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par des articulations. La première par-tie est une forte de fémur; la seconde,lin tibia dentelé; la troìsieihe corres-pond au tarse ; & la quatrième est ter-minée par un filet fourchu au lieu dedoigts. Les autres jambes reflemblentàcelles-ci, quoique plus petites. La poi-trine est revêtue d’un corcelet fort & velu,de couleur noirâtre en-dessns & moin ufoncée en-dessous. 11 y a de chaque cotéde la tête, au lieu de bras, deux pro-Iongemens durs comme les serres descrustacées : chacun est composé de qua-tre pieces ; la premíere forme, pour ain-si dire , faisselle ; la seconde est plus lon-gue, plus large, & appliquée contre lapoitrine. Cette partie a une forte d’ap-pendiee dans laquelle s'engage la troisiè-me que l’on peut comparer à une main ,elle a cinq pointes noirâtres qui tiennentla place des doigts, & deux autres aulieu de pouces : cette forte de main sefléchit en-dehors, comme celle de la tau-pe. La tète est enfoncée en partie dansle corcelet; elle est velue ; elle a deuxantennes placées comme celles des écre-visses derrière le nez & au-dessous desyeux : il y a auffi des papilles blanchâ-tres & une forte de barbe. La queue decet insecte est fourchue ; les yeux sontdurs, brillans & noirâtres. Ce qu’il y ade plus singulier dans les parties de l’in-térieur, c’est qu’il s’y trouve plusieursestomacs comme dans les animaux rumi-na u s. Descript. anat. griUotalp. D. J. deMuralto eph. nat. cur, dcc. g. ann. jN r.
La courtiliere creuse en terre, commela taupe , avec les deux fortes dc mainsdont il a été fait mention ; elle fe sou-tient sur les jambes de devant & faute àl’aide de celles de derriere; elle marchefort lentement, & son vol ne différé gue-red’un faut. Cet insecte se loge dans laterre humide ; mais il en fort pendant lanuit & même au coucher dti soleil : lebruit qu’il fait est assez fort pour être en-tendu de loin. La courtilnre ramasse desgrains de froment, d’orge & d’avoine ;elle les porte dans ses fouterreins;el!e cou-pe la racine des plantes & porte beaucoupde dommages aux jardins. Aldrovande luidonne le nom de vermis cucurbitarius ,parce qu’on la trouve souvent en Italiefur unç sqrte de courge ou citrouille. On
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dit qn’elle enferme ses œufs dans une pe-tite motte de terre . julqu’au nofflb e decent cinquante & qu’elle approche cegronppe de la surface du terrein lorseuel’air est doux, & que dans le froid elle des-cend jusqu’ait - dessous de la profondeur àlaquelle pénétre la gelée. Mouss. theat.ins. Aldr. de ìns. V. Insecte. (1)
COURTINE , f. f. Art milit. Fortifi-ent. , est la partie de la muraille ou durempart, comprise entre deux bafti ms,dont elle joint les flancs, comme EF,Fl. I. de Fortifient.fig, i. F. Rempart& Bastion.
Ducange dérive ce mot du latin cortina ,quasi tninor cortis , petite cour entouréede murailles : il dit que c'est à leur imi-tation que l’on donnoit ce nom aux rem-parts & aux parapets qui enferment lesvilles comme une cour : il ajoute que lesrideaux des lits tirent leur nom de lamême origine ; que cortis étoít le nom dela tente du général ou du prince , & queceux qui en avoient la garde étoient ap-pelles cortìnarii & curtifarii. Diciìonn.étymol. U de Trév.
La courtine est ordinairement bordéed’un parapet de 6 ou de ^ piés de hautcomme le reste de l'enceinte , qui sertà couvrir les soldats qui défendent lefossé & le chemin couvert. V. Parapet
Contrescarpe.
Lesaffiégeans s’avisent rarement d'at-tacher le mineur â la courtine , parcequ’esle est la partie. Je la place la mieuxflanquée. V. Flanc. (jÇ)
COURTISAN , Morale , que nousprenons ici adjectivement, & qu’il nefaut pas toujours confondre avec hom-me de ta cour, c’est l’épithete que l’ondonne à cette espece de gens que le mal-heur des rois & des peuples a placés entreles rois & la vérité pour l’empéch'er de:parvenir jusqu’à eux, même lorsqu’ilsfont expressément chargés de la leur faireconnoître ; le tyran iinbécille écoute &aime ces sortes de gens ; le tyran habi-le s’ea sert L les méprise : le roi qui saitl’être , les chasse & les punit , & la ^vé-rité se montre alors; car elle n’est jarnajs-cachée que pour ceux qui ne la cherchent •pas sincèrement. . J’ai dit qu’il ne falloìtpas toujours confondre courtisan avec