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Tome neuvieme. CON - CRI.
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La derniere expérience suppose qu'onaitconfidéré le quarré blanc sur un Fondnoir, & qu’on ait porté l’ceil sur unautre endroit d u fond noir ; & nousajouterons que le P. Sehcrffor trouvequ’on Fait ces expériences en généralavec plus de succès, en considérant lescouleurs naturelles Fur un Fond noir.Outre qu’on ménage par-là fa vue, ila observé que les couleurs accidentelles,que M. de Buffon a toujours vu très-pálcs , étoient alors bien marquées,ïorlqu’on trauspurtoit l’œil du fond noirfur le bl hic.

L’cxplication de cette fuite d’expé-riences exige quelques demandes préli-minaires que nous allons indiquer, fansentrer cependant dans le détail des rai-fimnemens qui leur servent de preuves,d’autaiu qu’elles font fondées principa-lement fur l’expérieuce & fur la doctri-ne très-connue de Newton fur les cou-leurs.

i°. La couleur blanche consiste en unmélange de toutes les couleurs des ray-ons de la lumière , tel que toutes, pourainsi dire, font en équilibre, & qu’au-cune 11e prévaut fur Poutre r de fortequ’en vertu de ce tempérament, l’im-preffion que chaque efpece de rayonsfait fur l’reil, correspond aux autres,de Façon que la lmnicre étant réfléchied’un- corps blanc, il n’est aucune de cescipeces qui fasse plus de sensation queles autres.

î°. Dans les corps colorés, Par ran-gement des particules infiniment peti-tes qui agissent Fur la lumière, est telque l’espece de rayons qui donne sonnom à la couleur du corps est réfléchieplus abondamment vers l’œil que ne lefont les autres especes ; & qufc par-làPimpreffion que font les lavons desantres couleurs devient , en quelquefaçon , insensible én comparaison decelle-là.

3 0 . Lorsqu’vn de 110s sens éprouvedeux impressions, dont Pline cil vive& forte, mais dont l’autre est foible,lions ne sentons point celle-ci. Cela doitavoir flien , principalement quand ellesfont toutes deux d’une même efpece , ouquand une action forte d’nn objet furquelque sens est suivie d’une autre de

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même nature , mais beaucoup moinsviolente : que cela vienne , ou de ceque l’organe de ce sens est fatigué , &en quelque maniéré relâché, & qu’il luifaut un certain temps pour fe remettreen état de transmettre aux nerfs des im-pressions même foibles , ou,bien de ceque ce mouvement & l'ébranlement vio-lent des moindres parties de cet organe,11e cesse pas auffi-tôt avec faction de l'ob-jet extérieur.

Cette troisième remarque préliminairesuffit seule pour expliquer les phe-no-menes que présentent les taches blanches& noires. Si l'on considéré fixementpendant quelque temps un quarté blancfur un fond noir , la partie du fonddè Pœil fur laquelle fe peint la figureblanche, fera , pour ainfi dire , fatiguéepar ('abondante réflexion des rayons,tandis que le reste de la rétine souffretrès-peu de la foible lumière que renvoiela surface noire. Qu’on cesse ensuitede regarder le q narré blanc, & qu’orijette Pœil à coté sur quelqn'autre en-droit du fond noir , Pimpreffion de lalumière renvoyée par eet endroit, agiraavec beaucoup moins de force fur làpartie qui avoit été occupée par la figureblanche, & dans laquelle les moindresnerfs font affaiblis, qu’elle n’agira furle reste de l’œil , qui éprouvera parconséquent un plus haut degré de sen-sation. C’est cette inégalité qui faitque nous troúvonS la tâche que uoiiscroyons voir, beaucoup plus boire quéle foml,fur lequel nos yeux font fixés,& que tant fa grandeur que fà configu-ration nous paroissent les mêmes queprécédemment, pourvu qde Pendroitoù nous la vdyons soit à !-i mêmedistance de l’œil qu’étoit la figuréblanche. Cette tache nous patoîtrabiénplus noireencorè & plus nette, si, aprèsavoir considéré la figure blanche, nousjetions l’œil, non fur une surface noire,mais fur un fond blanc ; là lumièreplus forte de ce fond frappera d’àútariíplus vivement les fibres qui fdnt encoréFraîches, & la sensation dé celles qui sonsfatiguées én deviendra d’autant moinssensible.

On remarquera an contraire fur unfond blanc, ou mèmè noir, mie tachébién plus claire <& plus luisante, aprèsfti