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les nobles, ou du moins les bourgeois ;& les coutumiers font les serfs, ou aumoins les roturiers sujets aux impositions& coutumes. Voyez ci-après COUTU-MIER (serf.')
COUTUMIERE (bourse), acquêts debourse coutumière , dans les coutumesde Tours, Lodunois , Anjou & Maine,font tous biens soit nobles ou non, quifont acquis par un roturier.
CoUTUMiERE(/ew(»e ou fille), dansles coutumes d’Anjou & Maine, c’estcelle qui est roturière.
Coutumier (homme), en Anjou &au Maine, signifie aussi celui qui est ro-turier. Voyez ci-après COUTUMIER(serf) , & au moi Homme.
Personne roturière, voyez ci - devantCoutumiers (femme & homme.)
Coutumier (serf),m la coutume dela Marche , est celui qui doit les taillesordinaires à son seigneur. Voyez les ar-ticles, 126, 126, & 128- Le premierde ces articles dit, que quiconque doità son seigneur à cause d'ancun héritage ,argent à trois tailles payables à trois ter-mes , avoine & geline chacun an , il estréputé sers coutumier , s’il doit tels de-voirs à un homme lay ; que s’il les doità l’églife , il est réputé être homme mor-taillable.
Coutumiers (sujets étagers) , dansles coutumes d’Anjou, Maine & Lodu-nois, font les sujets roturiers d’un sei-gneur , qui ont étage & maison en sonfief.
Coutumier (vìttuin), est un roturierqui tient quelque héritage en villenage,c’est- â- dire,chargé de rente ou decham-part envers le seigneur. Voyez au livrede l ’établissement le roi, que les prévôtsde Paris & d’Orléans tiennent en leursplaids. (A)
COUTURE , f. f. Art de coudre ; ondit, apprendre à un enfant la couture.
Couture le dit auísi de la jonction dedeux choses qu’on a cousues avec la foieou le fil, au mpyen de l’aiguille.
II y a plusieurs sortes de 'coutures ;savoir les coutures simples, les couturesrabattues , les surjets, les ourlets , ren-traiture simple, rentraiture à la coupe,rabattement, couture cntrelassée ou àpoint derriere , &c.
Couture, Marine, se dit de la dis-
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tance qui se trouve entre deux borda-ges que l’on joint & que l’on remplitd'étoupes ou d’autre matière, pour lesbien étancher & empêcher que Peau nepénétré.
Couture ouverte, c’est lorsque l’étou-pe , que le calfat avoit mis entre deuxbordages, en est sortie.
Couture de cueille de voile, c’est unecouture plate qui doit être siten faite.(20
Couture , en terme de Bottier , c’estlin ornement 011 cordon qu’on fait surune botte demi-chasie en forme de cou-ture , quoique le morceau soit d’unepiece, & n’ait aucun besoin d’être ras-semblé.
COUTURE, terme de Plombier, ma-niéré d’ajiistcr le plomb furies couver-tures de maison sans le souder, c’est-à-dire, en faisant déborder les tables deplomb les unes par-deflus les autres ,& en les attachant avec des clous , oumême fans clous.
Le plomb ajusté ainsi n’est pas propreà la vue j mais on prétend qu’il est meil-leur & moins sujet à se casser dans lesgrandes chaleurs & pendant les froids.L’égliíé de Notre-Dame de Paris est cou-verte en cette maniéré. Voyez Plomblaminé.
COUTURIER, Anat. , muscle de lajambe. Le couturier qui est logé dansune gaine, production dufafcia-luta quile sépare des autres muscles , est très-rcmarquable par fa situation oblique ; ilvient de l’épine supérieure & antérieurede Pos des iles, à coté de Pépineux;il se porte obliquement de dehors endedans, & va s’insércr à la partie inter-ne & supéricu- e dn tibia ; il est difficilede conduire son tendon jufqu’à l'os ;parce qu’il se confond dans cet endroitavec une production aponévrotique , quiappartient au fafcia-lata. Le couturier11’agit point fcul , c'est Pauxiliaire deplusieurs muscles; cependant son prin-cipal usage est de faire tourner l’os dela cuisse fur son axe , en portant lajambe pliée vers l’autre.
Ce muscle est le plus long de tousceux du corps humain ; outre la flexionde la jambe, a laquelle il a part, il sertausli, comme M. Winslow l’a remar-qué , à faire ia rotation de la cuisse de