cou
On dit donner la courée au navire , lors-qu’on enduit toute la partie qui est sonsl’eau avec la courée. (Z)
COURESSE , f. f. , hijl. nutur. Laeourejse , ainsi nommée aux Antilles , estune couleuvre qui n’excede guere la lon-gueur de trois à quatre piés ; elle est me-nue, mouchetée, vive , ne faisant pointde mal. Les Negres prétendent qu’elledétruit les rats & les infectes, auffi lalaissent-ils venir dans leurs cases. Art.àe AI. le Romain.
COUREUR, f. m., Grattt ., en géné-ral , homme léger à la course.
Coureur , art milit. , cavaliers dé-tachés pour battre l’estrade & reconnoî-tre 1 ’ennemi. On le dit auffi de ceux quis’échappent dil camp , ou qui s’écar-tent dans les marches pour aller en ma-raude.
Coureur , domestique gagé par ungrand seigneur pour le précéder quandil sort , & exécuter ses ordres avecpromptitude. Les coureurs font en veste ,ont un bonnet particulier , une chaus-sure légere , & un gros bâton ferré parle bout : Tissage nous en est venu d’Ita-lie.
Coureur de vin , officier qui porteà la fuite du roi, á la chasse & ailleurs,du vin , de l'eau & de quoi se rafraî-chir.
Coureur, Mcmege. On appelle ainsiun cheval qui a la queue Sc une partie descrins coupés , & qui est propre pour lacourse, & particulièrement pour la chasse& la bague.
Coureur de bague , cheval propre àcourir la bague. Voyez Bague. (V)
Coureurs de Bors, Comm., habi-ta u s du Canada, qui vont trafiquer despelleteries avec les sauvages les pluséloignés , en suivant les lacs dans descanote.
COURGE , f. f. , Jardin, cucurbita.U y a trois especes de courges : la pre-mière est appelIée cucurbita longe. ; laseconde, cucurbita latior ; la troisième,cucurbita tninor. Cette plante pousseplusieurs sartriens auffi rampans queceux de la citrouille qui s'attachentpar les mains à des perches ; ses feuil-les font grandes Si crénelées eu quel-
C O U 779
ques endroits ; ses fleurs font des clochesblanches , velues & découpées en cinqparties. Après cette fleur vient un fruitcylindrique qui a trois ou quatre pics delong , & gros à proportion ; il renfermedes semences couvertes d’une écorcedure , où Ton trouve une amande blan-che & agréable au goût , c'est une desquatre semences froides.
Ces trois especes ne diffèrent que par lefruit qui est souvent semblable à une bou-teille qui a le cou étroit. (Jt)
Courge eu Calebasse , Aluticreméd. ej diet. La chair ou pulpe de lacourge est très - aqueuse , mais cepen-dant un peu nourrissante ; eìle éteint lasoif; elle est propre par conséquent dansles ardeurs d’entrailles & dans les consti-pations qui dépendent de cette caisse ;elle relâche les premières voies , & estbientôt évacuée par les selles. On ne lamange point crue, à caisse de son goûtfade & insipide ; mais elle est fort enusage dans plusieurs pays, comme dansles provinces méridionales du royaume ,apprêtée de différentes façons : on Tem-ploye fur-tout dans les potages, com-me tant d’autres légumes. Voyez Lé-gumes.
Les médecins ordonnent auffi commu-nément dans ces contrées, par exemple,à Monpeliier , l’eau de courge , qui n’estautre chose qu’une légere décoction & ex-pression de leur chair , dans la vue derafraîchir & de tempérer , & presquedans les mêmes cas eù Ton emploie à Pa-ris l’eau de poulet , l’eau de veau , lepetit - lait , èfc. cependant beaucoupmoins fréquemment , parce que cetteindication de rafraîchir ou de tempérerse présente bien plus rarement dans lapratique des premiers.
La semence de courge , qui est émul-sive, est une des quatre grandes semen-ces froides. (/> )
Courge , en bâtiment , est une cs-pece de corbeau de pierre 011 de fer ,qui porte le faux manteau d’une che-minée.
Courge de bâtiment , est un bâton d’en-viron trois pies de long , un peu courbé,avec deux hoches aux deux bouts, pourtenir les anses de deux seaux & ies porteren équilibre lur Tépaule. (F)
COURIER, f. m., Hijt. cmc. U med ,,