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Tome neuvieme. CON - CRI.
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Mais je crains, ajoute M. /Epinus , 1de tomber dans des erreurs , si je con-tinue de vouloir tirer des conclusionsdans une matière qui fera enveloppéede ténèbres auisi long-temps que nousignorerons en quoi consiste proprementi’impreffion de ia lumière fur les nerfsqui fervent à la vision. {J. L. )

Couleurs passantes , nom que quelquesauteurs donnent aux couleurs qui íe dé-chargent ou ne font pas de longue du-rée , comme celles de l’arc-en-ciel, desnuages avant 011 après le coucher liu so-leil, &c. Voyez Couleur , (stc.

Les couleurs passantes font la mêmecliofe que celles qu’on appelle couleursfantastiques ou emphatiques. U c.

O11 dit d’une piece dc drap que su cast-lettr est passante, pour dire qu’clle chan-ge promptement & fe flétrit àl’air. Charn-iers.

Couleur, Gemma., Remarq.sur lemotcoiiieur.daHí ces expressions-, un beau cou-leur de feu,le couleur de rose, d'or,d’eau,de chair, de citron , &c. C est ainsi qu’ilfaut parler & écrire , & c'est ainsi qu'onparle en effet depuis plus de 60 ans. Ladécisiondu Dictionnaire del’aeadémie furce sujet, u'est pas équivoque.

Le dictionnaire de Trévoux , qui n’afait que copier, celui de Basnage , impri-mé en Hollande en .1702 , fur le motcouleur & toutes ses acceptions, ditpourtant la couleur ie cerise , la couleur defeu fisc mais il fe trompe , & décidenofl-íenlement contre Listage - mais con-tre les réglés H i’analpgm de U lan-gue.

Ceux qui disent, conformément à l’u-fage, le couleur de feu ,:m beau couleurà'or , (stc. & qui en donnent- pour rai-son , que le mot couleur est pris alowau masculin , fe trompent encore danscette prétendue oxçeptiom , auisi - hie»que ceux qui veulent qu-iby ait ici quel-que substantif masculin sous - entendu ,tel que ruban , habit, (stc. comme fi l’ondifoit un ruban couleur de feu , un l’abitcouleur de rose,-, car si l’on y vent faireattention , on verra que le mot c.pleurest toujours féminin par. lui - msine ;mais epuitter de feu , couleur de rosi. ,Este. font des expressions absolues quine font qu’u n feu! mot , comme rouge,jaune -, vers -, & tous les autres noms

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abstrait» de couleur , qui font toujoursmasculins.

Sur quoi je remarque ,

i°. Que tous ce? mots composés ex 7priment des teintes de couleurs primiti-ves absolues , & que ces teintes ou cesnuanpes n’ayant point de mpt propre,fontexprimées d’après les corps cplprés qujen font le sujet , par l’addition motçouleur , comme couleur de rose , couleurà’or, este. ou plus brièvement , commeorangé, viokt , gris-de-lin , feuille - inap-te , d’après la couleur des oranges , _ desviolettes, dp la fleur du lin , iles feuillesmortes. Or ceux - ci étant visiblementmasculins , même lorsque le sujet decomparaison est féminin , comme dansfeuille-niorte, ni plus ni moins que dan?gris-de-lin , selon l'analogie générale desnoms absolus de couleur , la même ana-logie demande-que les composés, cs»-leur de rose , couleur de chair, este. soientauisi masculins.

2°. On dit le rouge , le jaune, le perd,le bleu ; & un rouge bru «, »« rpuge ti-rant sur le jaune , un -vird solive, <Sçpar la même raison un couleur sor, uu epu-leur de rose. Et le mot de couleur n’estpas plus masculin dans ces derniers, qu»celui de feuille dans feuille-morte, quoi-qu’on dise un beau feuille-morte. 6’est lemot composé pris en entier qpi est mas-culin , & non fa partie composante cou-leur ou feuille.

3 P . Lorsque le mpt générique de courleur est suivi en tant que tel , d’un au*.tre qui désigne l’especp , j! demeure sub-stantif féminin , & cet autre devient sonadjectif , comme la couleur veste , blan-che, noire , Este, G’eft. (jonc encore malparler de dite la couleur de perise,. la cou-leur de feu , de rose, Este. par la raisonque le mot substantif de couleur régitalors l’artieje défini : il faudroit dire lucouleur des cerises , ou de- la cerise , la cou-leur du feu, celle- de. la pose , (stc. cammpon le dit en effet en bien des occasions.

4°. Qn voit par-fà combien la remar-que de çeux qui ne vondroient appli-quer l'exprçstìqn dont il s’agit qu’auxhabits & aux rubans , 011 qui pensentque ces mota y font toujours sous-en-tendus, est futile & mal entendue. Lesmarchands merciers de Paris, dit Riche -

Im dans la premipre édition de son ilic-