6zo COU
comprend sans peine les maladies dn pou-mon qui peuvent naître de cette confor-mation.
7°. Ceux dont le cou est Fort court ,n’cmt dans cette partie que iix vertè-bres an lieu de sept , & l’on prétendqu’ils font plus sujets que les autreshommes à l’apoplexie. Cela vient, dit-on, de ce qu’à proportion que le cou di-minue en longueur , la caisse de !a poi-trine augmente , & par conséquent lamasse des poumons. Or quand la massedes poumons est trop considérable , ils’y peut former plus aisément des en-gorgetrens, qui interrompent la circula-,tion dans la tête & dans les autres par-ties , puisque le sang qui vient au cœurne peut plus passer dans les poumons :d’aiìï.'Uïs , lorsque le cou est trop court ;Jè moindre mouvement est sort considé-rable dans chaque vertèbre ; ainsi les ar-tères vertébrales sont plus aisément com-primées. Cependant ces raisons ne fontpeut-être pas fort solidescar il n’est pasassez sûr que ceux qui ont le coît courtsoient plus fnjets à l’apoplexié que k-sautres hommes , ou du moins ce fait au-roit encore besoin d’étre mieux con-staté. •
S°. Plntarqne prétend que le cou grosest une marque d’orgueit ; ce qui pris àîa lettre est faux: mais il arrive que dansles accès de cette palìì.on , le sang s’arrê-tâ:it dans les vaisseaux du cou par larespiration devenue moins libre , rou-git, grossit, tuméfie cette partie. Etc’estauffi là le sens qu’ií Faut donner au pas-sage de Job dans lequel il caractérise lefúpeibe , cb. xv.'v. 26. en disant : Super-bus ermatur pingnì cervice , c’est-à-dire ,tnnsefatia ccrvìre. Art. de Aï. le Cheva-lier de Jaucourt.
Cou de Chameau , Jard. , est unecfnec.e de Narcisse. Foyez Narcisse.
CoU DU CHEVAL , Manege , voyezEncolure. Cheval qui a ie cou toide,•tiovez Rot de. Plier lé cou á un cheval ,voyez Plier. Mettre la bride fur le cou ,e’eft laisser aller un cheval à fa fantaisie.
OO
* COUARD , f. m. ïìcbn. ru fl. , estlYxtrémité faite cn anse > pár'laquclleen applique le manche àla fítix à fu-cftér ; òn serre le couard fur !e mancheKVíc'des coins & une virole. Le bout
COU
d U couard a UN talon recourbé en cro-chure , pour empêcher la virole de des-cendre trop bas , & la faux de s’écha-per de dessus le manche, quand on s’enJert , le crochet du talon embrassant Upartie de la virole à laquelle il cor-respond.
Couard , adj. pris subst, en termesde Blason , se dit d’un lion qui porte saqueue retroussée en dessous entre lesjambes. (/Y)
COULAIS, f. m. , Marine , c’est unbâtiment du Japon, qui ne sert qu’à na-viguer dans les eaux internes. On y metenviron quarante rameurs, qui le fontavancer avec une très - grande vitesse.Us iont pour Pordinaite sort ornés & Fortagréables à la vue. 11 y a une chambreà Pavant q n i s’éleve au diffus du bâti-ment , & qui forme comme un petitgaillard. (Z)
COUCHANT , adj. pris subst. Aiko-nom. est la même chose que Vouejì ou Voc-cident \ c’est Pcndroit du ciel où le soleilparoit se coucher. Le mot A'occident estproprement celui que les Astronomes em-ploient ; le mot à'oucft , celui des ma-rins j & le mot de couchant est le plususité dans le discours ordinaire.
Quoique le vrai point du couchantchange tous les jours selon la situationdu soleil, cependant 011 a pris pour pointfixe du couchant , celui où le soleil secouche aux équinoxes , & qui partageprécisément en deux parties égaies !c de-mi-eercle qui est entre le midi & lenord. Lorsqli’ori est tourné vers le midi ,on a le couchant à fa droite. Le couchantà’hiver se trouve entre le midi & le vraicouchant, & est d’autant plus éloigné duvrai couchant, qne la déclinaison du so-leil & Pélévation du pôle sont pins gran-des. Le couchant à'été est entre le nord &le vrai couchant , & d’autant plus éloignéauffi du vrai Couchant , que la déclinai-son du soleil & Pélévation du pôle sontplus grandes. (O)
Couchant, adj., Ven. , Chien cou-chant , voyez l'article Chien.
COUCHART , f. m. terme de Pape-terie , c’est le nom que l’on donne à unouvrier , qui reqoit les formes chargéesdé pâte des^ mains de Pouvrier fabri-cant , & qiù.conche le papier fur les feu-tres , en renversant la forme & appuyant