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vost ìe milieu du quarré se décolorés, &les cotés se charmer d c couleur, & sor-bier comme tin quadre d’un rouge beau-coup plus fort & beaucoup plus foncéque le milieu : ensuite en «'éloignant unpeu & continuant toujours à regarderfixement, on Voit le quadre de rougefoncé se partager en deux dans les quatreCotés, L sonner une croix d’un rougeaussi aussi foncé ; le quarré rouge paroîtalors comme une fenêtre traversée dansson milieu par une grosse croisée &quatre pannedux blancs; car le quadrede certe ei'pece de fenêtre est d’un rougeaussi fort qúe la croisée. Continuanttoujours , à regarder avec opiniâtreté,cette apparence change cricore, & toutse réduit à un rectangle d’un rouge lifoncé, si fort & si vif, qu'il offusque en-tièrement les yeux : ce rectangle est dela même hauteur que le quarré, maisil n’a pas la sixième partie de fa lar-geur. Ce ptlint èst le dernier degré defatigue que l’œil peut supporter, &iorfqu’ehfin on détourne l’œil de cétobjet, & qu’on le porte sur un autreendroit d u fond blanc, on voit an lieudi! quarré rouge réel Limage du rectan-gle rouge imaginaire exactement desti-née, & d’une couleur verte brillante.Cette impression subsiste fort long-temps, né fe décolore que peu-à-peu, &selle dans l’œil même après qu’il est fer-mé. Ce que l’on vient de dire du quar-té rouge atrive atllfi lorfqu’on regardeUn quarré jaune ou noir, ou de tonteautre couleur ; on voit de méme le qtia-dre jaune qu noir, la croix & le rec-tangle; & l’imprefsion qui reste est un irectangle bleu fi on a regardé du jaune,u n rectangle blanc brillant si on a re-gardé un quarré noir, fcfc.
7. Personne n’ígnóre qu’áprès avoir re-gaidê le soleil, on porte quelquefois très- ■:long-temps l’image de cet astre fur tousses objets. Ces images colorées du soleilfont du mê-. e genre qué celles que nous jvenons de décrire,
8- Les ombres des corps qui par leuressence doivent être noires, puifqn’el-jUs ne font q.ue la privation de ia lu-mière, font toujours colorées au lever& au coucher d u soleil. Voici les obiservations que M. de . Buffon dit avoirlomé IH. Pari. Ib
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fàités fiir ce sujet. Nous rapporteronsses propres paroles.
" Au mois dé juillet 1743 , commej’étois occupé de mes couleurs accidenttelles , & que je çherehois à voir lesoleil dont 1’mil soutient mieux ia lu-mière à l’on coucher qu’à toute autrCheure du jour , polir reconnoìtre en-. fuite les couleurs & le* changémens daj couleurs causés par cette impression,
, je remarquai que les ombres des arbresj qui tombaient fur une muraille blan-che étoient vertes ; j’étois dans un. lieuélevé, & le soleil se couciioie dans ntiégorge de montagne, en. forte qu’il meparoissoit f*<it aba ffe au dessous de mouhorizon; le ciel étoit serein, à l’exeép-tion du couchant , qui qhoiqu’exemoede nuages , etoit chargé d’un rideautransparent de vapeurs ii’1111 jaune rou-geâtre ; le soleil lui - même étoit fortrouge , & sa grandeur apparente aumoins, quadruple de ce qu elle est àmidi : je. vis donc très - distinctementles ombres des arbres qui étoient àvingt ou trente pies de la mui ailléblanche, colorées d’un verd tendre ti-rant n n peu furie bled; sombre d’mttreillage qui étoit à trois piés de lamuraille , étoit parfaitement dessinéefur cette muraille, comme si on l’avoitnouvellement peinte en verd-de-gris :cette apparence dura près de einq mi-nutes, après qtioi la couleur s’assoiblitavec la lumière du soleil , & lie dis-parut entièrement qu’avêc les ombres.Le hndemain au lever du soleil; j’aUlai regarder d’autres ombres fur uneautre muraille blanche ; mais au lieude les trouver vertes enrnnie je ni’yattendois , je les trouvai bleues , odplutôt de la couleur de l’indigo le plusvif: le ciel étoit serein , & il n’y avoitqu’un petit rideau de vapeurs jaunâ-tres au levant : le soleil fe levoit sucune colline , en sorte qu’il me paroif-soit élevé au dessus de mon horizon?les ombres bleues ne dorèrent que troisminutes; après quoi elles me parurent'noires : le méme jour je revis au cou-cher du icleil les ombres vertes, comame je les avols Vues la Veille. Sixjours fe passèrent ensuite fans pouvoircihferver les ombres ail coucher dû so-leil j pàrce úu’il étoit toujours couvert
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