Nœud Rebroussement.

ta même chose arrive dans la nature.Ce n’est pas fans raison que Platon ap-pelloit le Créateur , l'éternel géomètre.II n’y a point d’angles proprement ditsdans la nature , point d’inflexions ni derebrousscmens subits ; mais il y a de lagradation dans tout, & tout se prépared loin aux changetnens qu'il doit éprou-ver , & va par nuances à l’état qu’il doitsubir. Ainsi , un rayon de lumière quise réfléchit sur un miroir, ne rebroussepoint subitement, & ne fait point un an-gle pointu au point de la réflexion ; maisil pisse à la nouvelle direction qu'il prenden se réfléchissant par une petite courbe ,qui le conduit insensiblement par tous lesdegrés possibles qui font entre les deuxpoints extrêmes de l’incidence & de laréflexion. II en est de même de la réfrac-tion : la rayon de lumière ne se rompt pasgu point qui sépare le milieu qu’il péné-tré & celui qu’il abandonne ; mais ilcommence à subir une inflexion avantque d’avoir pénétré dans le nouveau mi-lieu 5 & le commencement de fa réfrac-tion est une petite courbe qui sépare lesdeux lignes droites qu’il décrit, en tra-versant deux milieux hétérogènes &Contigus,

Les partisans de ce principe préten-dent qn’on peut s’en servir pour trouverles loix du mouvement. Un corps, di-sent-ils , qui se meut dans une directionquelconque, ne fauroit se mouvoir dansline direction opposée, sans passer de sonpremier mouvement au repos, par tousles degrés de rétardation intermédiaires,pour repasser ensuite , par des degrés in-sensibles décélération , du repos ail nou-veau mouvement qu’il doit éprouver.Presque toutes les loix du mouvementproposées par M. D scartes font Fausses,selon les leibnítiens, parce qu’ellès vio-lent le principe de continuité. Telle est ,par exemple . celle qui veut que si deuxcorps J? 81 Ç se rencontrent avec des vi-tesses égales, mais que le corps B soitplus grand que !e corps C, alors le seulCorps C retournera en arriéré , & lc corpsB pontiauera son chemin, tous deux avec

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la même vitesse qu’ils avoient avant lechoc. Cette réglé est démentie par l’ex-périence , & ne s’accorde point avec leprincipe de continuité , auquel il est fortimportant de se rendre attentif; imitanten cela la nature , qui ne l’enfreint ja-mais dans aucune de ses Opérations. Li-sez le chap. j. des instìt. de physique de Mad.du Chàtelet, depuis le § 13 jusqu’à lafin.

On prétend encore prouver par ce prin-cipe, qu’il n’y a point de corps parfaite-ment dur dans la nature. La gradationqu’exige la loi de continuité, ne fauroitavoir lieu dans le choc des corps parfaite-' ment durs ; car ces corps passeroient toutd’un coup du repos au mouvement, & dumouvement en un sens ail mouvementdans un sens contraire. Ainsi tous lescorps ont un degré d’élasticité qui lesrend capables de satisfaire à cette loi decontinuité que la nature ne viole jamais.Sur quoi voyez PERCUSSION. Nous de-vons cet article à M. Formey. (O)

Continuité , Belles-Lett ., dans lepoème dramatique, e’est la liaison quidoit régner entre les différentes scenesd’un même acte.

On dit q 11e la continuité eft observée,lorsque les scenes qui composent un actese succèdent immédiatement, sans vuide ,fans interruption , & font tellement liéesque la scene est toujours remplie. VoyezTragédie.

On dit, en matière de littérature & decritique , qu 'il doit y avoir une continuité ,c’est-à-dire, une connexion entre toutesles parties d'un discours.

Dans le poème épique particulière-ment , Faction doit avoir une continuitédans la narration , quoique les évétiemens& les incidens ne soient pas continus. Si-tôt que le poète a entamé son sujet, &qu’il a amené ses personnages fur la sce-ne , Faction doit être continuée jusqu’à lafin, chaque caractère doit agir, & ilfaut absolument écarter tout personnageoisif. Le Paradis perdu de Milton s’écar-te souvent de cette réglé , dans les longsdiscours que Fauteur fait tenir à FangeRaphaël, & qui marquent à la véritébeaucoup de fécondité dans Fauteur pou kles récits, mais nuisent à Faction princi-pale du poème, qui se trouve comme