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du corps, outre la flexions & l’extension,peut s’incliner fur les cotés, & fe tour-ner à droite & à gauche en maniéré depivot. Tons ces motivemens qui parois-fent toujours accompagnés de ceux de latête, dépendent de Faction de plusieursmuscles , dont les uns font situés à la par-tie antérieure du cou, les autres à fa par-tie poste'rieure, & les antres fur ses par-ties latérales. II n’y en a que deux dansla partie antérieure ; ou les nomme leslongs fíéchi fcurs du cou : on en comptehuit dans la partie postérieure , quatrede chaque coté, auxquels on ajoute tousles petits muscles qui fe rencontrentle long du cou , & qu’on a nommés ,eu égard à leur situation , inter - dj>r-neux & inter - transversaires. Les mus-cles situés fur les cotés du cou font lesdeux fcalenes.
Tous ces muscles font très - composés,multipliés , entrelacés, & ont toujoursparu 'très - difficiles à bien disséquer &a décrire avec netteté. D’aiileurs , ilsvarient beaucoup dans leurs attaches& leurs communications réciproques.Farmí ces muscles particuliers au cou ,M. Winslow en ajoute deux autres quifont rapportés à ceux de la tête , &nommés l’un le grand oblique , & l’au-tre le petit droit ; mais nous n’entronspoint dans ce genre de discussions.Voyez les mém. de l’acad. des Scienc,1730 .
9°. Enfin plusieurs ligamens, les unsinter - musculaires, les autres latéraux ,& d’autres encore qui «'étendent commeune membrane depuis l’occiput jufqu’auxdeux dernieres vertébrés.
La nécejjité du cou. Quelques voya-geurs racontent qu’il y a des peuplesqui n’ont point de cou-, la tète, disentces auteurs , est posée chez ces peuplesimmédiatement fur la poitrine : mais ouces voyageurs ont cru nous en imposerpar une fable pitoyable , ou étant demauvais physiciens , ils ont vu deshommes dont les épaules étoient éle-vées de maniéré que la tête pároissoitdans î’entre - deux , & ils ont pris ceshommes-là pour des hommes fans cou.II ne peut pas plus y avoir dans lemonde de gens fans cou , que de gensfans tête.
Eu effet , le cou est une partie dont
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la nécessité faute aux yeux. Sans nouíattacher à le prouver , il suffira de direque comme nous avons besoin de mou-voir la tête en divers sens, ces mouve-mens scroient presque tous impolsiblesfans lecoa : c’est pour faciliter ces mou-vemens que le cou est d’une grosseur mé-diocre ; si son diamètre avoit été égal àceiui du crâne, la tête n’auroít pu s' in-cliner commodément en-devant , & lamâchoire inférieure auroit trouvé un ob-stacle , quand elle auroit été tirée par lesmuscles digastriques.
Mais plus le cou est nécessaire, plusfa structure est admirable} plus elle estcomposée , & plus y a d’aceidens dis—férens auxquels il est sujet : car ses té-gumensexternes , ses glandes,, ses ver-tèbres , fes ligamens, ses muscles , sesnerfs , fes vaisseaux , peuvent souffrirune quantité de maladies dangereuses oumortelles, dont la connoiffance est très-intéressante. Nous n’en donnerons iciqu’une énumération générale ; les détailsappartiennent à chaque article en parti-culier.
Des maladies du cou en général. r°.Les abcès , les tumeurs inflammatoires ,éréíipélateuses , pierreuses, œdémateu-ses, hydropiques, écronelleuses, skirr-heuses , affectent le cou , & sont pluson moins dangereuses à proportion qu’el-les sont plus ou moins externes, &qu’el-les compriment plus ou moins les par-ties internes. Les anévrysines & les vari-ces dans ces parties, ne doivent être niouvertes ni comprimées} il faut feule-ment les soutenir dans leur état.
s°. II faut mettre au rang des gran-des maladies du cou fes blessures , quisont ici plus dangereuses que dans d’au-tres parties musenleusos , à cause dugrand assemblage d'organes & de diversvaisseaux , comme aussi par la structurede la partie , qui ne permet ni la com-pression ni la ligature de ces vaisseaux.Le pronostic des différentes plaies ducou dépend encore des partie? affectées }les plaies des artères de cette partie,celles de la moelle épiniere , des grosnerfs, des jugulaires internes , des ca-rotides, de la trachée - artere , de l’œ-fopbage coupé , sont presque toujoursincurables; celles des jugulaires exter-nes font très-guériffables , si l’on y rc-