?92 COU
ces différentes propriétés des substances'électriques & non électriques .pur elles-mémes, nans passerons à ('analyse des'•nroyens que l’on emploie pour faire Pex-■périénee du coup'foudroyant-; & de ce'qnîse passe dans cette expérience.
' Dans la description que Nous avonsdonnée de la máníere dont elle sse fait',D o Us avons dit' que l’on etoplissoit la'bouteille, k moitié, ou un peu plus, L‘que l’on ' fàîsoi't tremper dans !'e-u> de'ceite bouteilles, 1 un 61 de métal partant’du conducteur. fions' avons dit'éft mêmetemps qn’i! faîloit la teirir d'tmé mairr,en ('empoignant de façon que Toit totrefte'les parties de fa surface qui répondentà relie que seau touche intérieurement',& ensuite tirer une étincelle du cori-‘ducteufi Noiis allons , d’après les ilif-’férèntes propriétés du verre , & des corps'ékctiiíables par communication', quenous avons rapportées , essayer de faire'voir comment de cette disposition & deess propriétés il on doit résulter unchoc dans la peífonne qui fait l'expé-rience. Par les propriétés dn verre ,' quenous venons de rapporter, on voit, i°.que Peau étant électrifée par le moyendu fil de métal'venant du conducteur,elle doit éiestrifír le verre dans tousles points oíi esse le touche , ptiifqU'e,comme nous Pavons dit, le verre S’é'-lectrise ainsi par communication. Onsent facilement aussi pourquoi on ne' doitpas emplir la bouteille d’ean'aírdesstrsd’nne . certaine hauteur , & pourquoielle doit être fort seehe dans toute lapartie exteriéure & intérieure au'dessusde la surfade. de Peau ; car si cette li-queur montoit trop haut dáils la ; bou-teille , oti qné fes deux surfaces fussenthumides, ('électricité ponfroit glisserle long'de ces surfaces , fe transmettreà la 'mctïn ì K de là fe. perdressansle plancher; ainíP.lé'vcrfe nc pourrait.plus s’clectrífér , piiífqu’il lid resteraitplus d’eléctficitc :’.'on voit donc ht néces-sité d’uií ’intervaíìè , rebord ou margede verre, qui sépare lés deux substan-ces électrifableSpar cofnmímication, qrii'le-touchent.. Ort Voit 2 e *. que la mails,/jni est un .éleàrfiable par Édmrnuníca-tion , touchant k bouteille p‘ar fa sur-face extérieure , doit obliger une partiedé Pélectricité <^ue' feQo'ít'TinréPlenre ,
COU
! à passer nu travers du verre, comme nousavons dit que cela nrrivoit dans ce cas.3 °. Que par-Ià , au bout d’un certaintemps d’élt-ctrisation , cette bouteille ac-quiert k propriété de pouvoir fournirrie Pélectricité par sa surface intérieure ,'& d’en pomper extérieurement par lespores répûirdaus à ceux qui ont étéélectrisés en dedans. Ceci étant bien en-tendu , si l’on fe rappelle que tous lés'corps électfisibíes par communication ,contiennent, beaucoup de fluide éleólri-‘íjue , on concevra comment on doitéprouver un choc, lorfqtt’en tenant labouteille d’uue main, ou tire de Pau-tre une étincelle du conducteur ; car"dès que vous tirez cette étincelle, vousaçquérez du fluide électrique qui tend'à le décharger de toutes parts, & quife déchargerait effectivement au plan-cher à-travers vos souliers, fi dans lemême instant le cul de la bouteille ne'l’attiroit : or comme dans le même temps•que d’une main vous tirez l’étincelle duconducteur , la bouteille tire ou pompel’électrieité de l'autre main qui la tou-che, comme nous l’avons dit, Vous de-vez en conséquence, sentir instantané-ment deux secousses dans les parties ducorps opposées, c'est-à-dire, dans lepoignet, £fc: de la main qui tient labouteille, & dans celui de celle qui tirePétincelle, En effet, dans le bras quitire l’étincelle, vous devez sentir unesecousse produite par Je fluide électri-que qui y entre ; & dans celui qui tierftla bouteille , une autre secousse pro-duite au contraire par le fluide qui ensort: & c’est auffi ce que l'on restent,non-seU'Iement dans les poignets , maisencore dans les coudes, éfe- commenous l’avons dit au commencement decet article. Cette double sensation dis-tingue d’une maniéré bien précise ì’essetde' cette expérience , de celui d’nne sim-ple étincelle que l’on tire du conduc-teur. Dans ce dernier cas on ne relientqu’une feule secousse , & cria dans fapartie qui tire l’étincelle. 11 est vrai quelorsque Pélectricité est très-sot le , on ehressent une aussi quelquefois en mêmetemps dans k cheville du pié; ce quia fait dire à quelques physiciens, quele choc de P expérience de Leyde ne dif-férait d«r ceîïii que -produit une fimpl»