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ardillon», & autres fermoirs de ce genredont on s’est servi janciennement pourfermer des livres, & d/Dnt l’ufage a ététransporté aiix manteaux , aux chappes,aux baudriers ou ceintures pour les at-tacher.On lesaauffi nommésfermaletsoufermaìiiets ; & ils faisoient alors une es-pace de parure tant pour les hommes queles femmes. -
\.esfirmaux font ordinairement répré-femés ronds & quelquefois en losange jce qu’alors il faut spécifier en blasonnant.Quelques uns appellent un éeufermaillé,quand il est chargé de plusieurs/èwatti:.Stuard comte de Buchan , portoit deFrance à la bordure de gueule fermailléed’or ; on dit maintenant semée île boucled’or.
J’ai avancé tout-à l’heure que le fer-mail étoit autrefois une e/pece de parure.Joìnville décrivant une grande fête,qu’ilappelle un e grand’ cour & maison ouver-te , dit : “ & à une autre table mangeoitle roi de Navarre , qui moult étoit paréde drap d’or, en cotte & mantel, la cein-ture , famail St chapel d’or fin, devantlequel je tranchais. „ Selon Bore!, lefermail étoit un crochet, une boucle, uncarquant , & autre atifet de femmes.Maison voitpar cet endroit de l’histoi-re de ^oin ville, que les hommes & lesfemmes se servoient de cette parure,quelet hommes mettoient tantôt fur le de-vant du chapeau, St tantôt fur l’épauleen l’aflemblage du manteau. Auffi lisons,nous ces paroles dans Amadis, /. //: rt Etlaissant pendre ses cheveux qui étoientles plus beaux que nature produit , oncn’avOit fur son chef qu'un fermaillet d’orenrichi de maintes pierres précieuses ”.Sur quoi Nicod ajoute : & il 3 ce nom ,parce qu’il ferme avec une petite bande,laquelle estappellée fermes Ile ou fermail-le , & quant aux femmes, elles plaçoientleur fermail fur le sein. II est dit dansFroilfarJ, II vol. ch.cliv : “ Et fientpour le prix ua fermail à pierres précieu-ses que madame de Bourgogne prit en fapoitrine. „ F. Ducange. (D. J.)
FERMË.adj. Fbyfiq. On appelle corpsferme , celui dont les parties ne s« dépla-cent pas par le toucher. Les corps decette espece sont opposés aux corps flui-des, dont les parties cèdent à la moindrepression; & aux corps mous,dont les par-ties se déplacent aisément, par une force
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très-médiocre. (F. Fluide). Les corpsfermes font appellé» plus ordinairementcorps solides, cependant ce mot solide neme paroît pas exprimer aussi précisémentla propriété dont il s’agit, pour plusieursraisons: 1 ®. parce que le mot solide feprend encore en d’autres acceptions; soitpour désigner les corps géométriques ,c’est-à-dire l’étendue considérée aveesestrois dimensions: soit pour désigner l’im-pénétrabilité des corps, & pour les distin-guer de l’étendnepure & simple, aiiquelcas solide peut fe dire également des corpsfluides : î°. parce que le mot solide fedit en général de tout corps qui n’estpas fluide ; soit que ce corps soit mou ,soit qu’ìl soit dur ; & en ce senson peut dire de la cire , de la glaise ,qu’elle est corps solide, mais on ne dirapas qu’elle est un corps ferme. Le motferme me paroit donc devoir être préférédans l’acoeption présente ; cependant lu»sage a prévalu.
La fermeté des corps n’est proprementqu’une dureté plus ou moins grande ; &par conséquent la cause en est aufli incon-nue que celle de la dureté. V. Dureté.II faut distinguer la fermeté des corpsdurs proprement di‘s, de celle des corpsélastiques. Les premiers gardent cons-tamment leur figure,quelque choc qu’ilséprouvent ; les seconds la changent parle choc, mais la reprennent aussi - tôt.V. Élastique,Ressort, Percus-sion , L?e. ( 0)
Ferme , f. m. Jurifpr. , dans la basselatinité ftrma , est un domaine à la cam-pagne , qui est ordinairement composéd’une certaine quantité de terres labou-rables ,& quelquefois auffi de quelquesprés,vignes, bois, & autres héritagesque l’on donne i firme o u loyer pour uncertain temps , avec un logement pourle fermier,& autres bâtimens nécessairespour ^exploitation des héritages qui endépendent.,
Quelquefois le terme de ferme est prispour la location du domaine : c’est en cesens que l’on dit donner un bien à firme ,prendre un héritage 011 quelque droit à fer «me; car on peut donner & prendre à fer-me non- seulement des héritages, maisauffi routes fortes de droits produisantdes fruits, comme âmes , champarts,L autres droits seigneuriaux, des amen-des, un bac, un péage,