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Tome neuvieme. CON - CRI.
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de fer dont nous avons parlé; & aprèsl’avoir appliqué fur le morceau de mé-tal , tirez une étincelle d u conducteur:fi vous desserrez le cordon , & que vousregardiez vos lames, vous y verrezdans différeus endroits des taches rou-geâtres produites par l’or qui a été com-me comprimé dans î’explosion , oud.rnsl’instant que le carreau s’est déchargé.Çes taches fout parfaitement égales furchacune de ces lames , en forte que l’xineest toujours la contre-épreuve de l’autíe,& si adhérentes que l’eau régale ni aucunmordant ne peut les enlever ; quelque-fois le choc est si grand, lorsque l’élec-tricité est très-forte, qu’elles i'e brisent enmille parties.

Après avoir parlé de l’expériencc ducoup foudroyant en général, en avoir faitvoir les causes & montré les différensmoyens de le varier, il ne me reste plusqii’â parler de son application à la Mé-decine.

Je souhaiterois bien pouvoir donnerici une liste des bons effets qu’elle aproduits ; mais malheureusement je suiscontraint d’avouer qu’ils font en très-petit nombre , au moins ceux qn’on peutlégitimement attribuer à cette expérience.Je fais qu’on a fait beaucoup de tenta-tives ; je fais qu’on a vanté le succès deplusieurs, mais ces succès ne font. pasconfirmés. Je n’ai pas été moi-mémeplus heureux ; tout ce que j’ai remar-qué de plus constant, c’est que!acom-motion donnée avec une certaine vio-lence occasionne des sueurs très-fortesanx personnes qui !a font, soit par lacrainte qu’elle leur cause, soit aussi parl’impreífion qu’elle fait sur tout leurcorps. Cependant on ne doit pas se dé-courager ; souvent le peu de succès dcnos tentatives ne vient que de la ma-niéré dont nous les faisons : peut-être àla vérité que le temps & les expérien-ces nous apprendront, que supplicationde .celle-ci au corps humain est mutile;peut-être auiìì qu’ils nous en seront dé-couvrir d’heureuses applications anx-qucllcs nous touchons , L dont cepen-dant nous ne nous doutons pas. VoyezElectricité. ( T )

Coup df. Crochet, en Bâtiment,est une petite cavité que les Maçons fontavcc le crochet, pour dégager les moulu-

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res dn plâtre, & que l’on appelle graind'orge dans les profils des corniches depierre, ou moulures de menuiserie. V.Grain d’obge. ( F )

C'OUP-n’œiL (le') dans l’nrt militaire,estseionM. le Chevalier de Folard , l’artde connoître la nature & les différentessituations du pays, où l’on fait & où l’onveut porter la guerre ; les avantages &les désavantages des camps & des postesque l'on veut occuper , comme ceux quipeuvent être favorables ou désavantageuxà l'emiemi.

Par la position de nos camps & parlos conséquences que nous en tirons,nous jugeons sûrement des desseins pres-sens, & de ceux que nous pouvons avoirpar la fuite. C’est uniquement par cettçconnoiffiince de tout le pays où l’on portela guerre , qu’un grand capitaine peutprévoir les événemens de toute une cam-pagne, & s’cn rendre pour ainsi dire lemaître. Sans le coup-d’ail militaire, ilest impossible qu’iin général puisse éviterde tomber dans une infinité de fautes fu-ir e certaine conséquence.

Phiiopœmen, un des plus illustrescapitaines de la Grece, avoit un coitf-d’œil admirable. Piutarqne nous apprendla méthode dont il fe servit pour voirde tout autres yeux que de ceux des au-tres, la conduite des armées.

,, II écoutoit volontiers, dit cet auteurdans ta vie de ce grand capitaine , It sdiscours & lïtoit les traités des Philo-sophes, non tous, mais feulement ceuxqui pouvoient l’aider â fairedesprogr.esdans la vertu. II aimait fur-tout à lireles traités d’Evangelus, qu’on. appelle lestactiques, c’est-à-dire , l’art de ranger lestroupes en bataille , & les histoires dela vie d’AIexandre ; car il pensait qu’ilfalloit toujours rapporter les paroles auxactions, & ne lire que pour apprendreà agir,à moins.qu’on ne veuille lire feule-ment pour passer le temps, & pour feformer à un babil infructueux & inuti-le. Quand il avoit lu les préceptes &les réglés de tactique, il ne faífoit nulcas d’en voir les démonstrations par desplans fur des planches; mais il en sai-si) i t l’application fur les lieux mêmes-,& en pleine campagne ; car dans les mar-ches il ohservoit exactement la positiondes lieux hauts & des lieux bas, ton-