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Tome neuvieme. CON - CRI.
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Les différentes coutumes du royaumeont été rassembles en plusieurs volumes,ce que l'on appelle le coutumier général ;& les coutumes générales & particulièresde certaines provinces ont été pareille-ment rassemblées avec leurs commenta-teurs , ce qui a foi nié plusieurs coutu-miers particuliers, que l’on a distinguéschacun par le uom de la province dontils contiennent les coutumes ; tels queles coutumiers de Picardie , de Verman-dois, de Poitou, &c. soyez Couru-iUER.

Quelque foin que l’on ait pris pour larédaction ou réformation des coutumes,11 s’en faut beaucoup que ces coutumesaient prévu toutes les matières '& toutesles questions qui se présentent; les dis-positions même qu'elies contiennent, ontbesoin d’interprétation : c’est ce qui afait naître les commentaires, observa-tions , conférences & autres ouvrages furle texte des coutumes.

Je ue fais où M. Caterinot a pris quela coutume de Berry est la premiere quiait été commentée par Boërius ; car cecommentaire est moins ancien que celuide Dumoulin, fur la coutume de Paris,& il y en a encore de plus anciens furd’autres .coutumes. Je crois qu’un iles pre-miers est un volume in-iz fur la coutumede Bretagne , par Daller L autres, quifut imprimé en gothique à Rennes en1484 -

11 y a guere de coutume qui n’ait euquelque commentateur. Celle de Paris en'a eu environ vingt-cinq plus ou moinsconsidérables, dont le premier Se le plusrecommandable est M e . Charles Dumou-lin, qui a auffi fait des notes sommairesfur les autres coutumes.

La plupart des antres commentateursn’ont travaillé que fur la coutume de leurpavs ; & il est en effet difficile de biencommenter une coutume Se d’en bien pos-séder l'efprit , & de coiinoître tons lesusages d'un lieu, fans y être né , oud u moins fans y être établi depuis long-temps.

Quelques auteurs , au lieu de com-mentaires , ont fait des conférences des.centaines : Guenois, par exemple, a faitune conférence générale ,de toutes lescoutumes du royaume , qu’il a arrangéepar matières; ce qui,est fort utile pour

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comparer les coutumes les unes aux an*tres , voir quel est le droit commun ínjrune mariere, & çe que chaque coutumga de singulier.

D’autres ont fait des conférences par»ticulieres pour une isole coutume z c’eít»à-dire , que pour ['éclaircir, ils ont rap-porté fous chaque article les dispositionsdes autres coutumes qui ont rapport agimême objet.

M. Btr-royer a fait la bibliothèque de;coutumes qni est un catalogue raisonné deFcoutumes par ordre chronologique.

Enfin plusieurs auteurs ont fait diverstraités fur certains titres , articles , ojjmatières dépendantes des coutumes.

On a vu que chez les Romains les cou*.Urnes n’étoient point écrites ; elles fini»tnient néanmoins les loix écrites , lesinterprétaient, & quelquefois même !c?corrigeoient & abrogeoient, tant par u#non usage de la loi écrite , que par u@usage contraire qui y íiiccédoit, & qujlacquéroit force de loi : tels l'ont les prin»cipes que l’on trouve dans les loix 36 &37 , ff. de legibus.

II n’en est pas tout à fait de même par»mi nous : 011 appelle usage toute coutumgqui n'est point écrite, & l'on ne recoii»noît de coutume proprement dite, qugcelle qui est rédigée par écrit & autoriséspar le prince,

L’nsage est considéré comme le mçi]Lleur interprète des loix ; nous avons mê»me des usages n ou écrits qui ont en quel,,que forte force de loi ; mais tout cela n’g,lieu qu’autant qu’ils 11e font point cou»traires à une loi subsistante.

A l’égard des coutumes , depuis qug,1’ordonunnce de 1667 a abrogé les en»quêtes par turbes, on n’admet plus te.sparties à la preuve d’une coutume uo.aécrite.

íi ue suffit même pas parmi nous,pour la validité d’une coutume , qn’ellesoit rédigée par écrit ; il faut qu’ellgTait .été par l’autorité du prince : car iln’en est pas ici comme anciennementchez les Romains, où le peuple avoitle pouvoir de faire des loix. En Fran-ce, tonte la puissance législative résideeu la personne du toi, & lui seul peutdonner force de loi aux coutumes. Lesdéputés des trois états des provinces nepeuvent s’.assembler que par fou ordre*F f f L