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Tome XIV. FERM - FORL.
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lité; que les marshands ne piyeroient Jrien pour les navires. Voilà les beauxjours de cet empereur. „

Observations. II paroit par ce trait deNéron, que cet empereur avoitdans ffcsbeaux jours le fanatisme des vertus ,comme il est depuis tombé dans l’excèsdes vices.

L’idée de l’entiere abolition des impôtsn’a jamais pu entrer dans une tête bienfaine,dans quelques circonstances qu’onla suppose , de temps , d’hotnmes & delieux.

' Les quatre ordonnances qu’il substituasagement à cette magnanime extrava-gance , approchoient d u moins des bonsprincipes de l'administration-Nous avonsfur les mêmes objets plusieurs loix ren-dues dans le même esprit, & que l’onpourroit comparer à eelles-là. S’il arrivesouvent que les réglemens deviennentillusoires, & que les abus leur résistent,c'est que le sort de la sagesse humaineest de pécher par le principe, par le•- moyen, par l’ohjet, ou par l’événement.Article de M. Pesselier.

L'impartialité dont nous faisons proses,sion , & le désir que tsous avons Xoccasion-ner la difcujjìon N l'éclaircissement Xunequestion importante , nous a engagés àinsérer ici cet article. l'Encyclopédieayant pour but principal C utilité U l'ìns-truci" n publiques, nous inférerons à l’ar-ticle REGIE , fans prendre aucun parti ,toutes les raisons pour est contre qiionvoudra neus faire parvenir fur l'objet decet article, pourvu qu’elles soient exposéesavec. sages'eésíamodération convenables.

Fermes, (Cinq grofes), Finances.Lorsque M. Colbert eut Formé le projet,bien digne d’un auffi grand génie, &d’u.11 ministre aussi bien intentionné pourle commerce, d'affranchir l’intérieur d uroyaume de tons les droits locaux quidonnent des entraves à la circulation,& de porter furies frontières tout cequi devoít charger ou favoriser , étendreou restreindre, accélérer ou retarder lecommerce avec l'étrangèr, il trouvadans un plan auffi grand, auffi beau ,auffi bien conçu , les obstacles que ren-contrent ordinairement dans leur exécu-tion , les entreprises qui contredisent lesopinions reçues; L, ce qui n’est pasmoins ordinaire dans ces sortes de cas,il eutá surmonter les oppositions de ceuxsaisie XIE, Fartit 1 ,

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même qu’il vouloir favoriser le plus, enles débarrassant par l’uniformité d 11 droit& par la simplicité de la perception , detout ce qui peut retarder le progrèsd’11-1 commerce fait pour les enrichir,par la facilité de leur communicationavec les autres nations.

La plupart iles provinces frontièressuccessivement réunies à la couronne,voulurent garder leurs anciennes loixfur l’article des douanes, comme fur plu-sieurs autres objets.Leurs anciens tarifs,tout embarrassans , tout compliqués ,tout arbitraires qu’ils font, leur devin-rent chers dès que l’on voulut les anéan-tir : elles ne voulurent point recevoircelui qui leur fut proposé; .& par unecondescendance auffi sage que tout lereste, M. Colbert ne voulut rien forcer,parce qu'il efpéroit t tout gagner pardegrés.

Le tarif de 1664 n’ent donc lieu quedans les provinces de l'intérieur, quiconsentirent à l’admettre d’autant plusvolontiers , qu’étant de tous les tempsfous notre domination, elles tenoientmoins à des opinions étrangères qu’a»plan général de l’administration.

Ces provinces que l’on désigne & quel'on connoit en finances fous la dénomi-nation de provinces ic cinq grojses fermes,font la Normandie, la Picardie , laChampagne, la Bourgogne, la Bresse,le Poitou , le pays d’Aunis , le Berri,le Bourbonnois, l’Anjou, le Maine,sonars & la châtellenie deChantoceaux,& leurs dépendances.

On perçoit, tant à l’entrée de ces pro-vinces qu’à la sortie, i°. les droits dutarif de 1664, généra! pour toutes lesmarchandises: ceux du tarif de 1667,qui portent fur certains objets dans les-quels on a cru devoir, depuis le tarifde 1664, faire différens changemens,& les réglemens postérieurs , qui ontconfirmé, ou interprété, 011 détruit lesdispositions des premières loix.

Àux provinces de cinq grofes fermeson oppose celles qui font connues fous Isnom de provinces réputées étrangères ,parce qu’en esset elles le font par rapportaux droits dont il s’agit dans ces articles,quoique d’ailleurs soumises au mêmesouverain.

Ces provinces font la Bretagne, laSaiutçmge, ia Guisstue, la Gascogne, is

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