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Tome neuvieme. CON - CRI.
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cou

médie à temps : celles qui n’affectent quela peau & les chairs , demandent les trai-temens des plaies ordinaires.

3°. La luxation incomplète des vertè-bres du cou est d’un péril très - éminent .à cause de la moelle épiniere qu’elles ren-ferment , du larynx , du pharynx , &des gros vaisseaux de cette partie. Dansla luxation complété , le malade meurtfur le champ; dans l’incomplete, il meurtordinairement : li l’on ne réduit prompte-ment la luxation , il meurt presque tou-jours ; il meurt même très-fouvent, qlioi-qiloìqu’on n’ait pas différé U réduction :enfin l’on désiré fur l’art de cette rédac-tion une meilleure méthode que cellequ’on a mise en usage jusqu’à présent.

4°. Le cou peut être courbé de tellesorte , qn’il fasse pencher la tête du cotédroit ou du coté gauche. Ce défaut vientde naissance, par un accouchement la-borieux , ou par accident, comme parune brûlure, par le contraction spasmo-dique d’un des muscles mastoïdiens , parun trop grand relâchement de quelqu’unde ces muscles, par une abondance d’hu-meurs catarrheuses, par un ligamentcontre nature. Le premier cas n’admetpoint de remede ; les autres en deman-dent de prompts , d’éclairés , & qui soientopposés aux causes.

ǰ. Quelquefois on distend les ver-tèbres du cou , en prenant la tête d’unenfant par dessous avec les deux mains,& le soulevant en l’air ; badinage dan rgereux,& qu’il faut éviter. S’il ne naîtde ce badinage qu’une distension légere,& de la roideur dans le cou , il fautle frotter avec des huiles nerveuses ,& l’entourer d’un linge trempé dansces huiles ; s’il arrive de la dislocation ,il faut recourir promptement au secoursde l’art.

De pronostics au sujet du cou. L’examendu cou n’est point indifférent dans la pra-tique de la Médecine ; on en peut tirerdes pronostics utiles, & j’en vais donnerquelques exemples.

1°. La couleur dn cou rouge , livi-de , noire, fans fievre ni accidens , in-dique dans le malade les maux aux-quels il est sujet , & demande l’appîi-cation des topiques. Les tumeurs quife forment extérieurement, L.qui vien-

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nent de l’intérieur par métastase , sontcommunément un bon signe.

î°. Une pulsation visible, fréquente,& forte des carotides , dans les fièvres& les maladies aiguës , annonce de vio-lens maux de tête , le délire , la fré-nésie , les convulsions , s’il ne survientpoint d’hémorrhagie , ou si l’on ometde porter au mal des remedes convena-bles. Ces symptômes dans les maladieschroniques , viennent d’ordinaire de laviscosité du sang & des humeurs : dansl’esquinancie & autres maladies du cou& de la gorge , cette pulsation marquede l’embarras dans le cours libre dusang.

3°. Les douleurs du cou dans les ma-ladies aiguës, présagent des parotides &des douleurs dé tête ; dans les mélanco-liques , un délire prochain. II faut gué-rir ces maux d'après la connoissance de lacause.

4°. Dans les maladies aiguës , la con-torsion du coa est dangereuse , & dési-gne qu’il y a quelque cause cachée dansle cerveau qui produit cet effet convul-sif ou paralytique. Si cette contorsionnaît des muscles roides , on la traiterapar des linimens émolliens , & en éten-dant par art la partie retirée.

Le torticolis qui naît de la mauvaiseconfiguration des vertèbres , doit êtreprévenu dans tes commencemens par unbandage , fans quoi le mal est fans re-mede ; & c’est l’ordinaire.

La sueur froide autour du ce» seu-lement, pronostique la longueur ou ledanger dans les maladies aiguës.

6 Q . Le cou long L grêle est , choses,égales , un présage de la phthisie : laraison n’est pas difficile à trouver. Quandon rencontre huit vertèbres ati cou , onn’en trouve qu’onze au dos au lieu dedouze , & onze côtes de chaque coté.Dans ce cas la longueur du cou dimi-nue la cavité de la poitrine ; cette ca-vité est moins considérable ; ainsi lesang qui circule alors difficilement dansle tissu pulmonaire , produit plus aisé-ment les tubercules qui se formentdans les poumons , & qui donnent lecommencement à la phthisie , suivantles idées de Morton, un des meilleursauteurs fur cette matière ; & commealors la respiration est moins libre , l’onRr j.