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Tome neuvieme. CON - CRI.
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COUVRE - CHEF , s. m. terme de Chi-rurgie , bandage dont on se sert pourenvelopper la tète. II y en a de deux sor-tes , le grand & le petit.

Le grand couvre-thcf se fait avec uneserviette plus longue que large : on hplie inégalement cn-travers , en forte , ,qu’il y ait un bord pins long que i’antrç í Eteignit la lumièrede trois ou quatre travers de doigts. On { ìorrt a peine d’une groíle amend?

la plie encore en deux pour en marquer j P ,!I!r chaque contrevenant. Le son de- -- ( cette cloche , qu'on appella le couvre?

feu, devint un sujet de grandes vexa-tions .. auxquell.es les Ar-gl ,is fn-reuZ

du temps de Guillaume-le-conquérant»Cette coutume & le nom de cette clochavinrent de ce prince qui après être mon-té fur le trône d’Angleterre , ordonn*en 1068 . qti’au son de la cloche qui íba»neroit à sept heures du soir, chacun setînt renfermé dans fa maison , qu’oij& au’on couvrit 1®

précisément le milieu. On appliqc- cetteserviette par-dessns la tête , observantque le bord le plus long soit en-deíTous;que l’autre , qui est externe, descendejusqu’au bord des sourcils / que le mi-lieu de la serviette loit vis-à-vis le nez,& que les quatre coins pendent en-devantfur lés joues. On fait tenir les deux coinsexternes fous le menton par un aide oupar le malade s’il est en état de le faire.On prend ensuite les deux angles du

très-sensibles ; car pour peu qu’ils man-quassent d’exactitude dans l’obiVrvatio®de cet ordre nouveau , ils étoient assurésd’en être punis rigoureusement.

Je conviens avec M. de Voltaire qu?la loi du couvre-ftu étoit une police ec-clésiastique en usage dans presque touxles anciens cloîtres des pays du Nord j

bord de la serviette qui touche le front» ^ mais ce n'étoit pas du moins une po,on renveise ce bord sur l’autre, & l’on l‘ ce civile qui eût lieu en Normandie,' “ Aulsi Polydore 'Virgile remarque qpg

l’ime des polices dont Guillaume I s’a-visa , fut de désarmer les Anglois , de

conduit ces angles jnsqu’à la nuque, oùon les attache i’un sur l’autre avec une

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épingle sorte posée transversalement. -

Ensuite on prend les deux bouts qui font i l* ur défendre de sortir de leurs maisonsfous le menton , pour y faire un nœud J depuis les íept heures du soir , 6 c de 1 euxplat, qui ■ 'appelle le ticeud de la cravatte. f ordonner de .couvrir leur feu , dont ìisOn releve les bords de la serviette qui j auroient avis par Ja cloche que l’on sun-pendeut furies cotés , & on les attache í ner °iR ' íf Qu’il eut emprunte cette cou*-proprement fur les cotés , & derrière j turne de nous , dit Pasquier , je ne Jsla tête avec quelques épingles ; Lee ban- 1 vois ; que nous la tenions de lui , je n?-stage forme un bonnet qui con vient pour ; ^ orois : mais il y a grande apparence».contenir l’appareil de Fopération du tré-. 1 ajoute-t-i,, que le coûvre-feu rut mtro-pan & de toutes les grandes plaies de la j ^ lut parmi nous du temps de Charles VI»tête. Voy. Pi. XXX , tìg. I. lors de la faction des Bourguignons & des

— ... , X r n .- Armagnacs ; car cet usage subsistoit

■Le neb.t couvre-chef k fart.avec un s(m( ie r de Charles VII Quoimouchoir quarre plie en triangle. On le -j, e0 so it , h clochc rfu C0 Zre-fe U-prend avec les deux mains, les quatre J ítablie avec riguear chez leS Anglois .doigts dessous ., les pouces dessus ; on le ^it comme une signal qui sc renouvelsmet sur la tete , 1 appliquant par le ,m- I lan{ t0llS IeS jollrs f ne ï eur ^rmettolt

P« d’oublier l’état de leur‘esclavage-

deux chefs à la nuque; on les croise enles passant l’un sur l’autre par dessusl’angie d 11 milieu qui pend derrière le.cou, & l’on en vient attacher les boutsen devant. On releve ensuite le derrière«lu mouchoir , & o.n l’artache sur la tête.Ge petit coMvre-chef sert pour les plaiessimples de la tète. (T)

Couvre-feu, f. m. Hifi. mod. nom,de la cloçhe qu’on íonnoit tous les soirs en.Auçit'tertc au commencement de }a nuit,

- ,

Mais cette oppression ne dura pas long-temps chez un peuple prêt à tout íacri»fier pour fa liberté. Henri II abolit Jecouvre-feu en 1100 , c’est-ô dire , trente-deux ans après son établissement. L exAnglois n’ont connu depuis que le sotjdes cloches des églises , qui ne marquentaucune servitude.. Art. de M, h Chev»rlier ie Jçiuceurt.

COUVREPIÉ , s. m. Eco*, iomejiipp.efit.e co.uyerturfi qu-’ n’oeeupe 511g li