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Tome neuvieme. CON - CRI.
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§s8 COU

de nuages ; le septième jour je vis lesoleil à son coucher ; les ombres n’é-toient plus veites, mais d’un beau bleud’azur ; je remarquai que les vapeursn’étoient pas fort abondantes , & quele soleil ayant.avancé pendant septjours, se couchait derrière un rocherqui le faisoit disparcître avant qu’il pûts’abaisser au dessous de mon horizon.Depuis ce temps j’ai très-souvent ob-servé les ombres, soit au lever soit aueoucher du soleil, & je ne les ai vuesque bleues , quelquefois d’un bleupâle , d’un bleu foncé , mais con-stamment bleues , & tous les joursbleues,,. (O)

Un habile Physicien a “cru devoirajouter un supplément à l’article furles couleurs accidentelles. Nous allonsmettre ses observations fous les yeux d upublic.

tz COULEURS ACCIDENTELLES,Optique. Les phénomènes que présen-tent ces couleurs imaginaires, sont, àbien des égards, très-remarquables ; &ils paraissent demander en particulierl’attentinn des astronomes, parce qu’ilsfournissent des explications naturellesfi: faciles d’un grand nombre d’oblerva-tions illusoires , qui ont embarrasséFréquemment les observateurs dans lesétlipses, dans les occultations d’éteilespar lá lune, dans les passages de Vé-lins devant le disque du soleil, & peut-être dans beaucoup d’autres occasions.Cependant ils sont presque ignorés, tantdes physiciens que des astronomes ; &on connoît encore moins généralementles nouvelles expériences qu’a faites,après M. de Buffon, le P. Schcrfferjésuite , & professeur de Physique àVienne en Autriche, & les conjecturesplausibles que cet habile jésuite a ex-posées sor la nature & sor ,les causesdes couleurs accidentelles , (faits un écritAllemand imprimé en 1765. Nous som-mes persuadés d’ailteurs , que ee quenous avons dit d’après le Mémoire deM. de Buffon, jUifl. de l'Acad.R. desSc. 1743,) ne peut qu’avoir excité lacuriosité de ceux qui auront lu cet ar-ticle ; & toutes ces raisons noiis enga-gent à entrer ici dans de nouveauxdétails fur les couleurs accidentelles.Nous suivrons presque pas à pas le pe-

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tit ouvrage d» P. Schei ffer : nous tâche-rons d’éviter que cet article ne se ressen-te de l'obscurité qui dépare assez souventl’original ; & quoique nous soyons obli-gés de passer sous silence plusieurs dé-tails, nous espérons de mettre le lecteuren état de se rendre raison de la plu-part des phénomènes qu'il trouve rap-portes dans l'Encyclopédie , concernantles couleurs accidentelles.

Comme ce font les expériences deM. de Buffon qui ont occasionné cellesdu P. Scherffer, c’eft aussi par les rap-porter, & par en attester la conformi-té avec les siennes dans les points prin-cipaux, que ce dernier entre en matière.M. deBnston décrit deux fuites d'expé-riences, & nous les avons déja tirées deson mémoire ; ainsi nous ne ferons iciqu’une courte récapitulation, d’abord dsla premiere.

Lorsqu’on regarde fixement & long-temps une tache ou une figure’rougesor un fond blanc , comme un petitquarré de papier rouge sor un papierblanc, on voit naître autour du petitquarré rouge une espece de couronned’iin verd foi b le : en cessant de regar-der le quarré rouge, si on porte l’œit surle papier blanc, on voit très - distincte-ment un quarré d’un verd tendre, tirantun peu sor le bleu : cette apparence sub-siste plus 011 moins long-temps, selonque ['impression de la couleur rouge aété plus ou moins forte. La grandeur duquarré verd imaginaire est la même quecelle du quarré réel rouge, L ce verd nes’évanouit qu’après que i’œil s’est rassu-ré, & s’est porté successivement fur plu-sieurs autres objets, dont les images dé-truisent ['impression trop forte causéepar le rouge. M. de Buffon a remarquécomme nous l’avons dit, des apparencessemblables, en mettant â la même épreu-ve los autres couleurs primitives ; &voici le tableau des résultats de cettefuite d’éxpérieuces.

Le ronge naturel produit le verd acci-dentel.

Le jaune . bleu.

Le verd . pourpre.

Le bleu . rouge.

Le noir . blanc.

Le blanc . noir.