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Tome neuvieme. CON - CRI.
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tes les coupures & les irrégularités éluterrain, & toutes les différentes formesde figure que les bataillons & escadronsfont obligés de subir à cause des ruil-sf aux, des ravins & des défilés, qui lesforcent de se resserrer ou de s’étt'ndre;& après avoir médité fur cela en liii-mème, il en communiquoit avec ceux quiTaccompagnoient, &c. K

C’est un abrégé des préceptes qui peu-’vent former un généra) au coup - d'ail.On peut voir dans le commentaire furPolybe de M. le chevalier Folard, tome/. p, z 62. le ccvp-d'ail réduit en prinri-cipes fis en méthode. C’est un chapitredes plus instructifs de ce commentaire,’& un de ceux dont il paroît qu’1111 offi-cier destiné à commander les arméespeut tirer le plus d’utilité. (£T)

CouP-D’œiL, Arts du Dejtn, c’estj’habitude de saisir , à la simple vue,la figure, la grandeur & les proportions,avec tant de précision qu’il s’en formeun tableau exact dans l’imagination. Lecoupd'ceil est le premier 81 le plus in-dispensable des talens que les arts dudestin exigent. Ni la réglé, ni le com-pas ne peuvent suppléer au défaut ducQiip-d'ceil. II faut, comme s’exprimoitMichel Ange , que le dessinateur ait lecompas dans ses yeux, & non dans lamain; l’im des plus grands peintres, lecélébré Mengs , veut que la premieretâche de l'éleve soit de se rendre l’eeiljuste, au point de pouvoir tout imiter.C’est, selon lui, au coup-d’ceil que Ra-phaël même devoit une grande partie deses succès. Le coup d'ail ne fait pas sim-plement qu’on puiffe imiter chaque ob-jet, mais il met encore dans cette imi-tation un si haut degré de vérité, quel'ouvrage en acquiert une énergie frap-pante. ( Voyez, la préface de M. Mengsdans son 'Imité fur lu beauté fis le goût'en fait de peinture, page 14,) Quicon-que a vu des découpures du fameuxHubert de Geneve , sentira vivementl’importance du coup-d'ieil. C’est avec laplus étonnante vérité qne cet artisteunique en ce genre fait, fans tracer au-cun destin,,représenter chaque objet parla simple découpure d’un morceau depapier.

II en est de ce talent comme de tonsles autres t la nature en fait les frais,

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par les dispositions qu’elle donne : maislin long exercice y peut beaucoup ajou-ter. Presque tous les peintres qui vi-voient lors de la restauration des arts,poffédoient le coup-A'eeil dans un degrééminent. On voit plusieurs destins & ta-bleaux du temps d'Aíbert Durer, qui fontestimables par leur grande vérité : desportraits mal peints, mais qui font d’ungrand prix, à cause de la correction du.destin. Tous les peintres de ce fiecle-íà , dit Mengs, aveient le coup.d'ceìljuste ; s’ils avoient su , comme Raphaël,faire de bons choix, ils auroient tousavili - bien destiné que lui. C’est-là uneobservation bien intéressante pour ceuxqui se vouent aux arts du dessin. Unemoitié de l’art cooiiste à s’exercer lansre : âche au coup-d'ceìT, voilà fans doute lesens de la devise d’Apelles :

Huila dies Jìne Une à.

(Cet article est tiré de lu Théorie géftéraledes Beaux-Arts de AI. Sulzer.)

Coup perdu, Art Ali Ut., est uncoup de canon tiré de maniéré que labouche d 11 canon est élevée au dessus dela ligne horizontale , & qn’il n’est paspointé directement à un but. (Q)

Coup de partance, Marine, c’estun coup de canon que le commandantfait tirer lans être chargé à balle, pouravertir les passagers ou autres gens del’équipage qui font encore à terre, de lerendre à bord & que le navire va par-tir. (V)

Coup de canon u Peau, Marine, se ditdes coups de canon qu’un vaisseau requitdans la partie qui est enfoncée dans l’eau,c’est-à-dire , au-dessous de fa ligne deflottaison.

Dans 1111 combat, les ealfats font tousprêts avec des plaques de plomb, qu’onapplique fur le trou pour boucher le pluspromptement qu’il est possible les 'coupede canon à leau.

Coup de canon en bois, Alarme, ce fontceux que requit le vaisseau dans sa par-tie qu! est hors de l’eau. (Z)

Coup DE VENT , Alarine , fe ditlorsque le vent fe renforce assez pourobliger de serrer les voiles, & qu il for-me. un gros temps on uu otage qui tour-mente le vaisseau,; (Z)