COT
religieux ou religieuses , qui font auto-risés à y former une communauté ; carles autres maisons appartenantes à desreligieux , telles que des maisons decampagne L métairies, même celles oùils ont des hospices , ne font pas desconvens.
II faut même un certain nombre dereligieux dans un monastère , pour qu’ilsoit conventuel proprement dit: ce nom-bre est plus ou moins considérable , selonles statuts de chaque ordre ou congré-gation.
II y a dans l’ordre de Clnni des prieu-rés composés de qnatre ou cinq religieuxqui nesontpas conventuels , maisqu’ilsappellent prieurés sociaux. F. PRIEU-BÉS § 5 ° MONASTERES.
On ne peut fonder aucun couvent fansnne permission de f évêque diocésain ,autorisée par lettres-patentes du roi ,duement enregistrées au parlement. F.ïédit du mois d'août 1749.
Les juges & officiers de police , lescommis des fermes font en droit de fairela visite dans les csuvens quand ils le ju-gent à propos.
Le juge séculier ne peut contraindredes religieuses de recevoir dans leurcouvent une fille ou une veuve , fans lapermission de l’ordinaire. Augeard , tom.//, chap. xxij. U xxxviij.
Une femme en puissance de mari nepeut pas non - plus se retirer dans uncouvent fans le consentement de son ma-ri , 011 sans y être autorisée par justice.
Petit couvent , se prend pour les biensqui ne sont pas de la premiere fondationdu monastère : ainsi on appelle biens Aupetit couvent , ceux qui ont été acquispar lesreligieux, ou qui leur ont été au-mônes 011 donnés pour fondations par-ticulières.
Lorfqu’il s’agit de faire un partage desbiens entre l’abbé ou prieur commanda-taire & les religieux , on distingue si lesbiens ont été donnés avant l’mtroductionde la commcnde , 011 depuis z ceux quiout été donnés avant , ne fe partagentqn’à la charge par le commeiulataire depayer aux religieux l’honoraire pour lesmesses , obits , & autres fondations quis’acquittent dans le monastère. Fuyez lesìném. du clergé, édit de 1716 , tome 1 F ,col. 1326. au mot Partage. (A)
COU 8ZI
* COUVER , v. act. & n. Gram, , ansimple il est neutre, & il désigne l’aflì-duité d’un oiseau mâle 011 femelle , àrester fur ses œufs jufqu’à ce qu il en soitéclos des petits. Les différens oiseauxcouvent plus ou moins de temps. Aufiguré il est actif, & ne fe prend guerequ’en mauvaise part : ainsi on dit , coa-ver un mauvais. Aejsein , pour le renfer-mer dans son ame jufqu’au moment qu’ilpuisse être accompli.
COUVERCLE , f. m. Art méchants. ,en général tout ce qui est destiné à fer-mer une ouverture en Rappliquant furla partie supérieure ou antérieure.
* COUVERE'ES , f. f. pi. terme dePêche , sorte de filet que l’on nomme ainsidans l’embouchure de la Loire , & quedans la Seine on appelle feintìers ouulojìeres ; il est de l’el'pece des filets.tra-maillés : la nappe du rets du milieu estde deux sortes de grandeurs ; les pluslarges ont la maille de vingt lignes enquarré, & les autres de dix - huit lignesaussi en quarré.
Ces rets fervent à faire la pêche desfeintes pucelles ou fausses aloses que lespêcheurs nomment ici couverts. La pê-che de ces poissons commence un peuaprès celle de l’alofe , & finit presque enmême temps.
COU VERSEAU, f. m. Charp., plan-che épaisse d’un pouce ou d’un pouce &demi, placée au - dessous des archuresd’un moulin : il yen a quatre,
* COUVERT , A COUVERT , AL’ABRI , Gramm. , à couvert présentel’idée d’un voile qui dérobe ; à Vabri ,l’idée d’un rempart qui défend. On semet à couvert du soleil & à Vabri du mau-vais temps. On a beau s’enfoncer dansl’obscurité , rien ne met à couvert despoursuites de la méchanceté , rien nemet « Vabri des traits de l’envíe.
Couvert , se dit dans la Fortifica~tion , delieux cachés à l’ennemi par uneélévation de terre ou par quelque dispo-sition particulière. Foy. Chemin Cou-vert, Flanc couvert, &c.(.Q)
COUVERT, Ecrivain, est synonymeà enveloppe , & se dit d’nue lettre. Onaffranchit une lettre en la faisant partirsous le couvert d’un ministre, &c.
Couvert , adj. Manus, en laine, toutce qui n’a pas été tondu d’assez près.