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Tome neuvieme. CON - CRI.
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arrìere-ijsus de germains ; ce font les en-fans des confins ijìis de germains.

Au quatrième degré, on les appelle fim-•plement confins an quatrième depré ; Lainsi des antres degrés l'ubí'équcns.

Les confins peuvent se trouver en de-gré inégal; par exemple, lin coufin ger-mains , & un coufin ifu de germain , ence cas, on dit que le premier a le ger-main fur Vautre, & c’est ce que l’on ap-pelle oncle ou tante à la mode de Bretagne.Si les deux cousins fout encore plus éloi-gnés d’iin degré, en ce cas le plus pro-che de la tige commune est, à la modede Bretagne , le grand oncle du pluséloigné.

On voit dans une ordonnance de Char-les V , du ; septembre 1368 , qu’à Douaideux confins germains 11e p envolent enmême-temps ctre échevins; & dans uneautre du 28 janvier suivant, il est dit,qu’entre les trente personnes qui élirontle maire & échevins de Pcronne , il nepourra pas y en avoir plus de deux quisoient parens, fi cela est possible ; quesi cela ne se peut, & qu’il y eu ait plusde deux qui soient parens , du moins ilne pourra y en avoir plus de deux quisoient confins germains. (A)

COUSOIR A COUDRE LES LIVRES ,Relieur. Cette machine est dressée furune.table, fur le devant de laquelle ily a une moi toise de dix-huit pouces delongueur ou environ , pour y passer lesficelles auxquelles on doit coudre les li-vres. On remplit cette mortoise par unetringle de bois échancrée aux deux bouts,pour qu’elle y soit retenue lu r les rebordstaillés à moitié du bois de la table: onappelle cette tringle temploie. VoyezTemPLOIE. Sur les cotés de la rainureil y a un trou , pour y passer deux mor-ceaux de bois taillés en vis, qui s’éìe-vent de dessus la table julqu’à quinze oudix - huit pouces. Le bas de ces vis estrond , pour les pouvoir tourner à la main.On passe dans le haut ries vis un autremorceau de bois rond , ayant â chaqueextrémité un bout quarté de trois à qua-trejiouces de long , dans lequel il y aun trou vissé pour Faire élever ou des-cendre cette barre à volonté. De cettebarre descendent cinq ficelles nouées àcinq ou six pouces de longueur, en sor-te qn’elles tournent autour de la barre :

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on attache à ces ficelles, par un nœud,le bout de celles auxquelles on doit cou-dre le livre: puis on fait passer Pautrebout par la mortoise , & on l’arrête au-dessous de la table avee une chevillette,à l’entour de laquelle on la tourne, enfaisant passer le bout par le trou de latête. Quand les cinq chevillette, sont ar-rêtées , & les ficelles bien dressées Léga-les , on fait bander ces ficelles en tour-nant également les deux vis pour Fairemonter la barre ; puis la couturière prendun feuillet de papier blanc ou deux,égaux de grandeur an volume qu’elledoit coudre, & les couchant fur la ta-ble, elle en présente le pli contre lescinq ficelles , où elle les coud ; & ainside toutes les feuilles du volume, juf-qu’àce que le tout soit cousu : alors ellefinit son ouvrage, en mettant à la sincomme au commencement une ou deuxpages de papier blanc ; & lorsque ces filsíont arrêtés, elle tourne en sens contraireie collet des vis & lâche les ficelles,qu’elle coupe à hauteur suffisante pourles passer dans le carton qu’on y doitmettre. Voy. Plier, Endosser, NPasser en carton.

COUSSECAYE ou COUSSECAILLE,subit, fém., Cuisine, ragoût des damesCréoles des Antilles. 11 est composé defarine de manihoc mêlée tout simplementdans un syrop ou dans le vesou chaudsortant des chaudières à sucre; on y metdu jus de citron, après quoi on versecette espece de brouet dans des tasses deporcelaine pour le prendre chaud, à-peu-près comme 011 fait le chocolat. Art. dcM. le Romain.

COUSSECOUCHE ou COUCHECOU-CHK , sub. F. racine potagère des îlesAntilles. Elle croît ordinairement de lagrosseur L à-peu-près de la forme d’ungros navet; la pellicule qui la couvreest brune, quelquefois grise, rude autoucher', poussant plusieurs menus filetsen forme de chevelure. La chair de lacoujjecoucbe est d’une consistance un peuplus solide que l’intérienr des châtaignesbouillies, & plus cassante: la couleuren est blanche, ou quelquefois d’un vio-let foncé.

Cette racine étant cuite dans de Peauavee un pen de sel, sc mange avec desviandes salées on du poisson.