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Tome neuvieme. CON - CRI.
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G OU

tîment qui Raccompagne, n’cn vaut rien.Ce philosophe n’a pas prétendu que ce'moral n’ajoute pas au plaisir physique,f expérience seroit contre lui ; ni que lemoral de l’amour ne soit qu’une illusion,ce qui eít vrai, mais ne détruit pas lavivacité dû plaisir ( & combien peu deplaisirs ont un objet réel!) II a vouludire fans doute que ce moral est ce quicause tous les maux de l’amour, & encela on ne sauroit trop être de son avis.Concluons seulement de-là , que si deslumieures supérieures à la raison 11e nouspromettoient pas une condition meil-leure, nous aurions beaucoup à nousplaindre de la nature , qui en nous pré-ientant d’une main le plus séduisant desplaisirs , semble nous en éloigner deí’autre par les écueils dont elle fa envi-ronné, & qui nous a , pour ainsi dire,placés fur le bord d’un précipice entre ladouleur & la privation.

Qualibus in teuebris vìta quantifquepericlis

Degitur hoc œvi quodcumque est !

Au reste quand nous avons parlé ci-dessus de l’honneur que les Grecs ren-doient aux courtisanes nous n’en avons-parlé que relativement aux autres peu-ples : on ne peut guere douter en effetque la Grece n’ait été le pays où ces sor-tes de femmes ont été le plus honorées,ou, iì l’on veut, le moins méprisées. M.Eertin, de l’académie royale desBelles-lettres, dans une dissertation lue à cetteacadémie en 1752, & qu’il a bien vou-lu nous communiquer, s’est proposé deprouver, contre une foule d’auteurs an-ciens & modernes, que les honneursrendus aux courtisanes chez les Grecs.ne l’étoient point par le corps de la na-tion , & qu’its étoient feulement lefruit de l’extravagante passion de quel-ques particuliers. C’est ce que fauteurentreprend de faire voir par un grandnombre de faits bien rapprochés, qu’ila tiré principalement d’Athenée & dePlutarque, & qu’il oppose aux faitsqu’on a coutume d’alléguer en saveur del’opinion commune. Comme le mémoirede M. Eertin n’est pas encore impriméen mars 1754 que nous écrivons ceci,sous 11e croyons pas devoir entrer dans

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un plus grand détail, & nous renvoyonsnos lecteurs à fa dissertation, qui nousparoît très-digne d’étre lue. ( 0)

COURTIVP.ON , tìêcgr., Cortivio ,village de Bourgogne , à six lieues nordde Dijon , quatre de Grancey , & troisîle Selongey.

Les Seigneurs de la maison de Saulxont possédé cette terre dès de XII e fiecle.Jean de Saulx, seigneur de Courtivren,chevalier , conseiller du parlement deParis, chancelier de Bourgogne , con-courut en 1413, pour être chancelierde France, avec Henri de Marie, & eutsix voix ; il fut inhumé en 1420, auprieuré du quartier , où l’on voit sonmonument.

Les maisons de BeauFremotit , deMailli, iseVienne, deMalain, ont possé-dé cette terre : elle appartient à M M.le Compalseur, depuis iygi ; elle futérigée en baronie par Henri IV, en 1595,en faveur de Claude le Compalseur,pour services rendus au roi, & e» mar-quisat en 1698.

M. le Marquis de Courtjvron, le sep-tième des le Compasseur , seigneur dece lieu, de l’académie des sciences, esttrès-counu dans la république des lettrespar différois mémoires d’optique & dephysique, imprimés dans les volumesde l’aeadémie , & fur-tout par le vo-lume surf Art des forges, en société avecM. Bouehu, imprimé eu 1762, qui fait; suite des Mémoires fur les Arts ,

Son patriotisme éclairé paroît sur toutpar le Mémoire fur lu maladie du lìétaìl ,qui se déclara il y a quinze ans, à Is-sur-Thil, & les remedes qu’il y propo-se. C c)

* COURTOISES (armes), Hifl. mod ,,armes innocentes & qui ne pouvoientblesser ; c’est supposé d’armes à outran-ce : ce fut des premieres seulementqu’on usa ,sabord dans les tournois,mais bientôt une valeur mal-entendueremit des fers aux îances , rendit despointes aux épées & ensanglanta desjeux où il n’étoit question que de mon-trer de l'adresse.

COURTOISIE, f. f. Hist. mod., enAngleterre, se dit d’tine forte de tenu-re de biens qu’un homme possede du chefde (a femme , après même qu'elle estdécédée fans lui avoir laissé d’enfans,