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Tome neuvieme. CON - CRI.
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bette dans laquelle le cheval ne s’élevepas tant qu’à la courbette.

Faire la croix à courbettes , c’est fairecette espece d’air ou de saut tout d’unehaleine en avant, en arriéré, aux co-tés , comme une figure de croix. {V)

COURBETTER , Manege , c’eft fairedes courbettes. Cheval qui m fait que eour-better.

COURBURE, f. f., Géotn. On ap-pelle ainsi la quantité dont un arc in-finiment petit d’une courbe quelconque ,s’écarte de la ligne droite : or un arcinfiniment petit d’une courbe peut êtreconsidéré comme un arc de cercle (voyezDéveloppée), - par conséquent on dé-termine la courbure d’une courbe parcelle d’un arc de cercle infiniment pe-tit. Imaginons donc fur une corde in-finiment petite deux arcs de cercle quiaient différens rayons , le pins petitfera plus écarté de fa corde que le plusgrand , & on démontre en géométrieque les écarts seront en raison inverse desrayons des cercles : donc en générai lacourbure d’un cercle est en raison in-verse de son rayon , & la courbure d’unecourbe en chaque point est en raisoninverse de son rayon osculateur. Aureste il y a de l'arbitraire dans cettedéfinition ; car si d’un coté on peutdire qu’un arc de petit cercle est pluscourbe qu’un arc de grand cercle rap-porté à la même corde , on peut dired’un autre coté que ces arcs font égale-ment courbes , rapportés à des cordesdifférentes & proportionnelles à leursrayons ; & cette faqon de parler pour-roit être admise aussi , d’autant que lescercles font des courbes semblables.En nous conformant à la premiere dé-finition , il est clair que la courbured’une courbe en un point quelconque estfinie , si le rayon osculateur en ce pointest fini ; que la courbure est nulle , file rayon osculateur est infini ; & quela courbure est infinie , si le rayon os-culateur est = o. Voyez le Scholie furle lemme XI. des princ. math. de New-ton , l. I. M. Cramer , chap. xij. &M. Euìer , /. II. chap. xiv. Il y acependant sur ce dernier chapitre quel-ques observation s à faire. V. Rebrous-SEMENT. ( 0 )

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Courbes à double courbure , VoyezCourbe.

Courbure, en bâtiment, est l’incli-naison d’une ligne en arc rampant, d'lindôme, (f c. ou le revers d’une feuille dechapiteau. ( P )

COURCAILLET , f. m., Chase. C’estle cri que font les cailles; c’est aussi unpetit sifflet qui imite le cri des cailles,& qui sert d’appeau pour les attirer : ilest fait d’un morceau de cuir ou de peauqui forme un petit sachet rond , fermépar un des bouts , qu’on remplit de crin ,qui se plisse , s’étend , se resserre , &fait résonner le sifflet qui est à l'autrebout.

COURCE , s. m. , Econ. rujliq. , estle bois qu’on laisse à la taille de lavigne.

COURCIVE , s. f., Marine. C’est undemi - pont que l’on fait de savant àl’arriere de chaque coté , à certains pe-tits bátimens qui ne font pas pontés.Dans d’autres les courcives font desferre-gouttières ou picces de bois quifont le tour du vaisseau en dedans &qui lui fervent de liaison. Voyez Cou-loirs. (Z)

COURÇÓN , en termes de Fondeur,est une piece de fer longue qui fe cou-che tout du long des moules des piecesde canon , & qui sert à les bander Lserrer.

COURÇOX , terme de Riviere, est unpieu qui reste dans les rivières de quel-ques ouvrag.es oh batardeaux qu’on yait fait , & qui blesse quelquefois lesbateaux.

On fe sert aussi de ee mot pour expri-mer un bois qui n’a pas la longueur mar-quée par l’ordonnance.

COUREAU , f. m. terme de Riviere ,c’est un petit bateau de la riviere deGaronne, qui sert à charger les grandsbateaux. (Z)

COURRE, COUROI, COURRET ,f. m. , Marine , c’est une compositionde suif , d’huile de soufre , de résineou brai, & de verre brisé ou pilé, donton enduit le fond des vaisseaux par-dessous, afin de conserverie bordage,& le garantir des vers qui s’engendrentdans le bois & le criblent ; ce que l’onfait fur - tout aux vaisseaux que l’on de-stine pour les voyages de long cours.