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Tome neuvieme. CON - CRI.
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CON

noyée dans cette multitude de discours'.Voy. Action.

Le P. le Bossu remarque qu’en retran-chant les incidens insipides & languis-sans, & les intervalles vuides d’action quirompent la continuité , le poème acquiert«ne force continue qui le fait couler d’unpas égal & soutenu ; ce qui est d’autantplus nécessaire dans un poème épique,qu’il est rare que tout y soit d’une mêmeforce ; puisqu’on a bien reproché à Ho-mère, & avec vérité , qu’il sommeilloitquelquefois; mais aulsi l’a-t-on excusésur retendue de l’ouvrage. (G)

CÒNTOBABDITES , là m. plur.HonoBedclirou , Tbéol .,. hérétiques quiparurent dans le sixième fiecle. Leur pre-mier chef fut Sévere d’Antioche , auquelsuccéda Jean le grammairien, surnommé,JPhiloponus , & un certain Théodose dontles sectateurs furent appelles Théodo-Jìcns.

Une partie de ces hérétiques qui nevoulurent pas recevoir un livre queThéo-dofe avoit composé sur la trinité , firentbande à part, & furent appcllés Canto-babdites , de je ne fais qnel lieu que Ni-«ephore ne nomme point, & qui étoit ap-paremment celui où ils tenoient leursassemble'es. .

Les Contobahiitcs ne recevoient pointd’évêques. L’est tout ce que cet historiennous en apprend. Voyez le Trév. fisle Moréri. ( f?)

CONTORNIATES , Médailles , Artmmifiml ., le dictionnaire de Trévouxdit contourniates , qui me paroît moinsbon. On appelle con t o-,-niâtes, des médail-les de cuivre terminées dans leur circon-férence par un cercle d’une ou de deuxlignes de largeur, continu avec le métal,quoiqu’il semble en être détaché par unerainure assez profonde qui régné à l’ex-trémité du champ , de l’un & l’autre cotéde la médaille. Cette sorte particulièrede cercle fait aisément distinguer les mé-dailles contorniates , de celles qui font en-châssées dans des bordures du même oud’un différent métal. Quoiqu’on pût direque le nom de contorniate vient du motconturnus , contour, employé dans nosvieux titres, comme on volt dans le glos-saire de M. Ducange , cependant M. Ma-hiuie! prétend qu’il en faut chercher l’o-jrigine en Italie, où ces médailles font ap-

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pellées medaglìonì contormti : mais toutcela revient au même.

Les antiquaires conviennent asiezqu’elles n’ont jamais servi de montioie.Le cercle qui les termine , plus parfaitque celui des médailles qui servoíent demonnoie, l’éminence de ce cercle, quirend ces médailles moins propres à êtremaniées , la difficulté qu’il y a eu deformer la vive-arête qu’on voit des deuxcotés de ce cercle , & qui demandoit uptemps trop considérable, la damasqui-,nure qu’on apperqoit sur plusieurs de cesmédailles, dans le champ du coté de latête & fur quelques-unes des figures durevers , ouvrage dont la longueur ne s'ac-corde pas avec la célérité & la multipli-cation nécessaire pour la monnoie cou-rante, le défaut de fous-division en moi-tiés & en quarts, nécessaires dans le com-merce de la monnoie pour remplir toutesles valeurs, comme on en trouve dansles antres tbédailles d’or , l’argent & decuivre , & celui du décret ou de l’autori-té qui paroît fur les médailles qui fer-voient de monnoie, tel qu’étoit la for-mule de sénatus ■ consulta , ou le nom dumagistrat qui les faifoit frapper , toutcela prouve que les contorniates n’ont ja-mais servi de monnoie. 11 est vrai quel’on voit fur plusieurs de ces médaillesdes lettres, comme P. E. mais ces lettresfont le monogramme ou la marque desouvriers qui fabriquoient ces pieces, &qui vouloient par-là fe faire connoître.

M. Spanheim & M. Ducange ont cruque ces médailles étoient du temps despremiers empereurs dont les têtes y fontgravées, mais qu’elles avoient été retou-chées fous leurs successeurs ; & ils lesappellent nummi reftituti. Le P. Har-douin pense bien différemment ; car ilprétend que ce n’est que dans le xiij sié-cle qu’elles ont été fabriquées. M. Ma-hudel fixe la premiere époque de leur fa-brication à la fin du iij siécle , & leur du-rée jusqu’au milieu du jv.

Quoi qu’il en soit, premièrement pource qui regarde les contorniates qui repré-sentent des têtes d’hommes illustres , ilest évident qu’elles ne font pas de leurstemps, puisque l’orthographe de leursnoms y est mal observée. Dans celle furlaquelle est la tête d’Homere, son nomest écrit avec uu St au lieu d’un O > &Q. 4