8s6 C R A
vulsions, t’assoupissement profond, laparalysie & la mort.
II est: présentement Facile de compren-dre le pronostic qti’on peut déduire desblessures d u crâne-, & l’on doit, en leformant , redouter tous les symptômesdont nous avons parlé, non pas qu’ilsarrivent toujours, mais feulement parcequ'il est possible qu’ils arrivent.
Les indications cnratîves font i°. dedécouvrir l’os endommagé, & feulementlorfqn’on le soupçonne Violemment d’é-tre endommagé; car il faut éviter ici lesdeux extrémités où l'on tombe d’ordi-liaire : r", nettoyer la plaie : 3°. trépa-ner l'os fi la nécessité le requiert, & ence cas conduire le trépan suivant les ré-glés de l’art : 4°. procurer la régéné-ration du périoste de l’ns : 5°. consolider& guérir la plaie par les bandages L laméthode ordinaire.
On découvrira la partie, l°, en fai-sant avec un bistouri fort & tranchantaux tégumens blessés jusqll’au crâne,line incision simple, droite, perpendi-culaire , angulaire , cruciale , & c. Onévitera autant qu’il sera possible , detoucher aux grosses artères , nerfs, ten-dons & futures dont il n’est pas permis auchirurgien ({'ignorer la situation. Lors-qu’il se trouve sous les tégumens desfragmens d’os rompus & vaciilans , ilfaut beaucoup de prudence , & faire dif-féremment cette incision scion la variétédu lieu offensé & de la plaie: î°. en sé-parant dii crâne exactement avec un bi-stouri les tégumens coupés: 3 0 . en rem-plissant de charpie la plaie , de peur queles parties qu’on vient de séparer ne sejoignent. II est bon de prévenir en mêmetemps l'inflammation.
On absorbe aveedes éponges le sang,le pus, la sanie, & toutes les orduresqui empècheroient de voir à découvertla superficie du crâne; enfui te on doitchercher avec fout le foin possible s’i!n’y a rien à ôter ou à rétablir , afin. d'é-carter tout ce qui peut gêner 011 In-commoder dans la cure. Pour les frag-meris d’os , les petites esquilles & leslames écailleuses qui se séparent d’elles-mémes, il faut les regarder comme descorps hétérogènes nuisibles, les empor-ter avec des instrumens convenables ,s’iis font petits & s’iis nc tiennent plus
C R A
aux parties vives , ne pas tarder à les ex-tirper, mais d’un antre coté ne pas lestirer avec violence s’ils tiennent encoreaux membranes. O’est-Ià ce qu’on appel-le tnodficatìon artificielle.
81 les fragmens, les esquilles ou leslames écailleuses»!» crâne font Considéra-bles & fort adhérentes, où qn’elles soienttellement cachées qu’on n’y puisse pas at-teindre aisément, il faut les laisser; el-les fe sépareront d'elles-mêmes ou se réu-niront aux autres parties. Voilà la mo-dification naturelle.
Si l’os paraît fendu, con tus , blancbruii, livide, alors on y fera, par letrépan un grand nombre de petites perfo-rations dans les réglés, afin que ces vais-seaux vivans percent à. travers les trous,& fe déchargent des humeurs putréfiéesqui y font e'11 stagnation : car il fe refor-mera par cette voie un nouveau périoste.Ofl fe conduira pour le surplus dá la cu-re , comme dans les simples plaies destégumens.
O11 conçoit par-là, pourquoi une fis-sure du crâne est souvent d’une consé-quence plus dangereuse qu’une grandecontusion , 011 même qu’une fracture.Déplus il est évident que cette conduiteest préférable aux cautères actuels, &aux rugines ou trépans exfoliât!fs sidouloureux dont les anciens se servoient ;en effet , notre méthode a le doubleavantage de séparer promptement lesparties gâtées - & de créer une nouvellesubstance qui répare celle qui s’est per-due.
Quand le croire est enfoncé en-dedansdans les jeunes sujets faus fracture, &dans tes adultes avec fracture, i! en ré-sulte nécessairement la compression ducerveau. T'oy. Compí f.ssiom , Commo-tion , Contusion , Dépression,&c. Nous ri’entrerons ici que dans desgénéralités ; nous renvoyons pour lesdétails aux meilleurs traités fur cettematière , & nous mettons Hippocrateà la tête.
N’oubîitins pas de remarquer qu’unsegment du crdnepeut être enlevé & em-porté tout-à-sair; ce qui arrive quandun instrument vulilérant coupe avec lestégumens une portion de l’os, c’est ceque l’on appelle dídclation ou section ducrâne : l’on 11c marqué pas d’extmples