C R A
île blessés , qui tpalgré ce malheur ontété parfaitement guéris.
Enfin une partie du crâne peut s’ex-folierdans toute son épaisseur , & fe sé-parer du reste ; témoin cette femme derhôfel-Dieu dont parle Saviard (obs. xc.)qui demandoit l'aumône dans son crâne.Objet touchant pour l’humanité ! C’estcette même femme dont il est questiondans l’hist. de l’aead. des Sc. an. 1700. f.45:. Comme elleavoit, dit M. Poupart,en conséquence de son accident, la moi-tié de la dure-mere découverte , un jourque quelqu’un la lui toucha légèrementdubout du doigt,elle jetta un grand cri, &dit qu’on lui avoit fait voir mille chan-delles. Autre sujet de spéculation pourUn anatomiste physicien. Art. de AI. IcChevalier de Jaucourt.
Crâne, Mat. médic. Le crâne d'unjeune homme robuste mort de mort vio-lente, est mis par plusieurs écrivains dela matière médicale, au rang des grandsremedes internes de l’apoplexie & de Pé-pileplie en particulier. On le rapera &on le pulvérisera, disent-ils, fans lecalciner pour n’en point détruire les ver-tus, & la dose sera depuis un scrupulejusqu’à trois. 11 était en effet naturel enadoptant une fois des secours de cetteefpcce contre ces terribles maladies ducerveau , de recourir plutôt à la boîteoffense qui le couvre & le défend, qu’àtout antre os fort éloigné. II est vrai quele bon sens & Pexpérience n’ont jamaistrouvé de propriété médicinale dans au-cun crâne ; il est vrai encore que l’analyfechymique n’en tire rien de différent desautres os, & que même la corne de cerfservit préférable à tous égards : maistous les os ensemble & la corne de cerfne frappant pas l’imagiuation du vul-gaire comme le crâne de quelqu’unqu’on vient d’exécnter, ne pouvoientjamais faire fortune ; cependant un au-teur moderne par l’attention qu’il a eued’avertir le public de prendre bien gar-de , à cause du danger immanquable oùl’on s’cxpoferoit , réemployer par ha-sard , en guise de médicament , le crâned’une personne qui auroit été infectée devirus vénérien, a peut-être indiqué,fans le vouloir, le vrai secret de détour-ner de ce prétendu remede les gens quiferoient ies plus portés à y mettre leur
C R A 857
confiance. Ce que la raison ne sauroitopérer chez les hommes, la crainte dupéril en vient à bout ; c’est bien un au-tre agent dans la nature. Article de M.le Chevalier de Jaucourt.
CRANENBOURG, Géog. mod. petiteville d’Allemagne , au duché de Cleves,entre le Wahal & la Meuse.
CRANEQUIN ou PIE DE BICHE,s. m.Ilifl. mod. ejf Art mil., espece de ban-dage de fer qui se portoit à la ceinture ,& dont on se servoìt autrefois pour ten-dre Parc ; d’où l’on a fait le substantifcrimequlnier. Les craneauiniers étoientune forte d’avbalêtiers : il y en avoit àpié & à cheval ; ils portoient des arba-lètes légeres. Ces arbalètes furent d’a-hord de bois , ensuite de corne, & en-fin d’acier. Le grand maître de l’ar-tillerie a succédé à celui des arbalêtiers& cranequiniers.
CRANGANOR , Géog. mod .., petitroyaume d’Afìe, dans l’Inde en-deqà duGange, fur la côte de Malabar , dépen-dant du Samorin.
CRANGE , Géog. mod. ville d’Alle-magne, dans la Poméranie ultérieure,au duché de Wendeon, fur la rivière deGrabow.
CRANICHFELD , Géog. mod., petiteville d’Allemagne , avec un territoirequi en dépend, dans la Thuringe , furla rivière d’I'.m.
CRANSAC, Géog. mod. & Médecine,lieu de France dans le bas-Rouergue,connu feulement par ses eaux minéralesqui y attirent beaucoup de monde enmai & septembre. On puise ces eaux àdeux fontaines , qui ne font qu’à lix píésl’une de l’autre , & qui sortent d’unemontagne. On trouve au - dessus de cesdeux fontaines des grottes qui font desétuves très-salutaires pour les maladiesdu genre nerveux , les tremblemcns quien font la fuite, les paralysies légeres,& la fciatiqne. Les eaux de Cransac n’ontaucune odeur sensible: leur saveur estun peu âcre & vitriolique. Files foutapéritives , purgatives , & présente-ment fort en vogue à Paris. On n’en apoint encore donné d'analyse exacte Sidétaillée. Article de AI. le Chevalier deJaucourt.
CRAON, Géog. mod. petite ville du